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(( junhee )) queens of the queens

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 (( junhee )) queens of the queens


Bae Cheng
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(#) Sujet: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyJeu 11 Nov - 11:11


⊱ queens of the queens
ft. @Ahn Jun hee


OUTFIT ─ L’idée même d’une promesse, de retrouvailles qui ne pouvaient que convenir à Cheng. Mené par l’envie de passer du temps avec un ami qu’il connaissait de mieux en mieux. L’impatience le gagnait déjà alors que dans ses pensées défilaient toute une liste de recettes qui pourraient leur convenir à tous les deux. Si Cheng était loin d’être un grand mangeur malgré sa passion, c’était dans sa nature de distribuer de l’amour via la nourriture qu’il préparait pour les autres. Et quel amour avait-il pour cette personne ! Junhee était d’une positivité telle que c’était comme si le sino-coréen avait déjà adopté le plus jeune.

Parti en direction de son appartement, il semblait excité comme un enfant qui se dirigeait enfin au parc d’attractions de ses rêves  (( seulement il n’était pas accompagné de ses parents )). Ce n’était pas tous les jours qu’il était invité chez l’étudiant et il comptait en profiter au maximum. Loin de lui l’idée d’aller fouiller dans chaque recoin de chaque pièce mais il ne pouvait cacher sa curiosité malgré tout et l’envie de découvrir quel était l’univers de Junhee : si privé, si secret. La gène avait toujours été une émotion inconnue pour Cheng, cependant celle-ci s’arrêtait évidemment au respect d’autrui. Jamais il n’avait eu envie de forcer pour se voir plus souvent, pour passer à cet appartement mystère. Jamais il n’avait ressenti le besoin d’aller plus loin alors que leur relation telle qu’elle était lui convenait parfaitement.
Toujours plongé dans ces énergies positives, le sino-coréen avait appris à prendre la vie comme elle venait à lui, acceptant tous ce qui lui tombait dessus avec le sourire. Avec un plus grand sourire lorsque ce qui lui tombait dessus était une personne.

L’avantage de résider dans le même quartier était que le chemin jusqu’à Junhee n’était pas long. Clairement, cette proximité eut toujours été très avantageuse pour les deux étudiants, lorsqu’ils voulaient profiter d’un bon repas et plus d’autres plaisirs qui s’en suivaient, lorsque l’ambiance s’y prêtait.
Un dernier regard sur son téléphone portable pour y vérifier l’adresse avant de pénétrer le bâtiment jusqu’à la porte indiquée. Il n’hésita pas une seule seconde, rangeant son téléphone dans sa poche pour s’en débarrasser et frappa à la porte. Il était vrai que l’étudiant ne vivait pas seul. Là étaient quelques souvenirs traînant dans la mauvaise mémoire de Cheng : une colocataire mais surtout beaucoup de maquillage. Peu importaiit pour le cuisinier qui souhaitait simplement profiter de quelques heures de tendresse et joie et, pourquoi pas, refaire une séance de maquillage après leur cuisine. « Junhee, ouvre-moi ! » L’impatience parlait, comme toujours.

Ahn Jun Hee
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptySam 20 Nov - 3:52
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ft. @Bae Cheng
OOTD || Les jours se sont écoulés, s’accumulant sans que personne ne puisse rien faire pour les retenir. Jun Hee aurait pourtant pu jurer que le monde s’était arrêté de tourner, lorsqu’il avait appris la mauvaise nouvelle. Cette dernière n’est toujours pas devenue qu’un simple mauvais souvenir lointain. La douleur reste fraîche, mais ne l’empêche plus autant de vivre. Lentement, l’étudiant reprend ses habitudes. Bien qu’il ne soit retourné à ses cours depuis quelques semaines déjà, l’appétit ne lui revient qu’à peine. Tout ne goûte pas aussi bon que du temps qu’elle était vivante, mais cela devrait bien lui revenir aussi. La gourmandise n’en est, hélas, pas à son premier deuil. Il sait comment cette horrible épreuve se déroule, comment on finit par… s’habituer à cette absence flagrante. Il ne l’accepte jamais vraiment complètement, n’oubliant pas non plus celles qu’il a perdues, mais il apprend simplement à vivre sans. Il n’a pas téléphoné à sa tendre amie depuis plusieurs jours, réussissant à traverser ses journées sans entendre sa voix joyeuse enregistrée sur son répondeur. Il n’a pas non plus regarder une de leurs vidéos, où ils éclatent de rire comme des idiots heureux. Soo Yun ne s’efface pas de son coeur pour autant. Simplement, c’est en regardant vers le ciel qu’il la retrouve maintenant. Le jeune humain est convaincu que sa soeur de coeur a été retrouver sa soeur et que les deux jeunes femmes doivent s’entendre à merveilles ! Lui qui disait souvent qu’il aurait aimé pouvoir les présenter l’une à l’autre, étant certain qu’elles se seraient plues. Ses voeux ont été trop exaucés.

Il soupire à cette pensée et détache finalement son regard de l’azur. Le ciel est dégagé aujourd’hui, aucun nuage en vue, seul le soleil brille sur Townsville. L’ombre d’un sourire s’étire sur ses lèvres à cette référence vaseuse que son cerveau lui fait. Il a invité Cheng à venir chez lui, il se doit donc de faire très attention s’il souhaite continuer à protéger son secret. Chose qui le rend toujours incroyablement anxieux, lorsqu’une personne qui ne sait pas vient chez lui. Il pense pourtant pouvoir lui faire confiance. Ils apprennent à se connaître, petit à petit et son ami n’a jamais rien fait pour le faire douter de sa loyauté. Hélas, la confiance est quelque chose de complexe à accorder pour le jeune homme. Résultat naturel, selon la personne qu’il consulte pour ses thérapies, d’un de ses nombreux traumas liés à son enfance. Qui pourrait rester naïf et croire tout le monde, en se rappelant ce qu’il a vécu ? Jun Hee se dit toutefois souvent que le passé reste loin derrière, qu’il se doit d’avancer et de ne pas toujours comparer les situations et les personnes. Pour ce faire, il a toutefois besoin de temps. Il est lent à s’ouvrir, réellement. En surface, il semble affable, sociable et très ouvert. Toutes ces qualités sont vraies, mais il est pourtant plus difficile de voir ce qui se cache dessous. Il garde ses distances précieuses, se cache derrière des sourires, des blagues, détourne les sujets qui sont trop intimes…

L’étudiant essaie de se convaincre que tout le monde fait pareil. Il est cependant difficile de se mentir à ce point lorsqu’il est question de son appartement. Ses ami.e.s et conquêtes se montrent beaucoup plus rapides à inviter quelqu’un chez eux que lui ! Il y a des personnes qu’il connaît depuis de nombreuses années et pourtant, jamais elles n’ont mis les pieds chez lui. Jun Hee ne pense pas qu’ils/elles le feront non plus. C’est que cet endroit est sacré. Il l’a aménagé de manière à s’y sentir en sécurité, loin du contrôle de ses parents biologiques, loin des commères qui le plaignent encore en se basant sur la couverture médiatique dont avait souffert le drame de sa vie… C’est que ça avait fait un sacré scandale à l’époque. Tout le monde savait son nom, tout le monde reconnaissait son visage, tout le monde croyait les mensonges que les médias disaient… 24h/24, 7j/7. Encore aujourd’hui, ses professeurs reconnaissaient encore parfois son nom… L’histoire avait été trop grosse et avait choquée tout le pays. Le bambin qu’on avait cherché pendant 13 longues années, miraculeusement retrouvé, en vie qui plus est ! Alors que les statistiques disent généralement que les 24 premières heures sont les plus cruciales pour retrouver un enfant… les premiers jours, l’espoir est toujours là, puis… tranquillement, on ne parle plus de retrouver une personne, mais un corps.

Ses parents biologiques n’avaient jamais abandonné les recherches et leurs efforts avaient finalement porté leurs fruits. Un vrai miracle. C’est du moins ce que disaient les journalistes… Jun Hee, lui, pensait le contraire… Il le pense encore d’ailleurs. Ses parents, ceux qui l’avaient kidnappés, avaient été dépeints comme des monstres. N’ajoutant que souffrances au jeune adolescent qui traversait une horrible épreuve. Heureusement, lorsqu’on le reconnaît pour cette histoire, les gens ont développé une certaine délicatesse. Ils lui demandent s’il est bien ce petit garçon à l’histoire horrifique, qu’ils ont vu à la télévision pendant des semaines. Jun Hee n’essaie même plus de le nier. De toutes manières, il a Anna pour ça. Pour être quelqu’un d’autre qui n’a pas connu ce drame, pour être un visage qu’on n’associe pas à une tragédie et pour être libre. Il a déjà pensé à faire la transition complète, abandonner Jun Hee aux oubliettes et devenir l’influenceuse à temps plein. Hélas, il ne pense pas que cette solution lui conviendrait. Il aime bien être qui il est, quand on ne lui ressasse pas le passé et qu’on le laisse être lui-même. Il aime bien être Jun Hee, lorsqu’il est avec Cheng, par exemple. Son ami est loin de tout savoir de lui, mais la gourmandise apprécie la patience et le respect dont il fait preuve avec lui. Il ne se sent pas pressé à faire ou dire des choses qu’il ne voudrait pas. Il peut être imbécile, passionné, gourmand, sérieux ou même déprimé avec lui. Il ne sait pas encore s’il pourrait lui présenter Anna, mais ce n’est pas une tâche pressante non plus. Si au moins Jun Hee est accepté, c’est une part importante qu’il apprécie.

La mort de son amie continue probablement de l’ébranler, même si c’est de manières plus subtiles… Autrement, aurait-il invité Cheng chez lui ? Il n’a pas envie de développer la relation de manière intimement romantique, mais il serait mentir que d’affirmer qu’il n’a pas envie de la faire évoluer un peu. Il se passe la main dans les cheveux, faisant un énième tour de l’appartement. Rien ne semble traîner pour trahir son secret… si ce n’est cette longue perruque d’une savoureuse couleur chocolatée, qui s’est faufilé sous le jeté qui repose paresseusement sur le canapé trois places. Vestige de sa tentative de se remettre au travail, le soir de la veille. Il avait réussi à tourner une petite vidéo pour tiktok et une story pour instagram, histoire qu’Anna fasse lentement son retour sur les réseaux sociaux. Le gourmand avait eu la flemme de retirer tout son travail dès qu’il avait terminé et s’était donc retrouvé à regarder une épisode d’un variety show, vêtu d’un jogging confortable trop grand, un haut féminin et un full face makeup, terminé par une longue perruque. La crédibilité même. Il avait enlevé sa perruque, la délaissant là et s’était relevé, la couvrant sans s’en rendre compte… puis l’oubliant, loin de se douter qu’elle lui causerait une crise cardiaque le lendemain.

Jun Hee ne sait pas trop s’il sera d’une excellente compagnie, conscient que ses humeurs ne sont pas aussi rayonnantes qu’à l’habitude. Il fera toutefois au mieux, souhaitant être un bon hôte et un bon ami. Le gourmand essaie de s’encourager, se disant qu’ils cuisineront et qu’avec un peu de chance, les saveurs de Cheng réussiront à réveiller ses papilles. Il jeta un oeil à son téléphone pour voir l’heure, Cheng devrait… ah. Il entend qu’on frappe à la porte. Un dernier regard dans ce salon aux nuances chaudes, rien à signaler. L’étudiant se dirige donc vers l’entrée dont les couleurs sont plus vives, plus fruitées. Il souhaitait que ça ne fasse plaisir d’entrer chez lui et que ça ait un petit quelque chose de rafraîchissant. Son entrée lui rappelle un jus de fruits ou bien un joli cocktail. La décoration y reste toutefois épurée, puisque l’espace n’est pas énorme et qu’il ne voulait pas se sentir envahi.

Jun Hee, ouvre-moi ! »

Un petit rire traverse ses lèvres, alors qu’il hoche doucement la tête, une pointe amusé par l’impatience de son ami. Ça lui fera du bien une personne aussi énergique et positive.

J’ai déjà la main sur la poignée, t’inquiètes ! » lança-t-il, alors qu’il ouvrait effectivement la porte.

Il lui ouvre grand, le laissant finalement entrer dans son antre secret. On lui dit toujours qu’on est surpris par les odeurs sucrées qui embaument les lieux. C’est que ça sent souvent les pâtisseries qu’il a cuisiné… ou les parfums des diverses bougies qu’on lui offre souvent. Pour un “homme”, il a une sacrée collection… C’est qu’il aime que ça sente bon, comme dans une pâtisserie, quand il entre chez lui. Ça le calme et fait un câlin à son âme.

T’as pas eu de mal à trouver, de ce que je comprends. » commenta-t-il en se rapprochant pour le prendre dans ses bras.

Sympathique manière de l’accueillir et lui faire comprendre qu’il apprécie sa présence. Il le relâche ensuite et attrape des chaussons qu’il lui tend, pour remplacer ses chaussures.

Alors… bienvenue chez moi… Ça me fait toujours bizarre quand quelqu’un vient ici, les premières fois… » admit-il avec un petit sourire gêné. « Tu veux qu’on bouge au salon… ou direct à la cuisine ? » demanda-t-il, incertain de la marche à suivre.

Normalement, il aurait dit la cuisine. On ne fait jamais attendre la nourriture. JAMAIS. Mais… il n’est pas exactement dans son assiette depuis la mort de son amie, chose qui le rend presque “normal”.
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Bae Cheng
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyVen 26 Nov - 22:37


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OUTFIT ─ L’impatience était un sentiment terrible pour le sino-coréen. Une lourde douleur qui le prenait dans l’estomac et remontait jusqu’à sa gorge alors que ses jambes partaient dans tous les sens ─ dans une danse effrénée mais, surtout entièrement incontrôlée. Rien de bien nouveau pourtant et Cheng adorait rencontrer son ami et passer du temps avec. Junhee faisait partie de ces relations seines en qui il pouvait entièrement avoir confiance (( surtout lorsque Tian lui disait qu’il ressentait de bonnes énergies de la personne en question )). Car il avait toujours été difficile pour l’étudiant de juger ses relations. Être énergétique et positif avait ses bons côtés et pourtant, la négativité n’était jamais très loin. De combien de relations toxiques son meilleur ami slash âme-sœur l’avait sorti ? Difficile à dire, surtout lorsque de l’idiot avait ce grand défaut que s’attacher bien trop rapidement à son entourage. Pour se faire des amis, c’était plutôt une bonne chose, seulement lorsque la relation en demandait plus, Cheng finissait très souvent par y laisser des plumes. Rapidement aimant mais à quel point ? C’était là tout le problème. Surtout alors que, au-delà du fait de tomber amoureux ─ ce qui n’était pas arrivé au sino-coréen depuis qu’il avait rencontré son actuel meilleur ami ─ c’était surtout la peur de la solitude qui parlait.
Ainsi, le cuisinier était amical, ainsi il aimait s’entourer de belles personnes et passer de bons moments. Tout dans le but d’éviter ces périodes de vide où il traînait avec lui-même et ses pensées qui retournaient rapidement dans le passé infernal.

Junhee faisait partie de ces belles personnes. A tel point qu’au moment où la porte s’ouvrit pour laisser à l’étudiant un nouveau lieu de découverte ce dernier se jeta dans les bras du plus grand. « Junhee !! Tu m’as manqué ! » Toujours dans l’excitation et la gaieté : toujours dans ces réactions et cette bonne humeur qui le caractérisaient tant. Il le libéra rapidement, le temps  de jeter un coup d’œil aux couleurs vives de l’appartement. « Woow ! C’est ultra beau ici ! » Rien que cette entrée aurait pu le rendre jaloux s’il n’habitait pas avec Tian. Certes, ils partageaient un humble studio à deux, seulement celui-ci n’était qu’amour et familiarité. Surtout avec une famille qui s’était récemment agrandie. Un soir, lorsque Cheng était rentré de son travail au restaurant sous une pluie battante, il n’était pas arrivé les mains vides. Entre celles-ci se trouvaient un faible chaton effrayé, frigorifié mais surtout affamé. D’un blanc sali par les ordures de la rue. Aussitôt, Cheng l’avait adoptée et depuis ils ne se séparaient jamais lorsque le garçon profitait de son studio.

« Aucun mal, en fait j’habite même pas loin ! Tu ne me l’as jamais dit ! » Aucun vrai reproche ne pouvait s’entendre dans son ton, même lorsqu’il émit une légère pression sur l’épaule de Junhee pour le taquiner. Surtout que Cheng savait jusqu’à quel point (( sans savoir pourquoi )) son ami était si secret sur son appartement. Il n’y avait pas besoin d’autres raisons, seulement une envie de garder cet espacé privé, peut-être vital, pour ça. Il l’acceptait même sans grandes explications et buvait toutes les excuses qu’il avait reçu sur le bénéfice du doute. L’étudiant n’avait aucune raison de douter son ami et cette pensée ne lui avait jamais traversé l’esprit.
Quelques pas dans l’appartement, confortable dans les pantoufles prêtées, Cheng observait. Curieux, il ne pouvait s’en empêcher mais, ce qui l’attira le plus furent les odeurs. Quelque chose de sucré, quelque chose d’agréable mais surtout : quelque chose qui signifiait que de la cuisine avait été faite en ces lieux. « Vu l’odeur, mais surtout te connaissant : la cuisine ? » Après tout, cette activité restait sa principale passion. Un plaisir qu’ils partageaient tous les deux et qui était la source de cette amitié, car aussi la raison de leur rencontre. « Indique-moi le chemin beauty, je te suis. » Car si la curiosité souhaitait s’exprimer dans une déambulation sans fin mais propice à la découverte, et que la gène était une chose que connaissait très peu Cheng, le respect l’empêchait d’aller plus loin. Certes, il passait beaucoup trop souvent pour un idiot, cependant il lui arrivait encore de savoir réfléchir (( parfois )) et assez pour respecter les limites de ses amis.

« T’es toujours aussi grand, c’est injuste ! » Une pensée furtive alors que l’étudiant observait la silhouette qu’il connaissait pourtant déjà merveilleusement bien. Ils avaient bien dix centimètres d’écart mais Cheng dirait que c’était ce qui faisait le charme de leur relation platonique. « Mais être grand c’est bien, regarde. » Preuve de ses mots, il se colla contre le dos de Junhee pour une étreinte non sollicitée. Simplement quelques minutes pour profiter de la chaleur de la personne et pour un peu d’amour qu’ils se donnaient parfois. « Allez, on va cuisinier, t’as déjà des idées ? »

Ahn Jun Hee
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyVen 31 Déc - 23:11
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OOTD || Du haut de ses 22 ans, Jun Hee connaît malheureusement trop bien la douleur de perdre des êtres chers. Enlevé à des parents qui ne s’occupaient pas tellement de lui, alors qu’il n’était âgé que d’un an et demi. Arraché à une famille aimante, treize ans plus tard. Interdiction de garder le moindre contact avec sa vie d’avant, avec ce groupe d’enfants qui constituaient ses meilleurs amis et sa fratrie. Pas même le droit de les revoir une dernière fois pour leur faire ses adieux et s’excuser particulièrement à l’un d’eux. Deuil qu’encore aujourd’hui, il n’a pas complètement fait de cette soeur aînée qui a quitté ce monde trop tôt, alors que naïvement, Jun Hee espérait pouvoir la revoir une fois que la liberté de la majorité lui aurait ouvert les bras. Puis, tout récemment, cette autre soeur de coeur qui s’envole à son tour vers les cieux. Dans ses moments les plus sombres, la gourmandise en vient à se croire maudite et pousse sa réflexion jusqu’à assumer être la cause de tous ces malheurs. Lorsque la douleur est à son point le plus culminant, couché dans son lit, aucune lumière pour lui apporter de l’espoir, le jeune étudiant en vient à penser que la mort lui colle à la peau. Que si ces gens qu’il aimait tant ne l’avaient pas connu, leur vie aurait pris un autre tournant. C’est illogique, irrationnel, mais quand on souffre autant que lui, la vie ne fait pas de sens de toutes manières.

Aujourd’hui, son moral n’en est pas là. Heureusement pour Cheng. Il est plutôt dans une de ces phases où il est reconnaissant de pouvoir encore jouir de la compagnie de ses autres personnes qui comptent pour lui. Le sourire ne s’étire pas facilement sur ses lèvres. Son coeur se fait toujours aussi lourd et les larmes ont terminé leur entraînement de scouts, se montrant toujours prêtes. Elles ont toutefois la décence de ne pas lui ruiner le visage, pour faire changement, et d’attendre le moment opportun. L’excitation de son ami, baignant dans la chance de l’insouciance et de l’ignorance du drame que le plus grand traverse, se fait déjà entendre depuis l’autre côté de la porte. Jun Hee ne peut qu’en être touché, appréciant cette brise de légèreté vivante que son ami lui apporte. Un sourire tendre illumine ses traits, alors qu’il perd presque l’équilibre sous la surprise de se faire sauter dessus. Ses bras se referment tout naturellement sur Cheng et il vient poser la tête contre la sienne, profitant simplement de la chaleur de l’étreinte.

Junhee !! Tu m’as manqué ! »

Hm… Je suis content que tu sois là aussi… » répondit-il dans un délicat murmure empreint d’une certaine mélancolie.

Il est sincère. Il apprécie sa présence, son étreinte, le fait qu’il ne soit en vie et qu’il ne lui accorde de son précieux temps. La gourmandise resserre son étreinte, souhaitant savourer un peu plus cette vie si chère à son coeur, puis le relâche doucement.

Woow ! C’est ultra beau ici ! »

Merci. Je passerai le compliment… à ma colocataire. C’est elle qui s’est fait plaisir à tout décorer. » dit-il, reprenant son habituel mensonge sur la fameuse demoiselle qui n’existe pas.

Il n’y aurait rien de mal à dire qu’il a tout fait lui-même, mais il retrouve une certaine touche féminine dans le décor. Lui-même trouve idiot de genrer de simples couleurs et décorations, mais la majorité des gens sont enfermés dans ces boîtes roses et bleues. Ses parents biologiques avaient été les premiers à critiquer son lieu de vie, mais leur attitude avait changé du tout au tout lorsqu’il leur avait dit que la responsable de l’état était une jeune femme. L’explication avait rendu acceptable le décor et l’avait même embelli. La mystérieuse demoiselle avait du goût ! Était-elle sa petite amie ? Après tout, ça les choquait un peu de penser que leur fils unique partageait le toît avec une personne du sexe opposé, alors qu’ils n’étaient pas mariés. Vieux jeu, coincés, conservateurs jusqu’au bout des ongles, le riche couple n’en ratait pas une pour rappeler à leur fils qu’ils ne l’avaient pas retrouvé et « tiré du ruisseau » afin qu’il ne gâche sa vie en faisant comme tous ces jeunes étourdis de sa génération. Chose exacte qu’il faisait, mais dans leur dos.

Aucun mal, en fait j’habite même pas loin ! Tu ne me l’as jamais dit ! »

Ouais… je sais… Je suis… ultra chiant… avec ma vie privée… désolé… » marmonna-t-il, en passant une main embarrassée sur sa nuque.

Ce n’était rien de personnel. Simplement, sa vie avait été si publiquement écartelée, alors qu’il était dans la fleur de l’âge, qu’aujourd’hui, il fallait lui tirer les vers du nez pour tout ce qu’il considérait intime. Sinon, il fallait faire preuve de patience comme l’avait fait Cheng. Dans certaines cultures, ils font faire un tour du propriétaire. Dans d’autres, ils s’enferment directement dans les grandes pièces dédiées à la vie sociale. Alors, comment Jun Hee accueillait-il ses invités, lui ? En étant nerveux et ne sachant pas exactement comment s’y prendre. Lorsqu’il vivait chez ses parents, c’était plus facile. Il n’était attaché à aucune pièce sinon sa chambre et la cuisine. Dans son appartement, c’était différent. L’étudiant avait choisi lui-même chaque couleur, chaque décoration, chaque disposition de tout… Il avait donc l’impression de s’exposer très personnellement, lorsqu’il invitait quelqu’un. C’était plus gênant pour lui que de se retrouver nu devant une autre personne pour la première fois. Le coréen avait toutefois laissé son ami découvrir un peu les lieux, acceptant de s’ouvrir un peu plus à lui.

Vu l’odeur, mais surtout te connaissant : la cuisine ? »

Jun Hee força un sourire en acquiesçant, pensant que ce serait la réaction à laquelle son ami s’attendrait. Puis, Cheng avait raison normalement, la cuisine aurait été son premier choix. Pour ne pas dire son seul choix. Hélas, comme la faim l’avait déserté depuis plusieurs semaines, l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous, lorsqu’il entendait ce mot magique.

Indique-moi le chemin beauty, je te suis. »

Ne te perds pas en chemin ~ » répliqua-t-il sur le ton d’une douce plaisanterie, en lui faisant un clin d’oeil.

Il essayait de le taquiner, d’alléger ses propres humeurs et de se montrer agréable avec son invité. Même si Cheng était attiré par le salon ou par sa chambre, cela ne le dérangerait pas. Si jamais c’était le studio d’Anna qui éveillait sa curiosité, Jun Hee savait que la porte en était verrouillée. Son secret était donc bien à l’abri. Enfin, c’était ce qu’il croyait… ayant oublié cette fameuse perruque sous le jeté, sur le canapé.

T’es toujours aussi grand, c’est injuste ! »

Ah ? » lâcha-t-il, surpris par le commentaire auquel il ne s’attendait pas.

Mais il faut dire que c’est probablement le trait pour lequel on le complimente le plus souvent. La gourmandise pourrait en venir à se demander s’il aurait autant de charme, s’il était un nain comme Min Suk…

C’est que c’est un peu compliqué de rapetisser, tu sais ? » ajouta-t-il avec un petit rire.

Mais être grand c’est bien, regarde. »

Un sourcil se soulève, curieux de ce qu’il veut lui « montrer ». Jun Hee allait se retourner, naïf qu’il est, mais est arrêté dans son geste alors qu’il sent son corps se coller contre le sien. Son regard se baisse sur les mains de son ami. Il se mordille les lèvres, plus touché qu’il ne le devrait par cette affection spontanée. Lentement, hésitant comme un con, parce qu’il ne sait jamais vraiment comment répondre à un câlin de dos, il finit par venir poser ses mains sur ses bras, tentant de lui rendre maladroitement l’étreinte.

Allez, on va cuisinier, t’as déjà des idées ? »

La gourmandise ne bouge pourtant pas d’un poil. Il tend plutôt la main et attrape le poignet de son ami pour le tirer contre lui.

Merci… de faire partie de ma vie. » dit-il plutôt, en le serrant contre lui de nouveau.

Ses lèvres se posent délicatement sur sa tête, laissant une marque de son affection sincère. Il a toujours été tactile avec Cheng, mais il l’est clairement plus qu’à son habitude. La perte de Soo Yun lui pèse plus qu’il ne voulait se l’admettre, lui qui pensait aller bien aujourd’hui. Il se met à agir bizarrement avec son ami. juste parce que ce dernier a eu le malheur de lui faire un câlin surprise. Jun Hee le serre plus fort contre lui, pour le retenir là et lui cacher les larmes qui menacent de rouler sur ses joues. Il n’arriverait pas à dire s’il est triste ou non. Les émotions sont complexes et confuses, mais il est reconnaissant. Ça, il le sait. La gourmandise prend une grande inspiration pour se calmer, puis, se sentant moins sensible, il le relâche finalement et lui offre un sourire en guise d’explication. Sa main vient se glisser dans la sienne et il l’entraîne vers la cuisine. La pièce est équipée comme si James Bond lui-même venait y chercher ce dont il a besoin. Nul doute ne peut être émis quant à la passion du jeune humain. Les couleurs sont claires et lumineuses, s’harmonisant avec les tons naturels du bois. Tout est organisé de manière à être facile d’accès et qu’il ne soit plaisant d’y cuisiner. Jun Hee a clairement mis son grain de sel partout, afin d’en faire son petit paradis personnel.

Bienvenue au 7ème ciel… » commenta-t-il en lui présentant les lieux, de sa main libre.

L’ombre d’un sourire fier aux lèvres, il lâche sa main afin de le laisser découvrir à sa guise.

Honnêtement… j’ai perdu l’appétit et l’inspiration, dernièrement… J’espérais que tu m’aiderais à les retrouver… » admit-il finalement, répondant avec mille trains de retard à la question de son ami. « Tu peux fouiller dans le frigo ou… peu importe, dans la cuisine pour voir ce que j’ai, si quelque chose te parle… » ajouta-t-il, essayant lui-même de penser à ce qui pourrait plaire à Cheng.
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyMer 5 Jan - 12:09


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OUTFIT ─ C’était l’excitation qui le gagnait à l’idée de découvrir l’antre si secret de son ami. Curieux mais patient, il n’avait jamais trop insisté pour visiter son appartement, au risque de le faire fuir ou le mettre mal à l’aise. Or, ce n’était en aucun cas ce que souhaitait le sino-coréen. Il respectait chaque limitation, chaque possibilité et envie de quiconque. Seulement, sa présence dans l’appartement eut raison de sa joie de vivre et sa positivité. Excité, il s’était fait accueillir. Lui-même si heureux, s’était permis une accolade amicale avec le plus grand. L’étreinte accentuée, Cheng mit tous les efforts du monde à ne pas déposer un baiser sur la joue de son ami. Pas de suite, patience.

Avec surprise, il découvrait les lieux. Avec grand plaisir il en appréciait chaque recoin, chaque détail de la décoration. Ainsi, il notait dans un coin de sa tête que le jour où il rencontrait cette fameuse, si mystérieuse colocataire, il l’en remercierait. Étonnement, ce n’était pas si étrange et le sino-coréen se retrouvait à penser que ces goûts et couleurs allaient parfaitement à Junhee. Lui-même dans l’extravagance, il avait imposé (( sans réellement imposer )) à son meilleur ami multiples décorations toutes plus kitsch les unes que les autres mais qui, dans un ensemble, matchaient parfaitement et les représentaient bien. Eux, et cette amitié si spéciale qui les reliait. Certes, leurs deux chats s’amusaient parfois à tout désorganiser, mais, finalement, ils étaient à l’image de leur maître.

Une phrase et le sourire de l’étudiant s’étira. Demi-tour et il attrapa les mains de Junhee pour y déposer un baiser qui se voulait rassurant. « Ne dit pas de bêtises, t’as pas à t’excuser chacun fait ce qu’il veut. » Un autre baiser. « Et je suis heureux que tu me partages ta vie privée, vraiment. » Il était sincère, son cœur parlait pour lui.
L’avancée vers la cuisine était de mise et autrement aurait semblé étrange pour le sino-coréen qui, malgré tout, remarqua un léger manque d’enthousiasme chez son ami. Il savait qu’il ne poserait pas de question, laissant à son cadet l’opportunité de venir de lui-même jusqu’à lui. Tout ce dont il était certain, cependant, était qu’il serait présent. Pour Junhee, pour lui donner autant d’affection qu’il désirait et méritait. Jamais, il ne s’imaginait le laisser dans ses peines mais il ne pouvait le forcer à parler. Surtout qu’il était tout aussi probable qu’il se fasse des films, lui qui était toujours débordant d’imagination ─ et surtout avec mille pensées qui affluaient continuellement sa cervelle.

Légère plaisanterie sur leur différence de taille et nouvelle étreinte. À croire que l’étudiant ne pouvait déjà plus s’en passer mais là était toute la magie des êtres plus grands que lui-même. Un simple geste qui était témoin de toute l’affection que Cheng portait pour Junhee mais qui semblait bien plus que cela. Une geste pourtant si rapide car bien vite fini alors que les pensées du cuisinier revinrent sur sa première passion (( ou deuxième si l’on considérait que le sexe en était une )).
Seulement, il fut rapidement coupé dans son élan. À peine eut-il le temps de se rendre compte que Junhee n’avait pas bougé, que le sino-coréen se retrouva de nouveau dans ses bras. Son sourire ne put que s’élargir de plus belle alors que, naturellement, ses mains se rejoignirent dans le dos du plus grand. « Eh, babe... » Souffla-t-il contre le corps de son cadet. « Merci de faire partie de la mienne surtout ! » Les amitiés étaient une chose que Cheng chérissait tellement. Pilier dans sa vie, il ne saurait ce qu’il deviendrait s’il les perdait. Il vivait pour leur donner de l’amour, c’était tout aussi naturel pour lui que de dire bonjour. Certainement, derrière ce besoin de donner de l’affection se cachait une culpabilité qui trônait depuis ses années en Chine. Lorsqu’il n’était encore que Meng Cheng, jeune garçon conditionné par sa famille, imbu de lui-même, vide et au regard si froid.
L’étreinte fut longue mais si plaisante et rajouta une couche quant aux doutes de l’étudiant sur l’état de son ami. « Junhee, je te demande rien, mais je suis là. Jamais je te jugerai. » Il serait patient, aussi longtemps qu’il le fallait : mais présent. Relevant la tête, il déposa un baiser sur les lèvres de Junhee, toujours dans ces preuves d’affection avant d’enfin le laisser se diriger vers la cuisine.

« woow, le septième ciel, indeed. » Comme un enfant recevant ses cadeaux, Cheng était de nouveau tout excité. Il ne tenait en place et analysait déjà chaque ustensile, chaque centimètre de cette cuisine si magnifique, voire magique. « Je vais devoir venir plus souvent pour faire des merveilles. Pourquoi j’ai pas ça chez moi. » Il exerçait cependant tous les jours dans une cuisine professionnelle mais qui ne lui laissait que peu de possibilité à la création et l’imagination.
Toute son attention était portée à cette activité d’un futur proche jusqu’aux dernières paroles de Junhee. L’inquiétude s’inscrit aussitôt sur les traits de Cheng qui se précipita à hauteur de son cadet. « Eh, pas de soucis babe. On va voir ce qu’on peut faire et à nous deux on fera des merveilles ! » Un dernier baiser, sur la joue cette fois, et le cuisinier était parti mettre son nez dans le frigo. Ses iris analysaient chacun des ingrédients qui s’y trouvaient alors que les idées fusaient dans son esprit. « T’as de la farine ? » Ils pouvaient sûrement faire des mandu avec une soupe chinoise dont le sino-coréen connaissait la recette par cœur pour en faire très souvent à son meilleur ami. « Rien de mieux qu’une soupe pour se sentir mieux, ça passe tout seul tu verras ! » Quelque peu hypocrite de la part de l’étudiant, car ce n’était un secret pour personne que Cheng ne mangeait que très peu. Pour un cuisinier, il manquait clairement d’appétit et, entre sa maladie chronique et son manque d’intérêt pour se nourrir, il était toujours très rare de le voir se restaurer avec délice. D’où ce fait qu’il cuisinait exclusivement pour donner du bonheur aux autres.

Rapidement, il sortit les ingrédients du frigo, les présenta à son ami ainsi que la recette. « On peut commencer par couper les légumes en tous petits morceaux pour ceux-là, et plus gros pour eux. » Il était concentré. La cuisine était une passion, il devenait si différent que cette image de Cheng-gamin. « Mais t’inquiète pas, on fera du sucré après, le meilleur pour la fin, hm ? » Les pâtisseries restaient son point faible néanmoins car si la nourriture n’était pas aux goûts du sino-coréen le sucré l’était encore moins.


Ahn Jun Hee
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyLun 31 Jan - 6:37
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OOTD || Jun Hee restait toujours lui-même avec les autres, ajustant toutefois les degrés de sa personnalité qu’il partageait. Il pouvait ainsi passer de la coquille vide à l’étrange complexité craquelée, mélangeant noirceur et luminosité, masculinité et féminité. Le gourmand pourrait probablement être comparé à un de ces gâteaux mille-crêpes, tant il a de différentes couches à découvrir. Lentement, mais sûrement, Cheng arrivait à goûter aux diverses crêpes, découvrant peu à peu cet être aux milles barricades. Le sino-coréen ne lui mettait pas la pression, semblant accepter avec patience le rythme d’escargot handicapé du plus jeune. Pour cette raison, parmi plusieurs autres, l’inviter chez lui avait été naturel. L’étape restait importante pour lui, d’où la nervosité qu’il ressentait malgré lui. Puisque contrairement à la majorité des gens, qu’on puisse mettre les pieds chez lui signifiait que le jeune gourmand acceptait de se dévoiler un peu plus. À chaque pas que le sino-coréen faisait, il se rapprochait un peu plus de sa personnalité complète. Or, comme c’était la seule chose qu’on ne pourrait jamais lui arracher, il la gardait jalousement contre lui et n’osait la montrer qu’à une poignée de gens. Même ses amis d’enfance, à qui il tient pourtant tellement, ne connaissent pas toutes les complexités qui se sont dessinées en lui. Jun Hee craint encore que tous ne l’acceptent pas et qu’ils ne disparaissent de nouveau de sa vie. Il préfère donc encore entretenir les différentes voiles qui couvrent les facettes qui sont moins faciles à accepter avec eux. Donc, s’il se montrait si secret avec eux, on ne peut que deviner qu’il l’était encore plus avec le reste du monde. Cheng jouissait, de ce fait, d’un privilège d'envergure, dans le langage de la gourmandise.

Ne dit pas de bêtises, t’as pas à t’excuser chacun fait ce qu’il veut. »

La douceur de Cheng est certainement quelque chose qui l’attire chez lui. Contrairement à d’autres, son affection ne semble pas poussée ou calculée afin de mieux l’amadouer. Jun Hee la perçoit comme sincère et naturelle. Il n’a pas cette affreuse sensation qu’on attend quelque chose de lui en retour ou qu’on tente de le manipuler. Son amitié avec le sino-coréen a donc quelque chose de rafraîchissant.

Et je suis heureux que tu me partages ta vie privée, vraiment. »

Un sourire reconnaissant s’étire sur ses lèvres. Ses doigts se referment doucement sur ceux de son ami, puis c’est à son tour de déposer un baiser sur ses phalanges. Remerciement silencieux pour sa patience et sa compréhension. Jun Hee laisse ensuite le choix à son invité des prochains lieux à découvrir. Son choix aurait été le plus naturel pour le plus jeune, si ce dernier avait été dans son assiette. Malheureusement, son cœur ne s’emballe même pas en entendant ce mot pourtant si magique et plein de belles promesses : cuisine. N’est-ce pas scintillant à l’oreille gourmande ? N’entend-on pas déjà les saveurs qui grésillent ? Ne sent-on pas déjà les parfums enjôleurs, rien qu’en entendant ce mot ? Habituellement, le regard de la gourmandise s’illumine et la salive envahit déjà sa bouche, rien qu’à la pensée. Aujourd’hui ? Rien ne s’active. L’âme reste dans cet état végétatif qu’elle n’a su quitter depuis la funeste nouvelle.

Il ouvre la marche, sans même réussir à feindre un quelconque entrain. Il se voit même être interrompu, mais la surprise est agréable. Tant qu’il se surprend à en redemander, retenant son ami pour le serrer plus longuement contre lui. Sa présence chaleureuse a le don de mettre un doux baume sur cette douleur pourtant si lancinante. Les mots traversent ses lèvres sans même qu’il n’ait à les chercher pour les exprimer. Ses sentiments sont nombreux, en conflits et dans tous les sens, mais il reconnaît au moins la reconnaissance qui s’impose un peu plus en évidence. Soo Yun a laissé un vide qu’il n’arrive pas à remplir, mais la présence de Cheng le ramène au présent et à ceux qui sont encore là. Son ami pourrait occuper son temps de n’importe quelle autre manière. Il pourrait être avec n’importe qui d’autre. Cependant, il a choisi de venir chez lui et de passer ce temps qu’on ne lui rendra jamais avec la gourmandise. Le choix peut sembler anodin, à n’importe qui prenant la vie pour acquis. Jun Hee, pour sa part, expérience beaucoup trop l’étrange sensation que laisse la mort lorsqu’elle s’impose dans une vie. Rappel froid et intransigeant que chaque minute à son importance. Le voilà qui en laisse plusieurs s’écouler en longueur, rien que pour serrer Cheng dans ses bras. Rien que pour savourer sa présence chaleureuse et profiter de cette proximité particulière qu’ils partagent tous les deux.

Eh, babe... Merci de faire partie de la mienne surtout ! »

Un mince sourire se dessine sur ses lèvres, alors qu’il hoche doucement la tête. Il continue de se considérer comme le plus chanceux des deux. Cheng ne pourrait que partager son avis, s’il connaissait la sombre théorie qui commence à se tisser dans l’esprit torturé du plus jeune. Enfin, c’est que ce Jun Hee pense… Il le relâche finalement, tout en douceur, dans une certaine langueur.

Junhee, je te demande rien, mais je suis là. Jamais je te jugerai. »

La gourmandise pince les lèvres et baisse les yeux, ennuyé d’inquiéter son ami.

Hmm. Je sais… » finit-il par souffler à demi-mots.

Il n’a pas peur d’être jugé pour ça. Il sait que c’est naturel de souffrir lorsque l’on sent la déchirure d’un deuil nous découper l’âme. Seulement, il voulait croire qu’il avait une journée où il irait bien. Était-ce trop demandé ? Peut-être qu’il était encore trop tôt et qu’il devait se l’admettre. Son regard se relève avec surprise sur le joli visage du sino-coréen qui s’est rapproché du sien. Il accueille avec plaisir ses lèvres contre les siennes, répondant au baiser avec une affection tendre. Le gourmand ne peut qu’être étonné par la sensation veloutée que cette simple marque lui laisse. Petit plaisir de la vie qu’il avait oublié, alors qu’il était recroquevillé au milieu de ses sombres pensées. Tous ses amis ne savent pas pour son deuil, comme il n’a pas voulu embêter les autres avec sa terrible mélancolie. La majorité de ceux qui savent le croient en la bonne compagnie d’Anna pour traverser cette épreuve difficile. Il a donc passé la majorité de ces longues semaines complètement seul. Bien sûr, il a été à ses cours, mais il a plus ou moins évité sa vie sociale. La gourmandise n’avait pas envie de gâcher l’appétit des autres, ne se jugeant pas de bonne compagnie jusqu’ici. Aujourd’hui, il avait pensé qu’il serait capable de faire mieux. Désolé Cheng, il semblerait qu’il se soit trompé… il fera au mieux pour se rattraper, sinon, peut-être que sa fabuleuse cuisine suffira ?

Woow, le septième ciel, indeed. »

Son âme ne pouvait être qu’attendrie et s’amuser un peu à le voir s’émerveiller ainsi devant la pièce magique. Était-ce parce que c’était son quotidien qu’il ne réagissait plus ainsi ? Ou était-ce parce qu’un épais goudron noir s’était abattu sur sa vie et que plus rien ne le faisait plus vraiment réagir ?

Je vais devoir venir plus souvent pour faire des merveilles. Pourquoi j’ai pas ça chez moi. »

Tant que tu me le dis d’avance, au cas où… Anna monopolise la pièce, pour un tournage… » répondit-il, même s’il ne sait même pas quand il aura la motivation de reprendre son personnage. « Mais… elle prend une pause pour le moment, donc, tu devrais pouvoir venir souvent, si tu veux. » ajouta-t-il avec douceur.

Il savait qu’il ne pourrait pas se permettre d’étirer éternellement le hiatus de l’influenceuse. La gourmandise se disait qu’elle pourrait toujours meubler le fil instagram avec des photos des résultats de ses recettes ou filmer des petites vidéos se concentrant uniquement sur les étapes des recettes pour tiktok. Son retour sur YouTube avec sa tête souriante pourrait encore attendre. En attendant, il y avait cet aspect positif : même si on débarquait à l’improviste, Jun Hee ne serait pas pris en flagrant délit. Son regard le suit encore un peu, puis une des sombres vérités se décident à franchir ses lèvres. C’est qu’il se sent un peu con, mais surtout très coupable, de ne pas s’exalter avec son ami dans sa propre cuisine. Cette pièce est pourtant son royaume. L’endroit où il pouvait passer toutes ses journées et ses nuits, sans jamais se lasser. Pourtant, depuis quelques semaines, c’est à peine s’il y passe en coup de vent. Il a l’espoir naïf que les talents du sino-coréen ne réveille sa vraie nature et qu’au moins la joie gourmande ne revienne dans sa vie, mais peut-être met-il trop de pression sur les épaules du plus vieux.

Eh, pas de soucis babe. On va voir ce qu’on peut faire et à nous deux on fera des merveilles ! »

Jun Hee ferme les yeux, le temps d’apprécier la tendresse sur sa joue. Il les rouvre ensuite, suivant la silhouette du cuisinier. Il espère sincèrement qu’il a raison. Puis, même si Cheng n’y arrive pas, l’étudiant fera au mieux pour lui faire croire le contraire, ne souhaitant pas le décevoir.

T’as de la farine ? »

Eh… ouais ? De tapioca ? De riz ? De blé ? De sarrasin ? Blanchie ? Comment ? » demanda-t-il, abandonnant l’idée de lui faire la liste de ses différentes farines.

Il se décide enfin à se bouger, allant fouiller dans son armoire pour sortir celle que son ami lui a demandé.

Rien de mieux qu’une soupe pour se sentir mieux, ça passe tout seul tu verras ! »

Ah… ça… » fit-il, préférant se contenter d’esquisser un sourire plutôt que de continuer.

Il aimerait que ce ne soit qu’une grippe ou un truc du genre. Parce que le sino-coréen a raison, les soupes, ça fait toujours du bien quand on est malade. Il y en a d’autres qui affirment que c’est bon pour l’âme aussi, quand on a un coup de blues. Hélas, Jun Hee doute que ce soit assez fort pour ce dont il souffre. Mais, il n’ose pas le dire encore, voyant comment Cheng sort tout et lui présente ensuite sa recette. Tout a l’air délicieux, en théorie. Ses papilles coopéreront-elles ? Ça, c’est une autre histoire.

On peut commencer par couper les légumes en tous petits morceaux pour ceux-là, et plus gros pour eux. »

Il se prête docilement au rôle de sous-chef, pour cette fois, suivant avec attention les instructions du plus petit. Le coréen va jusqu’à s’assurer avec lui qu’il les coupe de la manière et de la taille qu’il les désire, s’appliquant avec énormément de soins. Il ne se rappelle pas la dernière fois qu’il a cuisiné chez lui, pour le plaisir. Ses propres repas, dernièrement, sont sporadiques et ne pourraient être vraiment qualifiés de repas. Ce sont plutôt des snacks achetés sur le pouce, grignoter sans envie et jeter après quelques bouchées.

Mais t’inquiète pas, on fera du sucré après, le meilleur pour la fin, hm ? »

Jun Hee se sentit affreusement coupable de ne pas ressentir la moindre excitation à l’évocation de la volupté divine du sucré. Lui que tous utilisaient les pâtisseries pour le convaincre ou se faire pardonner… Cheng voulait lui faire plaisir, mais pourtant, il n’arrivait même pas à en sourire. Lentement, il dépose son couteau sur le comptoir. Son regard reste fixé sur les légumes, alors qu’il reste immobile comme un con. Il voudrait s’efforcer à être comme avant, mais rien en lui ne semble coopérer.

Je suis désolé Cheng… Je pensais sincèrement que c’était une bonne journée et que je serais de bonne compagnie… » commença-t-il, ses mots tombant de ses lèvres avec une lourdeur étrangère au rayon de soleil qu’il était habituellement. « Si je manque d’appétit… ce n’est pas parce que je suis malade… » expliqua-t-il, retournant lentement son regard éteint vers son ami.

Il fit une pause, se mordillant les lèvres. Le plus jeune s’en voulait de ne pas arriver à tourner si facilement la page. Il se demandait s’il n’étirait pas trop longuement son deuil - encore une fois. Était-il normal d’être encore comme ça ?

C’est… con… parce que ça fait un peu plus de deux mois… mais une amie… que je considérais comme une soeur… est morte… » admit-il avec difficulté, les larmes revenant imbiber ses yeux.

Jun Hee ne comprend pas. Contrairement à Hana, il a pu assister au service funéraire de Soo Yun. Il a pu lui faire ses adieux, alors, pourquoi la douleur persiste-t-elle toujours ainsi ?

C’est… la deuxième soeur… que je perds… mais ça ne veut toujours pas passer… et je suis vraiment désolé… parce que je voulais qu’on passe un moment sympa, tu vois ? Mais… mes réactions ne sont pas là… ou elles sont bizarres… Ça doit être malaisant pour toi… alors que tu fais tant d’efforts… Pardon. » s’excusa-t-il sincèrement, détestant de ne pas arriver à être enthousiaste et joyeux pour Cheng.

Il n’avait jamais parlé de sa soeur aînée ou de son passé au sino-coréen. Pas qu’il ne lui faisait pas confiance, de toute façon, on pouvait retrouver beaucoup trop d’informations sur ce qui lui était arrivé dans l’immense couverture médiatique dont l’affaire avait souffert à l’époque. S’il ne lui en avait pas parlé, c’était justement parce que c’était plaisant de ne pas être la victime aux yeux de quelqu’un. C’était aussi parce qu’il se servait parfois de cette histoire pour justement repousser les gens ou les rembarrer en se la jouant lunatique qui partage trop, trop vite. Tellement d’inconnus étaient venus avec des caméras, des micros, des bandes magnétiques pour enregistrer les moindres commentaires, à cette époque, que Jun Hee avait l’impression que cette partie de sa vie privée avait été rendue bien public… Tout le monde avait eu son mot à dire, son avis à donner… mais personne n’avait écouté le sien. Hélas, dire que la mort de Soo Yun ne venait pas éveiller de vieilles blessures jamais guéries serait mentir et lui-même le devinait.
「R」


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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyVen 25 Fév - 18:51


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OUTFIT ─ Rares étaient les moments où Cheng se laissait emporter par les sentiments négatifs. Et plus rares encore étaient ces moments où il laissait quiconque les voir. Forcément Tian était celui qui l’avait découvert dans tous ses états, partageant cette même âme qui les rapprochait comme jamais personne n’avait pu se rapprocher du sino-coréen. Il avait toujours cette image de positivité, voyant le bien même chez les personnes les plus malfaisantes ─ encore chez son père, parfois aussi. Il ne s’y forçait même plus, laissant ce naturel de bonnes ondes le posséder. Il était Bae Cheng et tellement différent du Meng Cheng qu’il avait été durant son enfance. Une personnalité qu’il avait laissée à la frontière chinoise, lorsqu’il avait fui pour rejoindre sa chère et tendre mère sur la péninsule coréenne. Il s’était défait (( du moins il le pensait )) de ses chaînes qu’on lui avait mis dans cette famille où la notoriété avait un enjeu majeur. Certes, il ne jouissait plus de cette fortune indécente, mais il gardait un confort certain et c’était tout ce dont il avait besoin. Entouré d’un groupe d’amis pour qui il éprouvait beaucoup d’amour, il était heureux. Il s’était retrouvé dans ce pays et jamais il n’en partirait.

Ainsi, il cherchait à profiter de cette chance qu’il avait de découvrir le lieu de vie de son ami. Il respectait bien évidemment les limites, prenant seulement ce qu’on lui donnait, ne cherchant jamais plus loin. Tendresse dans ses gestes, il laissait le naturel agir pour lui entre Junhee et lui-même. La cuisine fut le lieu où il commença sa visite, aussitôt attiré par l’envie de créer quelque chose, un repas. Il voulait cuisiner pour son ami, partager ce moment, cette passion qui l’avait fait renaître. Il avait quitté les combats de rue pour se donner corps et âme à cet art qui ne pouvait que lui placer un sourire sur les lèvres. « Aucun soucis, de toute façon j’attendrai l’invitation, je ne voudrais pas m’imposer. » Il avait bien compris que cet appartement et les secrets qui s’y cachaient étaient cher à Junhee et jamais il s’oserait briser cette confiance.

Aveugle au malaise qui trônait dans les pensées de son ami, Cheng s’élançait dans la cuisine, prêt à préparer mille plats différents. Prêt à donner de l’amour via sa cuisine et à combler tous les estomacs du monde. Et ce monde se trouvait être le plus jeune au moment présent. Il voulait le voir sourire, le laisser se plonger dans ces tendresses qu’ils partageaient. Il souhaitait simplement et en toute innocence partager un excellent moment, simplement et naturellement. Alors il riait, se trouvait idiot de ne pas avoir été dans les détails alors qu’il avait affaire à Junhee. « De la farine de blé pour commencer. » Peut-être en faisait-il trop à se plier sur le plan de travail alors que son corps étaient secoué par les rires, mais la joie naturelle du sino-coréen rendait ce spectacle totalement normal.
Les yeux sur les ingrédients qu’il avait sorti, il ne remarqua pas le manque de réaction de Junhee, ni son manque d’entrain pour la cuisine. Il proposa sa recette et sortit déjà les couteaux pour attaquer les légumes, Junhee semblait le suivre mais ne bougeait déjà plus plus, attirant l’attention et le regard de l’étudiant. Un sourcil levé, témoin du questionnement silencieux de Cheng. Il reçut néanmoins sa réponse et au fil des mots, son sourire s’effaça. Il ne pouvait imaginer ce que son ami ressentait, cette situation qu’il vivait car lui-même ne l’avait jamais vécue et il ne pouvait pas essayer de se mettre à sa place et l’aider de la meilleure des manières. Il se sentait impuissant devant la peine de la gourmandise, impuissant et complètement inutile. Une perle salée, seule et furtive s’échappa de sa cachette, tachant la joue du sino-coréen. Il ne pouvait pas comprendre son ami, mais l’empathie était bien trop réelle et vive. « Junhee. » Il se sentait complètement con de pleurer ainsi, il n’était pas celui qui était détruit par les évènements. « Hey, hey. Babe. » Abandonnant son couteau sur le plan de travail, les légumes avec, il se jeta dans les bras du plus grand. Ses mains trouvèrent ses joues et le força à le regarder. « C’est pas grave, Junhee. » Commença-t-il. « Ce que tu vis est terrible, mais ne t’excuse pas pour ça avec moi. Tu as le droit de mal le vivre. Je n’ose même pas imaginer la douleur que tu as dû ressentir. Que tu ressens toujours. » Il déposait quelques baisers, rassurant et avec une tendresse sans nom. « Je suis tellement désolé pour toi. Toutes mes condoléances, vraiment. » Ses mains quittèrent les joues de Junhee pour se retrouver dans son dos. L’étreinte était forte, puissante. Elle se voulait rassurante, cherchant la meilleure manière de dire je suis là, tu n’es pas tout seul. « Vraiment, ne t’excuse pas. Si tu veux, repose toi dans le salon, j’essaye de cuisiner quelque chose et si tu ne peux vraiment pas manger, on gardera pour plus tard, d’accord ? » Lentement, il captura les mains du plus jeune et l’attira à sa suite, jusqu’à ce qu’il devinait être le salon. Toujours avec cette même tendresse, il le fit s’asseoir sur le canapé. Toute son attention était portée sur la personne, ignorant le moindre détail qu’il n’avait encore découvert dans ce salon. « Tu veux un câlin ? On peut parler de ça, d’autre chose si tu veux. » Sa main se perdait dans les cheveux de Junhee, caresse après caresse pour le rassurer. « Où on peut aussi ne rien faire, regarder un film, rester dans le silence ou se faire des câlins. » Tout pour le bonheur de son ami. Tout pour lui faire oublier cette terrible période bien qu’il était bien conscient qu’il ne pourrait rien faire réellement. La douleur semblait si profonde, il n’avait aucun moyen de la soigner et n’en avait aucunement la prétention.

Ahn Jun Hee
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyJeu 21 Avr - 4:26
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OOTD || Lorsqu’il s’était réveillé, ce matin, Jun Hee s’était dit qu’aujourd’hui serait une bonne journée. Son coeur ne l’avait pas retenu au lit. Cette pierre impossible à soulever ne l’avait pas maintenu dans l’inertie. Il s’était levé, avait été se laver et se préparer. Les caresses d’un bonheur tranquille lui avaient donné espoir. Il allait être de bonne compagnie pour Cheng. Il allait passer un moment heureux, quelque chose qui le changerait de cette nouvelle atmosphère qui lui colle à la peau, la majorité du temps. Le sentiment ne le quittera sûrement jamais. Il s’y fera tout simplement. Il s’habituera à cette absence. Il apprendra à chérir les moments qui ont été partagés. Pour l’instant, tout cela lui semble pourtant abstrait. L’expérience tente de prendre le pas, de le raisonner. Le coeur le retient pourtant et encombre ses pensées. L’appétit ne daigne toujours pas ouvrir sa grande bouche. Même lorsqu’il voit son ami ainsi s’affairer, le soleil aux lèvres, la bonne humeur émanant de lui comme une douce aura… La salive ne s’active pas, alors qu’on lui vend pourtant du rêve. Sa passion le trahit, ne s’enflammant pas telle que promis. La culpabilité s’installe à sa place, puisqu’il se sent mal de ne pas arriver à être à la hauteur de son aîné. Il voulait tellement être normal pour lui, être souriant avec lui, cuisiner avec lui. Pourtant, il a l’impression de n’offrir qu’une coquille vide à son ami. Jun Hee tente tout de même de se montrer doux. La dernière chose qu’il souhaite serait de le blesser avec une maladresse d’expression.

Aucun soucis, de toute façon j’attendrai l’invitation, je ne voudrais pas m’imposer. »

Ne t’en fais pas, la première invitation est généralement la plus difficile… » admit-il avec un petit sourire gêné. « Mais après… c’est différent. » ajouta-t-il avec douceur.

Pour lui, ces quelques mots étaient l’équivalent d’un aveu affectueux. S’il acceptait de partager cette part de son intimité, son rempart contre le reste du monde, c’était que Cheng était officiellement une personne à qui il tenait. Leur relation gonflait doucement, s’épanouissant et gagnant en saveur comme un délicieux gâteau qui prend forme dans le four. Jun Hee n’avait pas l’impression de lui donner la place de Soo Yun, bien que le timing aurait pu porter à voir les choses ainsi. Sa relation avec chacun était différente, même s’il peut être vrai que la perte de cet être cher lui a possiblement fait réaliser la valeur réelle de certains de ses “ami.e.s”. Il se sent méchant, lorsqu’il réalise qu’il ne pleurerait pas tout le monde autant. Il se raisonne en se disant que c’est normal, tous ne souffriraient pas nécessairement de sa perte non plus. Le coeur s’attache à chacun, à divers niveaux, selon les événements partagés et selon l’alchimie qui s’impose d’elle-même ou se tisse savamment au fil du temps. Cheng fait partie de ses gens avec qui tout a toujours été naturel, fluide, sans prises de tête. Peut-être qu’il l’a connu dans une autre vie (si c’est une de ces journées où il y croit). Peut-être que c’est simplement que leurs personnalités s’accordent bien. Il ne sait plus trop ses signes astrologiques, n’ayant jamais été trop porté sur la chose, donc il ne saurait dire si c’est à cause des astres qu’ils se complémentent ainsi. Son regard le suit, alors qu’il brille dans sa cuisine, à côté de la larve absente de sa propre passion. Il le laisse faire, il n’a rien à cacher dans cette pièce magique. Aucun secret qui pourrait leur coûter cette si belle relation ne s’y trouve.

De la farine de blé pour commencer. »

Il se lève et se prête à son rôle. Les efforts sont là, mais le coeur n’y est pas. Il ne saurait dire où il se trouve, sinon, pas là et ça le rend dingue. Cheng n’est pas une personne à qui il a envie de mentir - bien qu’il continue de lui cacher son secret, mais ça, ça ne compte pas. Il n’a pas envie non plus de l’inquiéter… Jun Hee sait qu’il ira mieux, qu’il a simplement besoin de plus de temps. Pourquoi en a-t-il besoin de tant ? Pourquoi son stupide coeur ne veut-il pas juste accepter et passer à autres choses, le laisser reprendre sa vie normalement et apprécier pleinement les moments qu’il vit ? Ce serait trop simple. Ce serait trop beau. À la place, c’est plus amusant de le voir se décomposer et culpabiliser à l’idée de ne pas arriver à cuisiner avec bonheur, alors qu’il a tous les ingrédients nécessaires pour le faire. Il a toujours eu que d’agréables moments lorsqu’il partageait sa passion avec son aîné. Il n’a pas envie d’entacher ce rituel si plaisant, en se montrant si… absent. Son corps refuse de participer plus longtemps à la mascarade. La vérité traverse ses lèvres.

Junhee. »

La culpabilité l’écorche au passage. La frustration quant à la lenteur de son deuil s’immisce, venant ajouter cet étrange arrière-goût à ses mots. L’amertume reste sur sa langue. Amer de se sentir abandonné. Amer de se sentir délaissé. Amer d’avoir pris pour acquis qu’ils auraient tellement de temps devant eux…

Hey, hey. Babe. »

Il inspire, se mord les lèvres, tente de retrouver un certain calme, alors que son aîné semble s’affoler. La boule de culpabilité grossit comme une boule de levure, au creux de son ventre. Jun Hee ravale sa salive et essaie de chasser les larmes, alors que les mains de Cheng viennent réchauffer son visage. Il apprécie le geste, bien qu’il ne se sente embarrassé de s’exposer dans un tel état. Lui qui souhaitait naïvement sourire et ne pas ennuyer son ami avec ses soucis. On peut clairement dire que ce n’est pas réussi.

C’est pas grave, Junhee. Ce que tu vis est terrible, mais ne t’excuse pas pour ça avec moi. Tu as le droit de mal le vivre. Je n’ose même pas imaginer la douleur que tu as dû ressentir. Que tu ressens toujours. »

Ses baisers lui réchauffent le coeur, le rassurant tendrement quant à la présence bien réelle de ce cher ami. Ses mains viennent se poser sur sa taille, le tirant un peu plus près de lui, semblant trouver plus de réconfort dans la proximité. C’est un des étranges effets qu’a le deuil sur lui, ce besoin constant de se rassurer quant à l’existence et la présence des gens. Entendre les voix ou voir les visages aident, mais rien ne remplace la sensation tactile. Jun Hee a l’impression de redevenir un gamin envahissant. Il déteste ça. Mais avec Cheng, il sait que ce dernier ne lui en tiendra pas rigueur, puisqu’ils ont toujours été tactiles entre eux, alors, c’est plus naturel.

Je suis tellement désolé pour toi. Toutes mes condoléances, vraiment. »

La gourmandise pince les lèvres et hoche doucement la tête. Après toutes ces années, et même si on lui offre encore des condoléances pour sa soeur, lorsque le passé revient s’immiscer dans son présent, il ne sait comment répondre. Il accepte l’étreinte avec une joie non dissimulée. Il s’y abandonne même complètement. Il serre fort son aîné. Peut-être même trop fort, sans s’en rendre compte. Simple expression de cette place si importante que le plus petit a réussi à se tailler dans sa vie, grâce à sa patience infinie. Il ne voudrait pas le perdre lui non plus. Peut-être que s’il le serre assez fort, il saura le retenir. Jun Hee sait pourtant que ça ne fonctionne pas ainsi.

Vraiment, ne t’excuse pas. Si tu veux, repose toi dans le salon, j’essaye de cuisiner quelque chose et si tu ne peux vraiment pas manger, on gardera pour plus tard, d’accord ? »

Mais… je veux vraiment manger avec toi… » commenta-t-il dans un mince filet de voix.

Son commentaire lui semble bien idiot, pourtant, il n’était pas que. Pour quelqu’un comme lui, personnification de la gourmandise, qui perd l’appétit… retrouver le désir de manger à nouveau n’est pas rien. C’est l’espoir de retrouver un petit bout de lui-même. Aujourd’hui, il caressait cette folle lubie, grâce à la présence de son ami. L’idée de partager un repas avec lui le motivait et le laissait rêver d’apprécier de nouveau sa raison de vivre : la bouffe. Jun Hee se laisse quand-même entraîner, laissant Cheng plus ou moins découvrir son appartement de par lui-même. Il sait qu’il ne pourra pas entrer dans la chambre de sa fameuse colocataire par accident. Déjà, c’est évident que le salon ne se trouve pas derrière une porte close, puis, même s’il essayait, celle-ci est verrouillée. Il pense donc, inconscient du secret qui n’attend que d’être découvert, qu’il n’a rien à craindre. Le plus jeune s’installe sur le canapé, mais garde tout de même une de ses mains dans la sienne. Le contact lui paraît nécessaire, puisqu’il l’apaise.

Tu veux un câlin ? On peut parler de ça, d’autre chose si tu veux. »

Il a l’impression d’être un enfant capricieux. Il se désespère. Lui qui aimerait présenter une image plus mature à son aîné, mais surtout, ne pas gâcher leur journée. Il baisse les yeux, hésite en se mordillant les lèvres, mais finit par acquiescer dans un hochement de tête et tire doucement sur sa main pour l’inviter à se rapprocher.

Ou on peut aussi ne rien faire, regarder un film, rester dans le silence ou se faire des câlins. »

Désolé… J’ai l’impression d’agir comme un gamin chiant… » admet-il d’abord, en soupirant. « Je gère… mal ce genre d’histoire… C’est… compliqué… Du coup… je suis plus demandant… » ajouta-t-il, en grimaçant.

Jun Hee fait des efforts pour mettre des mots sur ses ressentis, mieux communiquer, parce que c’est lui et pas quelqu’un dont il se fiche.

Mais… on peut… regarder un film… en discutant… comme ça, le film m’aidera à ne pas trop m’enfoncer et ne pas devenir trop lourd. Pour toi comme pour moi. » proposa-t-il d’une voix douce, en relevant les yeux vers lui. « Puis, si on est collés, c’est mieux. » ajouta-t-il avec l’ombre d’un adorable sourire.

S’ils sont collés, il sera rassuré. Il craindra moins de vivre une hallucination, même si cette raison n’est pas exactement logique. Pour lui, elle fait du sens.

Après… j’irai peut-être mieux… et on pourra cuisiner ensemble ? » proposa-t-il, sa seconde main étant venue tapoter la place à ses côtés, l’invitant à s’y installer.
「R」


★ Food & Diem ★
If you really want to make a friend, go to someone's house and eat with him...the people who give you their food give you their heart.
Bae Cheng
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(#) Sujet: Re: (( junhee )) queens of the queens   (( junhee )) queens of the queens EmptyDim 15 Mai - 10:11


⊱ queens of the queens
ft. @Ahn Jun hee


OUTFIT _ La chute était terrible et le sino-coréen se sentait bien stupide d’apprendre soudainement une telle nouvelle. Savoir que depuis tout ce temps son ami avait dû ressentir un million de peines alors qu’il lui jouait son numéro de l’homme le plus heureux du monde depuis qu’il avait passé la porte de l’appartement. Cuisiner était toujours un bienfait pour Cheng depuis qu’il avait découvert cet art ; il pensait bien qu’il pouvait soigner tous les mots, surtout ceux du cœur. Mais il semblait échouer dans sa tache lorsqu’il comprit enfin ce qu’il se passait réellement chez le plus jeune. Il ne lui en voulait pas ( jamais il ne le pourrait, et encore moins dans cette situation ), il voulait simplement lui apporter une présence, une épaule sur laquelle Junhee pouvait pleurer, un corps contre lequel il pouvait se reposer ou simplement une oreille pour l’écouter.
Mais plus que l’écoute c’était la parole qui touchait le sino-coréen alors qu’il s’était rapproché du plus grand pour le rassurer de ses peines. Jamais il ne pourrait les soigner car il le savait impossible ; Un deuil n’était jamais simple et chaque personne réagissaient à sa façon. Lui-même avait eu la chance de ne jamais avoir à traverser ce genre de situations alors impuissant, il pensait ne pas être à la bonne place pour comprendre son ami. Il tentait de le rassurer cependant et, au-delà, d’être simplement présent. Les contacts physiques étaient importants dans cette situation et Cheng plongea Junhee dans une attaque de baisers qui se voulaient tous bienveillants. Ce n’était plus le moment de jouer et de soulever des allusions quant à leur relation mais au moins il était là. Accueillant le plus jeune dans ses bras lorsque c’était nécessaire. Cherchant les mots, les propos, qui pourraient l’aider à se calmer et surmonter ses peines. Loin d’être un expert dans le domaine, cependant, il essayait. Il donnerait tout pour Junhee, pour n’importe qui de ses amis les plus proches ; c’était Cheng. Celui qui donnait son être et ses émotions et sentiments sans jamais attendre un quelconque retour.

Ainsi, il proposa de se reposer dans le salon. Il était inutile d’insister sur la cuisine si Junhee était dans un tel état et il s’en occuperait lui-même. Mais les mots du plus jeune le retinrent de nouveau. Le contact n’était jamais brisé pour le pur bonheur du sino-coréen. « on mangera ensemble, pas de soucis babe. Juste repose-toi. On fera à manger plus tard s’il faut. » Ce n’était jamais un problème pour le cuisinier qui ne mangeait finalement que très peu. Véritable cordon bleu, mais un qui n’appréciait pas consommer son propre art :: le comble. Plusieurs fois, c’était son meilleur ami qui le forçait à se nourrir afin qu’il ne mette pas en danger sa vie ; parfois il jouait sur la culpabilité aussi. Pourtant, il ne mourrait pas de faim, simplement que son estomac n’avait jamais demandé de grandes ( normales ) quantités pour se satisfaire. S’il s’écoutait il pouvait passer la journée avec simplement un café dans l’estomac.

Les mains toujours liées, Cheng n’hésita pas à répondre à son cadet. Plongeant dans ses bras, les installant sur le canapé pour le confort le plus parfait alors qu’il lui donnait l’étreinte promise. C’était une habitude entre eux depuis quelques temps, jamais ils n’avaient été gênés par cette proximité physique, créant un intimité qui leur convenait bien. Seulement, pour cette fois, c’était d’une innocence sans nom. Il serrait assez pour prouver qu’il était là :: vraiment là pour Junhee.
Il bougeait la tête de droite à gauche, un simplement non sans voix pour répondre aux mots du cadet. « J’ai juste une impression, pas la réalité. » Pour une personne comme le sino-coréen, être demandeur d’attention n’était rien. Lui-même l’était à un niveau élevé, une chose qu’il n’avait jamais su contrôler depuis son abandon par sa famille chinoise. « T’es blessé, en deuil, c’est normal. » Cette fois le baiser fut déposé sur le haut du crâne du garçon. Rassurant, bienveillant :: toujours. « Mettons un film alors. » Il s’écarta juste le temps de fouiller un peu pour trouver un DVD ou un ordinateur pour mettre le film promis. Gardant toujours un œil sur le plus jeune cependant, prêt à rebondir pour un nouveau câlin d’urgence. Finalement, il trouva une simple comédie, le genre où réfléchir n’était pas sollicité avec un ton jovial. Rien de mieux pour calmer les esprits. Puis lorsque tout fut prêt et lancé, Cheng retrouva sa place aux côtés de Junhee. Pas un centimètre n’était laissé entre lui et le plus grand, désireux de maintenir cette proximité entre eux. « on fera les meilleurs plats du monde après si tu veux, je te le promets. » Le film commencé, la main du sino-coréen s’était perdue dans les cheveux de son ami, dans un geste tendre, des caresses qu’il espérait apaisantes. « déconnecte-toi s’il faut, mais t’inquiète pas. Je reste là, ok ? Aussi longtemps qu’il le faut. Juste pour toi. »

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