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You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)

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 You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)


No San Ha
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(#) Sujet: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptyLun 18 Oct - 15:46


⊱ You Shook Me All Night Long


─ Ça fait mal. Vraiment mal. Et je n’ai que moi à blâmer pour une fois. Vous voyez le problème quand on ne connaît rien à rien c’est que la peur est un concept assez flou. Et à moins d’être confronté à un danger direct et imposant, j’ai du mal à ressentir quelque chose comme de la peur. Mais là j’ai mal. Je grimpe comme je peux les marches qui mènent à ma chambre. Je n’ose pas me regarder dans le miroir, je suis sûr que j’arriverai à me faire peur dans cet état là. Grimaçant, je me laisse tomber au sol. Les planches sont dures et je geins à ce contact si peu agréable. Je me mets sur le dos, je ne suis pas blessé sur le dos normalement. Je porte une main à ma bouche et je grimace à nouveau sous la douleur. Je regarde mes doigts une goutte de sang coulant jusqu’à ma paume que je referme. “Débile…. gros, gros débile…” Je tente de me relever, mais il me faut plusieurs essais pour réussir à le faire. Je titube et j’arrive enfin devant le miroir de la salle de bain. J’ai du sang séché sous le nez, la lèvre inférieure contusionnée. Une tâche pourpre sur ma chemise, sûrement venant du sang de mon nez. Des bleus, des contusions un peu partout. Un magnifique spectacle à contempler. Vraiment. Qu’est ce qui m’a pris ? “Abruti San Ha… Tu as vraiment cru que tu allais pouvoir leur tenir tête ?”

Je me laisse tomber dans mon bain et je ferme les yeux, laissant l’eau chaude me brûler et me faire plonger dans mes songes.

C’est encore un des ces après-midi où on m’a pris à partie. Un de ces après-midi où les autres étudiants se sont dit que ça serait une bonne idée de se moquer de San Ha. Le freak. L’outsider qui ne connaît rien à rien. Ils me font rire avec leurs confréries. Leur soit disant sens de l’honneur. Ils ont beau avoir leurs grands airs. J’ai vu beaucoup plus de respect et d’honneur dans les bars les plus reclus de la capitale qu’au sein de leurs rangs.

C’était un couloir reculé. Ils étaient bien plus que moi. Les insultes, les moqueries fusaient. Mais cette fois-ci. Il y a eu comme une brèche dans mon conditionnement mental. Comme un rayon de lumière qui passe dans l’interstice entre deux briques. Quelque chose qui se brise en moi. Et je décide de répondre. De hurler. De leur crier tout le mal que je pense d’eux et de leur société. Leur exposer leur noirceur, celle que je veux montrer dans mes dessins.

Et puis… Un silence. Pesant. Des regards étonnés. Comment ce gosse si docile a osé répondre soudainement ? Ne mérite-t-il pas une leçon ? Le premier coup part. Dans l’estomac. Violent et précis. Je me plie en deux. Et ce ne sera que le premier d’une longue série…


“Abruti…” je répète alors que je sors des vapeurs du bain. Abruti oui. Mais ce qui m’étonne. Qui me choque, c’est ce verrou qui s’est brisé en moi à cet instant. Ça me fait peur mais quelque part c’est une sorte d’espoir. Un espoir que je pourrais me sortir de là un jour. Même si j’ai beaucoup à apprendre avant de pouvoir me maîtriser complètement. Je soupire et m’habille, toujours dans la douleur. Je me laisse tomber sur le lit et rapidement ce sont les idées noires qui me reprennent. Il faut que je bouge, que je vois quelqu’un. Pas elle. Pas aujourd’hui. Je sais que ça ne résultera qu’en de mauvaises choses.

Je sors, mes pas me portent tous seuls. Lui je peux lui faire confiance. C’est une de ces rares personnes à l’Université qui ne me fera pas de mal. J’en suis sûr. Du moins pas tant que je ne lui demande pas. On a une relation spéciale. Mais pour une fois je ne viens pas là pour ça. Je soupire et je frappe à sa porte espérant qu’il est là. “Bae Cheng ouvre s’il te plaît ! J’ai besoin de te parler.” Quelques instants plus tard, il ouvre et je lui souris. Me faisant décrocher une grimace de douleur à cause de mes blessures au visage. Je le regarde de bas en haut. Je ne peux pas m’en empêcher il est vrai. “Je sais j’ai l’air très sexy comme ça avec mes stigmates, mais ça serait encore mieux si on ne restait pas dans l’embrasure de ta porte.” je dis d’un ton un peu caustique mais sans perdre mon semblant de sourire. “Désolé de venir comme ça sans prévenir mais j’avais subitement besoin de te voir. Pour…. parler. Parce que pourquoi pas hein ?” je dis en passant devant lui. “J’en… ai pris plein la gueule, mais tu devinera jamais quoi… Pour une fois j’ai répondu. Ouaiii j’ai ouvert ma gueule et voilà ce qui m’est arrivé.” je rigole. “Bah alors même pas tu me félicites ?”




Bae Cheng
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptyMer 20 Oct - 22:12


⊱ You shook me all night long
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OUTFIT ─ Journée sous le signe de la fainéantise pour le sino-coréen qui n’avait même pas pris la peine de se changer. Au moins, il portait quelques tissus sur son corps depuis qu’il avait daigné quitter le lit. Partagé avec son meilleur ami, il s’était simplement contenté de le regarder partir pour le travail alors qu’il s’était enroulé dans la couette pour combler le manque de présence de sa moitié. Deux boules de poils rajoutées sur le poids du confort et Cheng s’était laissé sombrer dans les bras de Morphée, profitant de ses douces caresses pour le soulager un minimum de sa maladie chronique.

Quelques minutes, quelques heures plus tard. Privé de ses repères l’étudiant ouvrit les yeux, enfin. Le studio était toujours plongé dans l’obscurité alors que la culpabilité d’avoir manqué des cours ne touchait aucunement le garçon. Sa venue au restaurant pour quelques heures n’était pas attendue, et il n’avait donc aucune raison de se sortir du lit. Paresseux mais surtout difficile à intéresser. Peut-être pourrait-il au moins préparer un repas pour son homme qui rentrerait. Un bâillement et deux chats qui sautèrent du lit aux premiers mouvements de Cheng pour s’enfuir jusqu’au canapé. Il ne prit pas plus de temps pour enfiler le fameux tablier, cadeau de l’homme de sa vie, et se mettre à couper multitude de légumes pour le repas tant attendu (( mais nullement pour lui-même )).
C’était une danse qu’il connaissait à présent par cœur. Un maniement de couteau qu’il balançait à la perfection, des mouvements de poignets entraînés mais dont il n’était pas conseillé de demander de quelle manière. Il sifflotait sur un air d’une chanson en répétition dans ses pensées jusqu’à la sonnette, signe d’une présence derrière la porte d’entrée. S’arrêtant dans son geste, son visage se tourna vers l’entrée, perplexe. Idiot, mais assez pour comprendre que la mystérieuse personne ne pouvait ni être Tian, ni Hui car tous deux connaissaient la combinaison du verrou.

Une voix s’éleva, brisant le silence qui avait régné dans l’humble studio. Le visage de Cheng s’illumina aussitôt mais l’incompréhension y laissa une trace. L’entrée libre, porte ouverte et le sino-coréen qui s’écarta pour laisser son ami entrer. « Sanha ? » Incompréhension et joie transformés aussitôt en inquiétude alors que ses yeux décryptèrent l’état dans lequel était le plus jeune. Le monologue satirique du garçon fit froncer les sourcils du plus âgé. La tristesse qui s’en dégageait, le désespoir touchait fortement le cuisinier. Jamais il n’avait été dans cet état alors il serait bien hypocrite de lui dire qu’il comprenait. Néanmoins, ce sentiment d’être au bord d’un gouffre, coincé, étouffé (( mentalement )) il connaissait. Pourtant, c’était encore différent. « Pourquoi je te féliciterais alors que tu souffres ? » Une voix froide, totalement différente de celle d’ordinaire. Inquiète, surtout mais incontrôlée. « Je veux dire… Assis-toi. Tu veux de l’eau ? » Il n’avait pas l’habitude. Tian aurait su quoi faire, quoi apporter en premier. « J’arrive. » Disparu dans sa salle de bain, il revint avec un kit de premier secours datant de sa période de combats de rue. Pansement, désinfectant, il se mit à la tache pour alléger les douleurs du plus jeune.

No San Ha
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptyMar 26 Oct - 0:40
No San Ha a écrit:


⊱ You Shook Me All Night Long


─ Je suis un abruti, c’est une chose sûre. Un véritable abruti. Et en plus il semblerait que j’aime me donner en spectacle chez mes amis. J’aurai pu aller chez lui, juste toquer à la porte et lui dire “Hey je vais pas bien j’ai besoin d’un peu de soutien” Mais non je me la joue fanfaron qui déboule et qui se la joue comme si rien ne s’était passé. Alors oui on peut dire que je suis un abruti. Mais j’ai mal. J’ai tellement mal, ça faisait si longtemps. Comment ça le fait d’avoir mal ce n’est pas une excuse ? D’accord, je le concède mais il faut bien que je trouve des justifications devant mon ami non ? Okay c’est aussi pour me rendre intéressant. Même si ça tranche un peu avec nos rencontres habituelles. Autant dire que le quotidien n’est pas prêt de nous rattraper si je continue à me faire tabasser comme ça. Même si je tiens à mon image de paria, j’aimerai autant éviter de me faire passer à tabac tous les jours.

Pendant un court instant je me suis demandé si je n’allais pas rester dans ma baignoire toute la journée. A mariner dans mes remords. Des remords ? Non ce n’est pas vraiment ça. C’est plus des regrets. Moi qui déteste tant ce monde et cette société. Ça m’apprendra à l’ouvrir pour me défendre. Je me demande ce qu’il se serait passé si j’étais resté passif. Je me serais fait humilier encore une fois. Entre la peste et le choléra. Non vraiment, ruminer dans ma baignoire ça ne réussit pas. Tourner en rond dans mon appartement non plus d’ailleurs. Je suis trop énervé pour dessiner et pas assez déprimé pour aller la voir. Non, au grand dam de mon ami, aller le voir c’est la meilleure solution pour le moment, il ne le sait juste pas encore. Je me rattraperais plus tard de lui imposer ma présence dans cet état.

Heureusement, il est présent chez lui et heureusement il ne tarde pas trop à venir m’ouvrir. Sinon je pense que je me serais écroulé dans le couloir sans avoir la force de retourner chez moi. “Oui oui c’est bien moi…” je dis alors qu’il ouvre la porte pour tomber sur le triste spectacle que je suis. Je sais qu’il a conscience que mon petit laïus n’est qu’un moyen comme un autre de me défendre et surtout de ne pas succomber à la morosité qui menace de m’engloutir à ce moment. C’est pour ça que je ne me formalise pas de son ton un peu froid. Je le connais, je sais qu’il s’inquiète. Et je m’en veux déjà bien assez de lui imposer ça. C’est pour lui faire la gueule sur la qualité de l’accueil. “Tu devrais pourtant, c’est de sacrés médailles qu’on m’a fait là.” je dis, préférant garder le ton de l’ironie. Le sérieux arrivera bien assez tôt comme ça. J’ai un petit sourire quand je le vois réagir. Cheng a toujours été comme ça. Un ange. Du moins je le vois comme ça. Il m’a beaucoup soutenu quand les autres m’ont tourné le dos. Et même si notre relation à d’autres côtés. C’est ce côté positif et bienveillant. “Ça sent bon chez toi” je dis éludant sa question alors que je me laisse tomber sur une chaise au hasard. “Et euh oui je veux bien de l’eau merci.”

Je ne bouge pas. Déjà parce que je n’ai pas trop envie de mettre mon sang partout chez lui. Et aussi parce que je n’ai absolument pas la force de le faire. Mais je tiens bien, histoire de ne pas m’évanouir sur son plancher. Un nouveau sourire quand il revient. Je le laisse me soigner. Je ne mérite pas un ami comme ça. Ça pique un peu mais je ne dis rien. Pour une fois j’essaie de me montrer fort. “Merci Cheng, je… te revaudrais ça.”

Pas de séduction aujourd’hui, pas de petits jeux. Ce n’est pas vraiment l’humeur. Puis quand le silence devient un peu trop pesant, je lâche un petit sourire avant de parler. “Tu  aurais fait quoi à ma place ? Bon même si c’est compliqué d’être aussi paumé que moi. Aïe ça pique !” je grimace alors qu’il passe sur une partie sensible de mon visage tuméfié. “On m’a dit que je ferais mieux de me laisser humilier. Que ça passera plus vite et que je me sentirai indemne. C’est sûrement ce que me diront mes géniteurs aussi d’ailleurs. Baisser la tête et dire oui.” Je rajoute avec un petit air de dédain. “Tu en penses quoi toi ? Moi je sais que j’en ai marre. Que ça commence à craquer. Tu penses pas qu’il vaut mieux pas prendre quelques coups et avancer la tête haute ?”

Instant philosophie. Mais ça m’intéresse d’en discuter avec lui. Parce qu’il a toujours été de très bons conseils pour moi. Je ne dis pas que je vais le suivre aveuglément, ni que c’est le sage ultime. “Ça te va bien infirmier tu sais ? Tu as un côté séduisant comme ça. Tu devrais peut-être songer à une reconversion.” je dis avec un petit sourire en coin, retrouvant ce côté joueur que j’ai souvent avec lui. Je n’oublie pas ce qui m’emmène là, mais je sens qu’on va avoir besoin de détendre un peu l’atmosphère. Après tout, je ne suis pas venu là pour le déprimer. Juste pour passer du temps avec un ami. En moment de crise certes. Mais passer un bon moment quand même. “Merci Cheng…”





Bae Cheng
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptySam 30 Oct - 17:04


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OUTFIT ─ Il n’aimait pas cette satire avec laquelle le plus jeune s’exprimait, ni même ces expressions qui passaient sur le visage meurtri de Sanha. Il avait envie de le réprimander, jouer le rôle d’un adulte pour une courte leçon de morale or, il n’était personne pour permettre de telles réflexions. Surtout que, lui-même, traînait derrière lui ses démons et il serait bien hypocrite de sa part de faire une quelconque remarque. « Tais-toi. » Son ton était étonnement sec, comme si une rare colère possédait le sino-coréen qui faisait de son mieux pour prendre soin de Sanha. Cette émotion n’était pourtant pas tournée vers le garçon personnellement, non. C’était juste cette frustration qui se traduisait d’une telle manière, la frustration de ne rien pouvoir faire devant les vécus de l’étudiant. La frustration et le sentiment d’être complètement inutile. Jamais il n’avait été battu de la même façon, les Meng préféraient utiliser les mots qui était beaucoup plus agressifs que des poings. Seulement, il s’était sorti de son enfer et voulait tout mettre en œuvre pour aider autrui à s’émanciper comme lui-même en avait eu la chance. « T’as pas besoin de me rendre la pareille, tu le sais. » Si ça ne tenait qu'à lui il irait déjà s'occuper de ceux qui torturaient Sanha.  

Un léger moment de silence, pendant lequel Cheng s’appliquait à soigner les bleus et les plaies du garçon. Le cuisinier n’eut même pas eu le temps d’ouvrir la bouche que Sanha enchaîna de nouveau dans un monologue incompréhensible. Des questions auxquelles il ne pouvait pas répondre, ou alors pas aussi facilement et sans grande réflexion. Qu’aurait-il fait à sa place ? Il n’était justement pas à sa place et il lui était donc difficile d’y répondre. « Sanha, calme-toi d’abord. » Il lui tendit une bouteille d’eau, comme s’il en aurait besoin, puis se remit à la tâche. « Je ne vis pas ce que tu vis alors je ne suis pas sûr d’être de bon conseil. » Que dirait sa moitié à sa place ? C’était le chinois qu’il fallait voir pour les conseils, Cheng était plutôt le clown dans leur faux-couple. « Mais te laisser faire me semble pas être une solution. Surtout vu ton état. Même si c’est difficile au début, pourquoi ne pas partir ? Il y a des dortoirs sur la campus, peut-être avec un salaire, je peux demander à mon patron… Et avec Tian on peut t’aider ? » C’était beaucoup d’un coup, il le savait, or il se refusait de laisser son ami dans le flou. Il parlait peut-être sans connaître les fondements, mais c’étaient là ses pensées sincères et il savait qu’il serait présent pour le plus jeune dans la moindre des difficultés.

Il sentait cette envie de détendre l’atmosphère. Or, les pensées de l’étudiant étaient complètement emprisonnées par l’état du garçon, l’empêchant de répondre par ce qu’il faisait de mieux : la drague. Il se contenta d’un sourire un coin, répondant à celui de Sanha. « Crois-moi tu me veux pas en infirmier. Je serais dangereux. » Soigner des blessures, il en avait eu l’habitude, après toutes les fois où il avait dû le faire pour lui-même après ces nuits de combats. Néanmoins, ne lui demandait jamais de faire un piqûre (( ou d’en recevoir )). « T’as faim peut-être ? Tu veux que je te cuisine quelque chose ? » Là était une autre méthode propre au sino-coréen. Une façon qu’il avait de faire passer l’amour qu’il avait pour ses proches : via la cuisine. « Me remercie pas, j’ai dit. » De nouveau ce sourire en coin, alors qu’il se redressa et rangea le matériel d’infirmier. « Voilà t’es tout neuf. » Rapidement, il rangea la trousse à sa place avant de se diriger du côté de la cuisine et sortir de premiers ingrédients. « Tian tian a pas encore fait les courses, des nouilles ça te va ? » Il aurait l’impression d’être au restaurant où il travaillait, mais avec une telle passion, ça ne le dérangeait pas.  

No San Ha
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptySam 11 Déc - 11:12


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─ Je sais que je n’arrange pas du tout mon cas. Parce que Cheng est une des seules personnes en qui je peux avoir entièrement confiance dans cette ville. Et si je continue à jouer ce petit numéro je risque de le perdre et je pense que si ça arrive je m’en mordrais bien les doigts. Mais pour le moment c’est la seule défense que je trouve pour essayer de repousser le traumatisme de mon agression. Mais le ton sec et froid de mon ami me fait m’arrêter un petit peu. J’ai encore le sang qui est chaud dans mes veines, mais je me calme petit à petit.  Je ne veux pas qu’il s’énerve. Déjà que je viens demander son aide parce que je me suis fait tabasser, autant ne pas me comporter comme un parfait petit con. Il me demande de me taire et je ne réponds rien. Je ne peux rien faire contre un ordre direct comme ça. Bien trop habitué à obéir sans rien tenter en retour. Et puis l’épisode précédent m’a un peu refroidi côté rébellion. Un petit sourire passe sur mon visage. Il me connaît et je le connais. Je le sais humble et il ne permettra pas que je lui donne en retour toute ma gratitude pour son aide. Mais je compte bien le faire quand même. Oui je sais être borné aussi sur certains sujets. “Tu sais bien que je te rendrais la pareille quand-même, pas besoin d’argumenter là-dessus. Je suis déjà assez une nuisance comme ça de toute façon.”

C’est bel et bien comme ça que je me vois. Je n’en rajoute pas trop histoire de ne pas trop l’énerver non plus. Je le laisse panser mes plaies. En vrai, c’est plus grave que je ne le pensais. Pas visuellement, visuellement mon père a déjà fait pire. Mais à chaque fois que le coton touche ma peau. Que le désinfectant irrigue mes veines, je dois retenir une grimace de douleur ou un petit cri. Il fait de son mieux, il n’est ni infirmier, ni médecin. Même si l’idée de le voir en blouse un jour me semble une très bonne idée. Il faut que je garde ça dans un coin de ma tête. Un petit cri m’échappe alors qu’il fini de me panser une de mes blessures. Je n’ose pas le regarder. De peur de trouver du jugement dans son regard. Alors plutôt que de le regarder, je parle. Je dis tout. Tout ce que j’ai sur le cœur. Et cette fois-ci, je ne me cache pas derrière ce masque rigolard que j’avais plus tôt. Je lui demande ce qu’il aurait fait. Si au final, ce n’était pas mieux de ne rien faire et de subir. Même si au fond je connais déjà la réponse. Encore une fois je me heurte à un mur de sa part. Mais cette fois-ci ça ne m’étonne guère. Je sais qu’il préfère être comme ça plutôt que de déborder lui aussi. C’est pas plus mal au final. Même si j’aimerai plus d’expression de sa part, je ne peux pas non plus trop lui en demander dans cette situation. “Mais je suis calme… enfin je crois.” J’accepte malgré tout la bouteille d’eau qu’il me tend. Ça aura moins le bénéfice de calmer mes mains quelque temps. “Merci”je dis après avoir pris une gorgée et m’être rendu compte à quel point ma gorge était sèche jusqu’à maintenant. Adieu le goût de fer et de sang dans la bouche. “Je sais bien, mais tu connais quand même beaucoup plus de choses que moi sur la vraie vie si on peut dire.” Je ne sais pas tout de sa vie et je ne demande pas qu’il me la raconte. Mais lui a eu une vie. C’est égoïste parce qu’il y a peut-être des malheurs dans son passé. Et que je ne peux pas lui dire ce genre de choses. Je ne maudirai jamais assez mes parents pour tout ce qu’ils m’ont fait à ce niveau là. “Partir ?” Je fais tourner le mot dans ma tête.  Partir… C’est vrai que je pourrais faire ça. Ce n’est pas comme si je ne l’avais pas déjà fait après tout. Je suis parti de chez mes parents. J’ai fui. Une grimace. Cette fois-ci ce n’est pas la douleur. C’est juste le fait que j’ai l’air d’être un lâche qui part au moindre problème parce qu’il ne sait pas se défendre tout seul. Un petit rire m’échappe. C’est vrai que je ne sais pas me défendre tout seul. "Peut-être que oui, je commence à me faire un peu d’argent avec mes portraits et mes photos… Mais Cheng-hyung je ne veux pas être un poids, ni pour toi, ni pour Tian-ssi. C’est très gentil de ta part en revanche. Je pense que si je m’éloigne un peu les choses devraient se calmer un petit peu.” Je baisse à nouveau la tête. Je ne mérite pas quelqu’un comme le cuisinier dans mes amis. Je suis une source d’ennuis quand lui est un vrai rayon de soleil.

Détendre l’atmosphère. Ne pas la laisser sombrer dans cette espèce d’ambiance que j’ai emmenée avec moi. Déjà arrêter deux secondes sur l’ironie nous fera du bien à tous les deux. Je tente un petit mot d’esprit mais je vois bien que ce n’est pas le moment encore pour mon ami. Mais il me fait rire alors on va dire que c’est déjà ça de pris. “Tu te sous-estimes, je suis sûr que tu ferais un infirmier de grande qualité Cheng ! Faudrait que je t’achète une blouse un de ces jours” je rajoute en rigolant de nouveau. Mes yeux finissent par se relever vers les siens et je souris. Non vraiment je ne mérite pas un ami comme ça. Bon je ne lui dis pas parce qu’il risquerait de me râler dessus le connaissant. Je m’étire un peu et je me sens déjà beaucoup mieux. “Je veux bien manger un truc oui s’il te plaît, mais ne te tracasse pas de faire quelque chose de compliqué hein. Quelque chose de simple suffira. Merci beaucoup hyung…” je souris “Waaah tu m’as tout retapé ! Ça me donne un côté sexy avec ces pansements et tout ! Pardon je plaisante, je sais juste pas ce que j’aurai fais sans toi !” Et c’est vrai. “Oui des nouilles c’est parfait, je suis sûr que ça sera très bon en plus. Merci encore.” Tranquillement je le laisse vaquer à ses occupations. Je ne veux pas le déranger alors qu’il cuisine pour le petit diablotin que je suis. Mais alors qu’il s'affaire sur son plan de travail, je n’arrive pas à tenir en place sur ma chaise. C’est plus fort que moi, je me mets à battre du pied sur une musique qui n’existe que dans ma tête. Je fini par me lever et je viens me caler derrière lui, posant ma tête sur son épaule alors qu’il travaille. Il me dira si ça le dérange ou si ça le gêne. Je laisse mes bras le long de mon corps cependant. Ne voulant pas être inconvenant. “Tu me vois comment hyung ? Je veux dire, dans la vie tu me vois comment ? Principalement, j’ai l’impression d’être un poids parce que je ne suis pas adapté à ce monde. Mais je me dis que je peux changer et qu’un jour peut-être on se souviendra de moi et de ce que j’aurai fait.” je ferme les yeux et je referme mes bras autour de lui dans ce câlin improvisé. “Laisse moi juste profiter une petite minute et je te laisse cuisiner.” Je soupire. “J’ai de la chance de t’avoir trouvé sur ma route Cheng. Je peux t’aider à préparer le repas ?”






Bae Cheng
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptyLun 3 Jan - 10:24


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ft. @No San Ha


OUTFIT ─ Perdu entre l’agacement (( pourtant moindre )) et l’envie de protéger le plus jeune, Cheng s’attardait à la tâche veillant à ne rien manquer. Il désirait penser ces plaies, il désirait rendre un sourire sur les lèvres du plus jeune, le genre dont il ne pourrait pas se débarrasser. Néanmoins, bien que cette quête n’était pas impossible, elle semblait bien restait très compliquée. Le sino-coréen cherchait les mots, les paroles qui pourraient apaiser l’esprit de la victime. Il tentait de transmettre tout la tendresse dont il faisait preuve et ne rien laisser au hasard. Il n’avait pas de réponses non plus et se contentait alors des réponses désolantes de Sanha. Si toute cette situation ne tenait qu’à lui, il aurait déjà rendu visite à cet être abject pour lui faire partager le fin fond de sa pensée ─ avec ses poings. Or, il ne pouvait plus se battre (( il essayait vraiment )). Il ne pouvait briser cette promesse de quelques années faite avec la femme de sa vie ; sa chère et tendre mère. « Si tu savais ce que je connais sur la vie. » C’était un fait, loin d’une moquerie. Car, finalement tout dépendait de la manière dont une personne voyait cette vie. Si celle de Meng Cheng s’était résumée à de l’argent et la notoriété, celle de Bae Cheng était bien plus ouverte aux possibilités. Depuis qu’il avait quitté son pays natal, il plongeait dans une telle liberté qu’il ne pouvait qu’être très heureux. Surtout qu’ainsi, il avait fait la rencontre de son meilleur ami et âme-sœur.

Une fois toute la séance de docteur terminée, le sino-coréen pouvait enfin faire parler son réel talent ; la cuisine. Il pensait bien faire des miracles, puisant dans tous ces jours où il travaillait au restaurant de ramen pour reproduire une des recettes par manque d’autres ingrédients. « Infirmier ou pas, je suis mieux en cuisine. » Plaisanta-t-il dans une vérité qui ne pouvait être doutée. Aussitôt dit, aussitôt fait et l’étudiant se précipita dans dans le coin cuisine du studio pour sortir les premiers ingrédients et couteaux. Bien que les courses n’eurent pas été faite, cela ne voulait pas dire qu’il ne pouvait sortir un plat trois étoiles et il comptait bien le faire. Sanha le méritait. Il méritait de recevoir tout l’amour du plus âgé via sa cuisine.

Sentant une présence se rapprocher de son corps, il ne fut pas surpris de sentir soudainement un poids sur son épaule. Bien que le sentiment était différent, il avait l’habitude de son meilleur ami qui venait bien trop souvent s’accrocher à lui lorsqu’il s’afférait en cuisine. Pour les paroles étaient différentes, mais au final pas si surprenantes venant de la part du jeune étudiant. Le sourire de Cheng se fit légèrement plus triste. C’était toujours douloureux d’entendre cette peine qui touchait grandement son ami et cette frustration de ne rien pouvoir faire. « Sanha. » Il posa son couteau, mais ne se retourna pas. « Tu te vois vraiment comme un poids ? La manière dont je te vois ne devrait pas compter, ce qui importe c’est toi. » Il voulait que le garçon s’apprécie à sa juste valeur, qu’il ouvre enfin les yeux sur ô combien précieux il pouvait être. « Tu es un ami, un cadet que j’apprécie beaucoup. Et en général j’ai de bons goûts et je suis sûr que tu t’en sortira. » Il accueillait cette étreinte avec bienveillance. « Profite autant que tu veux. » Répondit-il d’une voix si douce, comme s’il ne voulait pas dérange l’enfant dans ses songes. « Ne fais rien, hyung s’occupe de tout. Repose-toi seulement et laisse-toi chouchouter. » Car c’était clairement ce qu’il comptait faire pour le cadet.

Les minutes filaient, l’étreinte restait, sauf lors que le cuisiner devait se déplacer pour ses différentes préparations quant enfin. Enfin, le bol de ramen fut prêt et parfaitement présenté. « Installe-toi sur le canapé, je te ramène tout. » Fidèle à ses paroles il ramena tout le nécessaire pour une bonne dégustation, abandonnant la trousse à pharmacie dans un coin. Oubliée elle et les douleurs. « Tu me diras ce que t’en penses même si je sais déjà que c’est très bon. » S’il y avait bien une chose sur laquelle Cheng était confiant, c’était sa cuisine. Il n’y avait qu’un seul bol, comme à son habitude le sino-coréen ne mangeait pas, appréciant très peu cette action.  


No San Ha
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(#) Sujet: Re: You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha)   You Shook Me All Night Long (ft. Bae Cheng & No San Ha) EmptyMar 15 Fév - 19:45


⊱ You Shook Me All Night Long


─ J’essaie vraiment de me détendre, ne serait-ce que pour être à peu près supportable pour mon ami qui essaie de m’aider. Mes les images sont encore trop fraîches dans ma tête et j’ai beaucoup trop de questions dans la tête. Oui c’est brutal ce qui vient de m’arriver, mais je me demande encore ce qui peut justifier tout ça. Pourtant je suis beaucoup moins naïf qu’avant. J’ai vécu dans la rue et j’ai vu l’horreur et la violence. Mais toujours est-il que je ne comprends toujours pas. Il faut dire que je ne connais pas grand chose de la vie à part le fait que la société est pourrie et qu’elle ne fera jamais de cadeau pour des gens comme moi. “Tu en connais quand même plus que moi.” je radote. Mais c’est sûr que je ne peux pas vraiment brandir ça comme une excuse. Chacun a sa vie et je dois aussi apprendre à prendre la mienne en main.

Je suis reconnaissant de Cheng de m’aider à panser mes plaies et à essayer de me rendre le sourire. Il a toujours été très doué pour ça. Il est solaire. Du moins je l’ai toujours vu comme ça. Une sorte de magicien pour moi. Mais je me fais une promesse muette de ne pas venir le voir à chaque fois que quelque chose ne va pas. Je sais qu’il ne me voit pas comme un poids mais tout de même il a bien d’autres choses à faire que de devoir gérer tous mes petits problèmes. Je suis soulagé que Tian ne soit pas là. Je n’ai rien contre lui, mais je suis rassuré de me retrouver seul avec mon ami alors que je vais si mal. Une nouvelle fois je le remercie, mon sourire revenant petit à petit. Je suis comme neuf, si on excepte la douleur bien entendu. “C’est vrai que tu es vraiment un magicien en cuisine Cheng-hyung !” je dis en rigolant. “J’aimerai bien un jour que tu me laisses dessiner pendant que tu cuisines. Ça ferait de jolies choses avec un modèle comme toi.” J’ai toujours voulu faire ça. Les quelques fois où j’ai vu mon ami cuisiner. Mais je n’ai jamais osé sortir mon carnet pour le croquer en pleine action. Voulant son approbation avant. Mais je sais qu’il est dans son élément quand il cuisine, et je le trouve particulièrement magnifique quand il se démène aux fourneaux.

Puis me sentant un peu seul et une nouvelle fois pris d’un sentiment de malaise vis à vis de mon ami je me suis rapproché de lui avant de poser ma tête sur son épaule et le prendre dans mes bras en faisant bien attention à ce qu’il ne se blesse pas dans le processus. Encore une fois je viens lui sortir tout ce que j’ai sur le coeur me concernant. Je sais que ça ne va pas lui plaire. Rien que sa réaction me le prouve mais c’est plus fort que moi. J’ai besoin d’exprimer ce genre de choses. Peut-être qu’au fond de moi j’ai besoin d’être rassuré sur ce que les gens pensent de moi. Tout du moins mes proches les plus directs. “Je sais bien que tu ne me vois pas comme ça hyung… Mais c’est juste que je suis constamment à demander de l’attention. Constamment à être paumé et demander de l’aide et je sais que ça peut-être pesant. Et peut-être que ça peut paraître étrange, mais ton avis sur moi compte, parce que je tiens à toi.” Je sais ce qu’il veut dire par ses mots, mais il y a encore un long chemin à parcourir avant que je m’apprécie vraiment. Doucement je ferme les yeux. “Ahah oui de très bons goûts hyung vraiment ! Je suis vraiment heureux de t’avoir dans ma vie.” Souriant je profite comme il m’invite à le faire, m'enivrant de sa présence et de sa douce odeur mêlée à celle de la cuisine. “Hyung est bien trop gentil avec moi” je dis d’une voix faible, un peu embrumée par l'apaisement que me procure mon ami.

Quand il me l’indique je vais m’asseoir sur le canapé, toujours un peu coupable de m’imposer à lui comme ça. Mais je ne le dis pas cette fois-ci, je me contente juste de hocher de la tête à ses paroles. Je souris en le voyant arriver avec le bol de nouilles. Un seul, comme d’habitude. Rares sont les moments où j’ai vu mon ami manger. “Merci beaucoup hyung ! Ça a l’air totalement délicieux !” Puis en silence je commence à déguster religieusement son plat. Et comme d’habitude c’est une explosion de saveurs qui me prend dans tous le corps. Avec un grand sourire je me jette à son cou. “Comment tu fais pour cuisiner aussi bien à chaque fois ? Va falloir que tu m’apprennes tes secrets hyung ! Histoire que je puisse épater un peu la galerie, c’est pas juste de garder autant de talents pour toi.” je dis avec un petit clin d’oeil avant de le lâcher et de continuer à manger avec attention. “Dis ? Je peux rester dormir sur ton canapé ce soir ? Je sais que ça embêtera peut-être Tian hyung, mais je ne me vois pas rentrer chez moi, tout seul. Je me ferais tout petit, mais je veux juste un petit coin safe histoire de ne pas trop penser à tout ça.” je dis en baissant la tête sur mon bol. “Je comprendrais que tu ne veuilles pas cependant.”







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