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Lim Aran
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(#) Sujet: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyVen 24 Sep - 19:32
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(outfit) Et tu tournes, tournes sur toi-même enchaine les pas et reproduit ceux du chorégraphe du mieux que tu puisses dans l’espoir que demain, tout soit limpide. Tes cheveux fouettant l’air, tes pieds reprenant leur appuis ferme sur le plancher ciré en bois lorsque la musique – ta propre chanson – s’arrête. Tu refais encore et encore ces même pas devant l’immense miroir, rejoue encore et toujours cette même chorégraphie depuis ton retour à l’agence il y a plusieurs heures maintenant. Tu t’acharnes à chercher la perfection Aran, essaie de paraitre le moins essouffler possible, que tes gestes soient les plus fluide et métrisé comme t’aimerais qu’ils le soient quand tu seras devant les caméras du M Countdown de demain. Face à l’immense miroir devant lequel tu t’entraines avec chorégraphe et danseurs, tu t’épuises, transpire à grosse goutte. Mais malgré toi, malgré toute la bonne volonté que tu y mets la perfection, tu ne l’atteins pas Aran. Il y a toujours un couac, un petit truc qui n’aille pas à tes yeux. Peut-être car t’es trop stressée, que tu te mets une pression monstre sur les épaules et que tu n’arrives pas à t’en détacher. Mais lorsque le soleil se couche, que tu vois les visages agacés des danseurs tandis que le chorégraphe s’en va pour travailler avec un autre groupe tu leur donne ton aval pour qu’il s’en aille eux aussi. Car le problème ne vient pas d’eux, eux ils font tout très bien mais c’est toi qui n’est pas à la hauteur, c’est toi qui doit travailler sur toi-même.

Alors tu continues en solitaire, passe beaucoup trop de temps dans ce studio de danse pour que ça soit productif. Au point d’en oublier de regarder l’heure qu’il est, d’aller ne serait-ce que manger un bout à l’extérieur pour t’aérer l’esprit et dégourdir tes muscles martyrisés. Tu t’entraines jusqu’à que tes chevilles se mettent à bruler, que tes bras ne soient plus en capacité de se lever comme ils le faisaient quelques heures avant que tu n’abuses. Et de te voir si faible, encore moins performante qu’un peu plus tôt te met à pleurer Aran. Des nerfs, de frustration aussi – surtout – tu supportes pas de te voir si nul, d’imaginer que tu ne mérites pas ta place dans une émission, en tant qu’invité ou même d’artiste en général. Ton manque de confiance se fait ressentir et tu craques après des semaines et des semaines de pression, des journées entières à te sentir au plus bas. Syndrome de l’imposteur qui s’impose à toi et t’as beau tenté de le chasser, de te rappeler que t’as bossé des années comme une acharnée, que tu fais tout comme il faut et comme on te le demande, rien y fait. Tu ne te sens pas à ta place ici ce soir, t’es pas à l’aise avec ton corps, ta façon de bouger.

Pire, d’autres savent mieux danser et chanter que toi sur ta propre chanson.

Du moment que tu te mets à penser à ça, plus rien ne va, constat terrible qui prend place dans ton cerveau fatigué. Façon de penser autodestructrice, l’envie de tout plaquer et simplement t’en fuir qui elle, grandit. Tu te recroqueville Aran, chouine la tête entre tes genoux comme le ferait une gamine de cinq ans et demi. Tu contrôles pas le flot de larmes qui glisse sur tes joues, ne contrôle pas les hoquets désespérés qui s’échappe d’entre tes lippes gonflées ni les battements de ton cœur. Tu subis ta crise d’angoisse Aran, subis tes craintes et te les prends de pleins fouets. Ça faisait longtemps que ça ne t’étais pas arrivé, surement plusieurs mois. Et t’avais oublié ce que ça faisait d’être dans cet état, de ne plus rien contrôler, de ne plus réussir à se calmer de soi-même. T’as du mal à reprendre ton souffle, aimerait presque crier à l’aide mais personne n’est dans les parages – car il est tard et que l’air se fait précieuse dans ces moment-là, t’aurais même pas le courage de l’utiliser ainsi ton oxygène. Puis t’as trop de fierté, bien trop pour montrer à quiconque que t’es faible. Alors tu vas subir ta crise Aran, jusqu’à que tu t’apaises toute seule, même si ça doit prendre des heures.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptySam 25 Sep - 23:33
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(outfit) Quelques murmures échangés, un éclat de rire étouffé, et ils se séparent devant la porte de cette pièce qui les a accueillis pour quelques instants. Le temps de se retrouver ; passer un bon moment, dans le secret de cette agence qui prohibe jusqu’aux relations les plus basiques entre ses talents – tout en sachant pertinemment que l’interdit ne fera qu’exciter encore plus la tentation. Il ignore s’il reverra cette fille ; si l’occasion ou même l’envie se représenteront, à l’avenir. Tout ce qu’il sait c’est que Aran lui manquait aujourd’hui et qu’il n’a aucun moyen de la joindre. Que tout ce qu’il a à sa disposition, c’est le compte professionnel surveillé par son manager, et visible pour des milliers de fans.

Ce n’est pas avec ça qu’il ira bien loin.

Leurs chemins se séparent immédiatement ; elle repart dans une direction, et lui dans l’autre. Ses vêtements qu’il réajuste un peu, s’applique à se recoiffer comme si de rien n’était – on ne sait jamais qui il pourrait croiser. Le pas lent dans les couloirs de l’un des vastes étages dédiés aux salles de répétitions, qu’il doit sillonner de long en large pour atteindre les ascenseurs qui le mèneront directement à l’entrée du bâtiment, pour enfin regagner les dortoirs. Car il est crevé Suho, épuisé de sa journée, et une chape de fatigue nouvelle lui tombe dessus à la sortie de cette petite pièce. Ne rêve désormais que d’une chose, retrouver le confort tout relatif de son lit, pouvoir se glisser sous la couette avec un bon livre jusqu’à ce que ses pensées daignent retrouver Morphée – en espérant ne pas entendre Kyang pester à l’étage du dessous à cause de la lumière de la lampe de chevet.

Et c’est avec cette seule pensée en tête qu’il arpente les couloirs de l’étage, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon. Tout est calme, par ici ; l’insonorisation des salles l’empêche de savoir s’il demeure des gens en train de s’entraîner, mais vu l’heure, il ne doit plus y avoir grand monde. L’agitation habituelle des couloirs a cédé la place à un silence presque troublant, et ça fait du bien, en réalité. C’est comme une bouffée d’air frais dans le grabuge de cette vie à cent à l’heure, mais des sons indistincts l’arrachent à ses considérations, et Suho s'interrompt. Dévisage les portes alentours pour tenter de deviner d’où provient le son, s’approche doucement de l'unique battant entrouvert d’où filtre un rai de lumière. D’où s’échappent des hoquets étouffés qui font se froncer ses sourcils, le poussent à s’approcher un peu plus.

Il fait chaud, dans la pièce. C’est un véritable four, comme si cela faisait des heures que l’on s’y acharnait, et les semelles de ses sneakers foulent le plancher à mesure qu’il s’approche. A mesure qu’il s’aperçoit qu’il connaît cette jeune femme ; qu’il connaît cette scène, un peu trop pour que ce ne soit pas douloureux. Et à peine l’a-t-il reconnue qu’il se précipite vers Aran, l’inquiétude se peignant soudain sur ses traits ; s’accroupit à ses côtés pour lui glisser doucement :

- Hey hey hey, Aran… Tout va bien, j’suis là…

Il se mord les lèvres, car les mots sont sortis tous seuls – comme à l’époque, et qu’il ignore s’ils auraient encore quoi que ce soit d’apaisant pour elle aujourd’hui. Jeune homme désarmé, car à l’époque pour la calmer il la serrait contre lui, caressait son dos et ses cheveux jusqu’à ce que ses larmes se tarissent et que son souffle se stabilise. Mais aujourd’hui il a le sentiment d’avoir perdu ce droit, sa main qu’il pose alors doucement sur son bras, le caresse doucement. L’air catastrophé de la trouver dans cet état.

- Qu’est-ce qui s’est passé, hm ?

Il essaie de lui parler doucement ; de se montrer apaisant. Réconfortant. Car il aimerait qu’elle se sente en sécurité, avec lui – il l’a toujours voulu –, qu’elle sache qu’avec lui elle n’a pas à faire semblant. Qu’elle peut laisser tomber ses barrières sans rien craindre de lui.

- Je vais juste ouvrir les fenêtres pour que t’ai un peu d’air frais, ça va ? Je reviens tout de suite.

Un regard inquiet qu’il porte sur elle en voyant qu’elle peine toujours autant à respirer, et déjà il se redresse pour rapidement longer les murs jusqu’à avoir ouvert toutes les fenêtres. Leur capacité d’ouverture est très réduite, mais elle permet déjà de faire entrer quelques souffles d’air frais dans la pièce, alors il se dit que c’est toujours ça de pris. Suho déjà revenu à ses côtés, ses mains qui vont chercher l’une des siennes pour doucement la forcer à se détendre, déplier ses doigts resserrés en poing pour qu’au moins une fraction de son corps ne soit plus crispée par l’angoisse.

- Chut… Respire, Aran, tout va bien… Tu veux boire un peu ? Ca t’aiderait, que je t’amène un peu d’eau fraîche ?

A répéter sagement les gestes qui la calmaient, à l’époque. Espérer que cela fonctionne encore, et ce regard soucieux qu’il essaie tant que possible de masquer pour ne pas empirer la situation.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyDim 26 Sep - 13:20
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Et maintenant tu pleures Aran, tu pleures à chaude larme sans réussir à tarir ces perles salines. Ton corps est crispé dans ce coin de la salle de répétition qui t’a été attribué pour aujourd’hui, toute recroquevillée sur toi-même tu ressembles à s’y méprendre à un de ces emballages plastique usée qu’on écrase entre ces doigts avant de le jeter. Tu suffoques, fait du bruit sans t’en rendre compte. Mais personne ne peut t’entendre, personne ne se balade dans les parages à cette heure-ci. C’est pour les trainee de trainer si tard, s’entrainer si fort. Toi normalement, tu n’as pas à en faire autant. Pas pour une danse si banale du moins. Ça devrait être acquis, tu devrais être parfaitement capable de gérer avec les heures dédiés à la danse que ton emploi du temps t’offre. Et en soi, ton chorégraphe n’a pas dit le contraire, il est parti en te disant que ça devrait le faire et non pas que c’était la catastrophe. Mais toi, t’as toujours l’impression de faire moins bien les choses que la moyenne, t’as trop peur de l’échec et de la déception pour lâcher la pression, t’en tenir aux entrainements. C’est des milliers de fourmillement que tu ressens dans le bout de tes doigts, glisser de ton échine jusqu’à la pointe des pieds fatigués, usées. Des centaines et des centaines de petit courant électrique qui passent d’un membre à l’autre pour te prévenir que tu perds le contrôle Aran, tout est entrain de partir à la dérive. T’es plus maitre de toi-même, plus maitre de tes émotions. Tu subis tes excès et paie le prix de ta gourmandise à toujours vouloir grappiller un peu de temps pour t’entrainer, toujours forcer – tirer sur la corde – jusqu’à que celle-ci se rompt.

Tu n’entends pas la porte s’ouvrir loin devant toi, tu ne vois pas la petite tête décolorée qui joue la carte de la curiosité. T’es trop dans ta propre bulle, concentrée sur les pulsions de ton cœur, ce début de tournis qui te donne l’impression que tu vas finir par t’évanouir ou bien t’asphyxier pour le voir arriver en trombe sur toi. C’est quand sa voix s’élève dans le lourd silence de la pièce – et les trémolos de ta voix – que tu prends conscience que quelqu’un vient d’entrer dans ton espace, que quelqu’un te voit dans cet état lamentable. Et t’oses même pas relever les yeux, Aran. Même si t’entends cette – sa voix –, la reconnait parmi des centaines distinctement. T’as trop honte qu’il te retrouve comme ça, Suho. Fragile, impuissante.

Il y alors cette main qui se pose sur ton bras, le caresse lentement d’une façon réconfortante. Sa voix qui s’élève de nouveau dans la pièce, prononçant ton prénom, tentant de te rassurer en disant que ça va aller, qu’il est là pour toi. Et t’aimerais parler Aran, trouver la force de dire ne serait-ce qu’un mot. Mais tu pleures, étouffe à moitié et n’arrive pas à sortir ne serait-ce qu’une seule onomatopée. Surement qu’il comprend Suho, comprends que t’as besoin d’air avant de faire un malaise car déjà il se lève, t’avertis qu’il va ouvrir les fenêtres pour créer un peu de courant d’air dans cette fournaise que t’as toi-même crée au cours des dernières heures. Et déjà il revient à tes cotés le garçon, prend l’une de tes mains et t’aide à déplier tes doigts crispés, t’oblige à arrêter d’enfoncer tes ongles longs dans tes paumes. Et surement que si il regardait l’intérieur de tes mains il y verrait les striures, les petit vaisseaux sanguin qui ont éclaté ces dernières minutes laissant sous ta peau de toutes petites trainées violettes.  

Comme ces teintes violines et rosées que vous aperceviez dans le ciel quand le soleil commençait à se coucher sur Daegu. Ces mêmes couleurs, si jolie dans le firmament mais bien moins entre tes mains maintenant.  

Quand il te demande si t’as besoin d’eau Suho tu bouges vivement la tête de gauche à droite ; resserre ta maigre poigne sur sa main pour qu’il reste à tes cotés. Car il est ton rocher, l’ancre à laquelle tu t’accroches pour ne plus tanguer. Et t’as peur que si tu restes une seconde de plus à étouffer, ne réussit pas à dire un mot il finisse par s’éloigner, aille chercher de l’aide alors t’ouvres la bouche, hoquette un instant et fini par dire :

- Je- j’vais… j’vais tout foirer demain… J’su-j’suis trop nulle…

Et ta tête qui mollement tombe sur le côté, vient se poser sur son épaule lourdement sans que tu puisses y faire grand-chose. T’es épuisée Aran, à bout de force.

- J’ai pas géré les…les entrainements… j’vais me ridi-ridiculiser …

Et tu pleures à chaude larme, cache ton visage à l’aide de ta main libre. Toujours incapable de faire le vide, de te rendre compte que c’est ta crise d’angoisse qui rend ta performance de demain chaotique.

- ça- ça… fait des heures entières que je -j’m’entraine, des jours même et c’est… c’est- jamais comme je l’imagine.

souffrance qui s'entends dans tes mots, c'est désespérée que t'ajoute :

- J'veux tout abandonner, j'en... j'en peux plus Suho.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyLun 27 Sep - 22:31
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Et Suho s’accroupit à ses côtés. Doucement, il pose la main sur son bras ; le caresse légèrement, faute de pouvoir la serrer contre lui, déposer un baiser sur le sommet de sa tête en lui assurant que tout va bien se passer. Il fait avec les moyens du bord ; avec ce qu’il a perdu le jour où ils ont cessé de se fréquenter comme ça, et les limites imposées par leur nouvelle relation. Peu sûr de l’efficacité de ses gestes – mais il essaie, tant qu’il peut.

On a pourtant connu plus efficace, en témoigne l’incapacité de Aran à lui répondre lorsqu’il lui demande ce qui la tracasse. Son corps toujours tremblant ; sa respiration toujours désordonnée – et ces pleurs qui n’en finissent pas. Alors il lui assure qu’il revient dans un instant et se relève, se dépêche d’ouvrir toutes les fenêtres pour pouvoir regagner ses côtés. Ses mains refermées sur l’une des siennes ; les gestes doux lorsqu’il s’efforce de déplier ses doigts, lui demande doucement si elle veut boire quelque chose. Car elle ne semble pas en état de parler – elle ne semble pas en état de quoi que ce soit, pour être honnête. Pourtant, elle secoue vivement la tête, et s’agrippe un peu plus fort à ses doigts. Comme si elle craignait qu’il la laisse, lorsque tu le sais Aran, de nous deux c’est pas moi qui ai l’habitude de partir.

- Eh, y a pas à chercher à ce point mon contact, tu sais… ?

Un petit sourire qui n’atteindra jamais ses yeux – à tenter de détendre l’atmosphère, ignorer la violence avec laquelle son cœur se serre lorsqu’il la voit dans cet état-là.

- Je vais nulle part si t’en as pas envie, t’inquiètes pas…

Le ton se fait soudain plus sérieux, et les sourcils se haussent un peu en l’entendant hoqueter, en comprenant qu’elle cherche à lui dire quelque chose. Les doigts un peu resserrés sur les siens, comme pour l’encourager – allez Aran, tu vas y arriver. Et un soupir franchit ses lèvres lorsque lui parviennent les premiers mots. Il aurait dû s’en douter – rien n’a finalement changé, malgré le passage des années. Ce sont toujours les mêmes craintes qui la paralysent ; l’anéantissent. L’angoisse de ne pas y arriver ; de ne pas être assez douée, lorsqu’il la connaît suffisamment pour savoir qu’elle s’est déjà entraînée jour et nuit.

- Mais non, dis pas ça… T’es pas nulle du tout, y a pas de raison que tu foires quoi que ce soit ou que tu te ridiculises, enfin.

Et l’une de ses mains libère la sienne pour passer un bras autour de ses épaules, la serrer un peu contre lui en caressant son bras du bout des doigts. Car il sent sa tête tressauter sur son épaule au rythme de ses sanglots ; entend les pleurs emplir la pièce, glaçants.

- Si ça fait des jours que tu t’entraînes ce sera très bien, d’accord ?

Le ton qui se fait doux, sincèrement persuadé de ce qu’il avance – il la connaît Suho, sait pertinemment que la situation n’est jamais aussi désespérée qu’elle l’imagine. Mais ses derniers mots le tétanisent sur place, le choquent si bien qu’il ne peut que s’écarter un peu pour de nouveau voir son visage, tenter de trouver son regard.

- Hein ? Comment ça tout abandonner, tu dis quoi ?

Il ne parvient pas à y croire, Suho – et ça lui fait un peu plus de peine encore d’entendre de tels mots dans la bouche d’une personne comme Aran. Une personne si déterminée ; si bien acharnée. Qui n’a toujours rêvé que de pouvoir debut, privilège si rarement accordé aux milliers de gamins à la tête pleine de rêves.

- Tu vas rien abandonner du tout Aran, tu m’entends ? T’as travaillé trop dur pour en arriver là, tu le regretterais toute ta vie si tu lâchais maintenant.

Ses deux mains posées sur ses épaules – il aimerait qu’elle relève les yeux vers lui, aimerait rencontrer son regard pour tenter de lui faire comprendre combien c’est une mauvaise idée. Combien cela lui ressemble peu.

- Ecoute… Je suppose que c’est normal de penser ça, que ça arrive à tous les rookies à un moment ou à un autre… Peut-être même aux idols qui ont des années de carrière derrière eux… Mais faut que tu sois forte Aran, faut que tu continues de te battre comme tu l’as toujours fait. Si t’es arrivée jusque-là c’est pas pour rien, tu la mérites ta place ici. Puis t’es assez douée pour avoir pu debut en solo, et ça c’est vraiment pas donné à tout le monde. Ca veut bien dire ce que ça veut dire.

La tête qu’il hoche doucement, comme pour donner plus de poids à des mots qu’il sent insuffisants. Et doucement, il ajoute :

- Moi j’crois en toi. J’suis sûr que tu vas gérer demain, comme toujours.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyMer 29 Sep - 11:57
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Tu le contredirais Suho si t’en avais la force, surement que tu le pousserais d’un geste furtif comme si son simple touché bruler soudainement ton derme. Et quitte à agir de façon démesurée, tu lui dirais d’aller se faire voir plutôt que d’assumer le fait que t’as besoin de lui. Car t’es comme ça, un brin chieuse à toujours vouloir contredire. Mais là, tout de suite l’instinct de survie – la peur – qu’il s’en aille loin de toi, prime sur tout le reste. Alors tu te cramponnes un peu plus à lui, t’accroches à cette main comme si il était ton dernier remède, le nouveau souffle dont t’as besoin pour remonter à la surface de cet immense gouffre. Mais Suho il semble avoir entendu ton appel à l’aide, semble avoir compris ton désespoir derrière tes gestes imprécis et la précipitation avec laquelle tu viens d’agir car il te rassure l’ancien brun, te dit qu’il n’ira nulle part. Et puisqu’il est là Suho tu te forces à déballer tout ce que t’as sur le cœur depuis des heures et des heures. Difficilement, la gorge nouée et les yeux imbibés de larmes tu craches le morceau. T’avoue à demi-mot que t’as peur, que tu te sens vraiment nulle car depuis des heures t’as l’impression déchoué, d’être encore moins performante qu’en arrivant en début d’après-midi.

Et tu pleures Aran, laisse ces larmes perler sur tes joues, finir leurs courses au bout de ton menton avant d’éclater sur le coton de ton pantalon. T’y crois vraiment à ce que t’avances, tu te sens vraiment diminué, totalement inutile et pas à ta place dans cette industrie trop parfaite, toujours plus performante encore et encore. Même si il te dit que tout ira bien, que t’as pas à t’en faire quant à ta performance de demain t’arrive pas à t’enlever cette image médiocre de toi-même de la tête. Ça te rend malade et l’impensable franchie tes lèvres, tu prononces à haute voix les mots les plus éloignées de ta pensée.

J’veux tout arrêter.

Sauf qu’en réalité tu ne veux pas en arriver-là. C’est juste l’accumulation, la peur de l’échec qui te pousse à être si défaitiste. C’est cette fatigue qui pèse sur chaque partie de ton corps, chaque articulation ; ce mal de tête qui émiette le peu de bon sens qu’il pourrait te rester potentiellement. Heureusement pour toi qu’il est là Suho, heureusement que ton discours accompagné de ces larmes de crocodile ne le pousse pas à te dire de tout stopper si c’est pour finir dans des états pareils. Bien au contraire, il te dit de te ressaisir le garçon, t’assures que tu serais malheureuse comme les pierres si t’en venais à prendre une telle décision et t’hoche de la tête, car de l’entendre te le dire te rassure. Te remet sur les rails. Et tu renifles Aran, redresse un peu la tête et tente de le regarder malgré tes prunelles brouillées de larmes. Tu le vois Suho, face à toi. De façon flou mais il est là. Les cheveux bien plus clairs que la dernière fois, le regard triste de te voir dans cet état pitoyable. Alors tu ravales ces putains de pleurs, essaie de reprendre ta respiration tandis qu’il tente une énième fois de te rassurer, te faire entendre que c’est surement ce qu’il y a de plus normal de craquer à ce stade-là. Faut que tu sois forte, encore plus forte qu’il y a deux ans car tout se joue maintenant. Et il croit en toi Suho, et finalement c’est ce qui a le plus d’impact dans tout ce qu’il a pu dire jusqu’à présent. C’est de l’entendre te le dire qui t’aide à te sortir un tout petit peu de cette tornade d’émotion négative dans laquelle tu t’es fourré toute seule à trop tirer sur la corde, croire que ton énergie est infinie.

- J’suis… J’suis désolé de te fai-faire perdre du.. du temps avec mes histoires…

Que tu dis en passant la manche de ton gilet sur ton visage pour essuyer toutes ces larmes, essuyer la honte d’être face à lui dans cet état.

- Le pire c’est que t’as raison, j’veux pas abandonner mais c’est trop difficile parfois… J’arrive pas à … Décompresser, me dire que ça va aller… J’ai trop peur … J’me sens naze et … et voilà…

Mirettes que t’abaisses, fixe le sol un instant avant de soupirer un grand coup te rendre compte d’ô combien toute cette scène est ridicule – te parait risible maintenant que tu pleures un peu moins, que t’arrives à re-contextualiser tout ça – t’as honte Aran. Si honte que lorsque tu relèves les yeux et voit qu’il te fixe tu viens cacher ton visage à l’aide de tes deux mains perdues dans les manches trop large de ta veste et dit malgré ta voix étouffée par le tissu :

- J’me suis foutue encore plus la honte… Devant toi en plus …

Tête que tu laisses tomber en avant, ton front allant cogner son épaule un instant. Et tu soupires, reprends quelques secondes ta respiration avant de te redresser, plisser tes yeux gonflés et lui demander méfiante :

- Comment tu m’as trouvé … ? Tu me pistes Yi Suho … ?

Et peut-être que t’aimerais bien que ça soit le cas. Car au fond, toi aussi tu le cherches souvent du regard Suho, t’es légèrement déçu quand il n’apparait pas dans ton champ de vision au détour d’un couloir ; qu’un de ces collègues est là mais pas lui. Légère frustration, sensation de toujours le raté quand t’es joliment habillé, que ton maquillage est parfait. Toi, tu le vois quand t’as les yeux gonflés et rougie par les larmes, le nez qui coule après une énorme crise d’angoisse. Quand en autre, tu ressembles à un énorme désastre.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyJeu 30 Sep - 0:02
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Les prunelles rivées sur elle et ses traits défaits, ses yeux rougis par des larmes qui ont trop coulé. Il aimerait pouvoir faire quelque chose pour elle, Suho ; aimerait que la serrer dans ses bras suffise à prendre sur lui toute la fatigue et l’angoisse qui l’accablent. Il aimerait pouvoir la décharger de tout ça, la délester de cette panique qui la gagne parfois. Mais il sait que ce n’est pas possible, peu importe combien il le veut, et devant elle, le garçon se sent juste impuissant. A doucement lui caresser le bras ; chercher ses yeux lorsqu’il lui assure qu’il croit en elle. Car c’est le cas. Il a toujours su qu’elle embrasserait ses rêves, Aran. Qu’elle deviendrait célèbre, et pourrait passer ses journées à faire ce qu’elle aime. Il a toujours cru en elle bien plus qu’il croyait en lui-même, car elle a toujours eu plus de détermination que lui ; a toujours semblé plus attirée par ce monde de paillettes que lui, qui voulait finalement seulement pouvoir danser à longueur de journée. Et ses sourcils se haussent un peu lorsqu’elle s’excuse de lui faire perdre du temps ; il secoue vivement la tête, lui répond :

- Tu me fais perdre aucun temps, t’occupes pas de ça. J’allais juste dormir, hein… Qui a besoin de dormir, en vrai ? C’est surcoté.

Les yeux levés vers le ciel, l’air de dire que le sommeil n’est qu’un luxe pour les enfants capricieux. Mais y a un fond de vérité derrière ces mots ; y a le tumulte de son cerveau qui le pousse à s’user les rétines sur ses bouquins jusqu’à ce que Morphée daigne l’accueillir, et ces nuits d’enfance où il ne parvenait pas à fermer l’œil de la nuit sans la présence de son frère pour le rassurer. Mais ce n’est pas lui qu’il faut consoler, ce soir. Ce soir, y a une poupée accablée échouée à ses côtés, et il la regarde essuyer son visage humide du dos de sa manche, esquisse un petit sourire aux relents tristes en l’écoutant.

- T’es tout sauf naze, Aran… T’as une voix magnifique, tu fais des super morceaux et tu danses bien. T’as tout à fait ta place ici, sinon ils t’auraient pas fait debut, et tu le sais aussi bien que moi.

Son pouce qu’il glisse délicatement sur sa joue pour chasser une larme qu’elle a oublié, l’essuie sur son pantalon avant de répéter :

- T’es tout sauf naze. Et je te le dirais autant de fois qu’il faudra pour que ça rentre dans ta grosse tête butée.

Le haut de sa tête sur laquelle il toque doucement, et lorsque quelques instants plus tard elle déclare s’être foutu la honte, l’incompréhension gagne ses traits.

- Ben ? Pourquoi tu te serais foutu la honte, même ? Je trouve que tu dis beaucoup de bêtises toi ce soir, je te rappelle que j’en ai vu d’autres, hein. T’as pas à être gênée pour ça, enfin.

Car c’est loin d’être la première crise à laquelle il assiste ; que déjà à l’époque, il lui arrivait de craquer devant lui, et s’il comprenait parfois que c’était la faute à la pression, il était d’autres cas où la cause lui échappait complètement. Et à peine est-elle remise de ses émotions que la diablesse ne trouve rien de mieux à faire que de l’accuser de la suivre. Il la dévisage un instant, Suho, la véritable raison de sa présence dans ces couloirs à cette heure de la nuit sur le bout de la langue – et pourtant, il ne parvient pas à lui en faire part. Il sait pas lui-même pourquoi il ose pas lui dire qu’il était avec une fille, lorsque cela fait pourtant plusieurs années qu’il ne se passe plus rien entre eux, qu’ils ne sont jamais sortis ensemble à proprement parler et que de toute manière c’est elle qui est partie la première. Mais il peut juste pas, et soudain, ces accusations qui l’auraient presque vexé lui apparaissent finalement comme la meilleure porte de sortie. Alors il esquisse une petite grimace ; laisse échapper un soupir calculé lorsqu’il lui répond :

- Ah, j’avoue tout, tu m’as grillé… Ca fait des semaines que je te piste, en vrai… Je t’ai mis une puce, juste ici, tu vois ?

Le côté de son cou qu’il vient tapoter du bout du doigt – car toutes les excuses sont bonnes pour la toucher.

- Et tu sais quoi ? Dans cette puce y a un détecteur qui m’alerte chaque fois que tu penses que t’es « naze ». Donc voit le bon côté des choses. Grâce à elle je pourrais toujours être là pour te remonter le moral quand t’as un petit coup de mou comme ce soir.

Un petit sourire qu’il lui adresse, la regarde un instant avant de lâcher :

- Écoute, moi je te proposerais bien de t’aider à répéter si ça peut te tranquilliser, mais t’as l’air épuisée donc j’ai peur que ce soit juste contre-productif. Tu ferais mieux de rentrer te reposer pour être en forme demain.

Et soudain, il plisse un peu les yeux, incline la tête sur son épaule lorsqu’il demande, suspicieux :

- Est-ce que t’as mangé, au moins ?

Car la connaissant, elle est parfaitement capable d’avoir sauté son dîner seulement pour répéter. Peut-être même son goûter, voire son déjeuner. Va savoir depuis combien de temps elle a pas mangé.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyLun 4 Oct - 16:43
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Tu comprends tellement ce qu’il veut dire Suho quand il dit qu’il n’est plus à quelques heures près de sommeil en moins. Car dormir paisiblement, te coucher sans être trop fatigué et te réveiller sereinement toi non plus tu ne connais plus ça depuis quelques années maintenant. Tu ne dors que quelques heures par ci, par là. Tu te couches souvent à pas d’heures et te réveil aux aurores car le planning d’une idole qui doit se faire connaitre est charger à outrance. Et si toi, tu vis ça très mal t’aimerais bien épargner à Suho cette misère ce soir. T’aimerais avoir la force de lui dire qu’il peut y aller, que tu vas te débrouiller toute seule maintenant que t’es légèrement calmé. Mais ton égoïsme te rattrape et tu ne dis finalement rien du tout, car t’es bien avec lui. Sa présence te rassure, ses mots entre dans ta tête et raisonne ton cerveau bousillé par l’angoisse et le stress. Il sait s’y prendre, sait comment t’apaiser.

Alors tu grappilles quelques minutes, juste un peu encore avant de le libérer pour de bon.

Ressenti dont tu lui parles, cette façon si sombre et réductrice que t’as de voir si souvent ton propre reflet dans le miroir. Tu te sens bonne à rien, mauvaise à tout. Tu ne le dis pas pour récolter les compliments, obtenir une quelconque validation mais n’empêche que lorsque Suho te rappelle que t’as tout de même débuter toute seule et que ce n’est pas pour rien, tu ne peux pas lui dire que c’est faux. Y’a bien quelque chose – un petit grain de potentiel – qu’a dû interpeller vos supérieurs. Mais n’empêche que tu te sens tout de même pas à ta place, toujours autant novice et prête à tomber dans l’oubli lorsqu’en réalité, tu n’en es qu’au prémisse de ta carrière. T’es buté Aran et il le sait Suho, ce n’est pas pour rien qu’il t’assure qu’il te répétera que t’es doué autant de fois qu’il le faudra, que c’est pas ton tempérament entêté qui l’en empêchera et que sa main vient toquer ton crane comme si celui-ci était fait de pierre ou de marbre.

- C’est toi qui parle de grosse tête…tsss…

Que tu dis en reniflant, ta main venant frotter l’endroit qu’il a tapé. Moue boudeuse que tu lui sers, peu contente de l’entendre te dire ça. T’as le regard effronté, les sourcils légèrement froncés lorsque tu te rends compte que t’es tout sauf en position de faire ta rebelle. Car tu pleurais comme un bébé il y a encore quelques minutes, complètement décomposé et accroché à lui comme si t’allais à tout moment t’évanouir à la simple pensée de te ridiculiser sur la chorégraphie que tu devras présenter demain. Alors tu te caches légèrement de lui, arrête de faire ta comédie et n’ose plus le regarder droit dans les yeux. T’aimes pas qu’on puisse entrevoir tes faiblesses, tu détestes finir dans cet état devant des gens. Et même si il t’a déjà vu comme ça par le passé, t’avais pas forcément envie qu’il ait de nouveau cette image-là de toi. Pas si tôt, pas après tout ce temps passé loin l’un de l’autre.

- C’est juste pas l’image que j’ai envie de renvoyer… Faible et toujours aussi angoissée… Mais bon…

Epaules que t’hausses, car t’es finalement impuissante. C’est quelque chose que tu ne gères pas et si jusqu’à présent t’arrivais à t’en sortir et faire ces petites crises de ton coté, à l’abris des regards il fallait bien qu’un jour quelqu’un te voit dans cet état. Dans ton malheur, t’as au moins la chance que ça soit Suho qui y assiste ce soir. Au moins lui sait comment s’y prendre, lui sait comment te calmer.

- Merci d’ailleurs… J’suis contente que ça soit toi qui m’ait trouvé...

Et le rouge te monte aux joues dès lors que tu te mets à le remercier, trop naturellement tu baisses les yeux et te met à jouer avec tes doigts, ces manches trop longues qui cache la moitié de tes mains. Timidité que t’essaie de lui cacher, gêne que tu tentes de faire disparaitre en te mettant à l’embêter. Car comment ça se fait qu’il traine si tard par ici ? Tu l’accuses de t’espionner et à la tête qu’il fait, l’étonnement qui glisse dans ses yeux sombres t’as l’impression de toucher un point sensible. Il semble tirailler Suho et t’hausses alors un sourcil, t’attends à quelque chose de loufoque telle qu’une envie de s’échapper de son dortoir, fuir un de ces collègues. A moins qu’il ait voulu faire un live en extérieur ? Se filmer en pleine répétition en plein milieu de la nuit ? Tu ne sais jamais à quoi t’attendre avec lui alors lorsqu’enfin il prend la parole et t’avoue qu’il te suit tu plisses les yeux, comme si tu le passais au détecteur de mensonge. Car c’est trop simple venant de lui mais ta petite comédie à deux balles d’inspectrice t’arrête de la jouer du moment que son doigt glisse contre ta jugulaire s’arrête sur un point précis où une puce aurait été planté par ses soins. Tu le fixe, cligne des yeux un instant. Il parle Suho mais t’es un peu déconnecté, essaie de freiner les battements de ton cœur. T’as entendu que la moitié des choses que déjà tu réponds :

- Attend, attend… C’est toi qui m’as mis ça là … ? Sans que je m’en rende compte … ?  T’es venu faire ça quand ? Pendant que je dormais … ? Non, t’as envoyé un de tes collègues me parler à la cantine pour le foutre dans ma soupe sans que je m’en rende compte ? Ou alors c’était la dernière fois quand on s’est vue dans le studio ou on a fait chacun notre live, t’étais un peu trop tactile c’est vrai …

Petit air méfiant, prunelles que tu laisses rouler avant d’ajouter accompagner d’un maigre sourire sur le visage :

- Tu peux juste me demander mon numéro aussi… Plus simple que de me surveiller ou me mettre une puce au moins je pourrais te dire si ça va pas si j’en ai envie … J’dis ça, j’dis rien.

Lèvres que tu pinces, les mirettes rivées sur lui. Tu lui laisses le choix de prendre ton numéro ou de se contenter de te croiser quand le destin décide de vous mettre sur le chemin de l’autre. Et tu reprends la parole Aran pour enfin répondre à sa proposition :

- C’aurait été génial de s’entrainer ensemble mais ouais là … J’suis à bout de force, vaut mieux j’économises mes dernières batteries pour demain … Dommage, on se serait croisé quelques heures avant et j’aurais été coaché par le meilleur danseur que je connaisse.

Sourire aussi sincère que tes derniers mots. Tu le penses vraiment quand tu dis que Suho est un très bon danseur, déjà plus jeune c’était le cas et son passage dans un surviror et sa toute nouvelle aventure dans un groupe ne fait que renforcer ce que tu pensais déjà il y a des années : il est fait pour ce métier, fait pour briller. Et déjà, une nouvelle question tombe. Une grimace qui apparait sur ton faciès, la bouche qui se tord légèrement car la réponse que tu vas lui donner ne va pas lui plaire, tu le sais par avance. Mais tu peux pas lui mentir, ton visage t’as déjà trahis.

- Non … J’ai pas mangé, j’ai légèrement oublié … Mais c’est pas grave, je mangerais plus tard en rentrant chez moi.

Tu vas pas tarder toute façon, il est tard et t’es certaine que Suho doit rentrer lui aussi. Alors tu te lèves – du moins tu tentes de te lever. Tache rendu difficile tant tes muscles te tirent de part et d’autre. Tu vois bien qu’il te regarde Suho, s’inquiète de ton état alors tu lui dis :

- Si tu peux juste m’aider … Promis après j’arrive à marcher, c’est juste décoller j’ai du mal là…


Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyMar 5 Oct - 21:55
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Poupée honteuse sous ses yeux – et Suho s’empresse de la détromper. Car il a l’habitude de ses crises, suffisamment pour avoir appris à les gérer, l’aider à faire redescendre la pression efficacement. Mais lorsqu’elle lui explique ne pas vouloir renvoyer une image faible ou angoissée, c’est à son tour de hausser les épaules tandis qu’il lui répond :

- T’as pas à faire semblant avec moi, tu sais ?

Car ils ont tellement partagé, durant cette année passée ensemble. Il l’a vu rire aux éclats et pleurer d’angoisse ; se serrer contre lui et lui hurler dessus. Il l’a vue avec ses qualités et ses défauts, avec ses défenses et ses failles. Il a appris à la connaître ; à l’aimer. Alors ça lui ferait un peu de peine qu’après tout cela, elle s’efforce de nouveau d’ériger des barrières entre eux. Et comme pour noyer ses doutes, elle avoue être heureuse que ce soit lui qui l’ai trouvé ce soir. Un petit sourire qui se dessine face à ces mots ; face au rouge qu’il voit teinter ses joues. Rassuré de l’entendre dire cela, attendri par sa timidité, si rare chez l’enfant sauvage. Mais la nonchalance prend déjà place sur ses traits lorsqu’il hausse les épaules – car il ne faudrait pas lui montrer trop clairement qu’il tient encore à elle.

- C’est normal, hein. J’serais quel genre de bâtard si j’avais juste passé mon chemin ?

Un sourcil arqué, à sincèrement le lui demander – car il a connu un homme comme ça, qui regardait les autres pleurer d’un œil enragé, les accablait de plus belle lorsqu’il était seul responsable de leurs maux. Et que l’une de ses plus grandes peurs est certainement de finir comme lui, aussi mauvais, aussi cruel et égoïste – l’idée que son sang abreuve ses veines le terrifie, dans ces instants-là. Heureusement, les paroles de Aran lui offrent une distraction bienvenue, et par facilité il choisit d’entrer dans son jeu, semble lui avouer qu’en effet, il la suit belle et bien ; pose un doigt contre son cou, juste pour lui désigner l’endroit où il lui a implanté une puce imaginaire. Et s’il la voit dans un premier temps le fixer les yeux plissés, ses traits finissent par se détendre pour simplement le dévisager. Un sourcil qu’il arque alors, l’ombre d’un sourire en coin face à son mutisme soudain ; l’écoute lui demander quand il l’a lui a implantée, avant d’ajouter qu’il pourrait plus simplement lui demander son numéro de téléphone.

- Tu m’as trouvé tactile ? J’vois pas de quoi tu veux parler, j’étais juste normal…

A lui répondre l’air de rien ; se focaliser sur un pauvre point, ridiculement minuscule, de toute sa tirade. Et il est vrai que s’il semble jouer les innocents, ses paroles sont plus honnêtes que l’on pourrait le croire. Car après tout, il a toujours agi ainsi avec elle – les sous-entendus si naturels dans sa bouche, et la moindre occasion saisie pour effleurer son derme. Avec une maladresse d’adolescent dont il use toujours aujourd’hui, pour la simple et bonne raison que les résultats se sont avérés concluants sur la jeune femme – à l’époque, du moins.

- C’est pas plutôt toi qui devrais me le demander ? J’veux dire, selon toi c’est pour me tenir au courant quand ça va pas, donc que moi j’ai ton num’, ça va pas te servir à grand-chose… C’est plutôt toi qui aurais besoin du mien…

L’esprit de contradiction par excellence – Suho, s’il ne développe pas une thèse contraire à ce que l’on vient de lui dire, c’est que quelque chose ne va pas. Et il a ce sourire de p’tit con aux lèvres lorsqu’il lui répond ; le ton déjà plus sérieux lorsqu’il lui avoue qu’il aurait été prêt à l’aider à répéter – tout ce qu’il faudra pour apaiser son cœur apeuré –, mais qu’il doute que ce soit une bonne idée. Et au moins – pour une fois –, ils semblent s’accorder sur quelque chose. Un sourire sincère qui se perd sur ses lèvres lorsqu’elle le qualifie de meilleur danseur qu’elle connaisse – de ces sourires de grand enfant, un peu trop grands, un peu trop éclatants ; de ces sourires qui plissent les yeux et rehaussent les pommettes. Et pourtant, c’est sur un ton léger qu’il se permet de rétablir une vérité :

- Dit-elle alors qu’elle a dû croiser cent cinquante super chorégraphes depuis son arrivée ici…

Mais l’inquiétude perce dans ses yeux lorsqu’il lui demande si elle a mangé ou non – embrase un peu plus son regard lorsqu’elle lui répond par la négative. Il le savait, avant même qu’elle ne parle ou ne laisse une grimace se peindre sur ses traits ; il les connaît trop bien, elle et cette détermination obsessionnelle qui la pousse trop souvent à oublier ses repas.

- Hors de question. Tu vas manger avec moi, j’te connais, si tu rentres tu vas direct te coucher et encore oublier de manger. J’ai pas confiance.

Y a le ton qui se fait un peu plus dur, tout d’un coup – directif. Un sérieux qu’on ne lui connaît que trop peu, et déjà il se relève, bien déterminé à l’emmener manger un morceau avec lui. Sauf que Aran ne le suit pas ; Aran reste clouée au sol, mobilisant de toute évidence toute son énergie pour se redresser – sans succès. Et un soupir franchit ses lippes.

- Tu vois ? C’est exactement pour cette raison que je vais t’emmener manger un truc.

Car ça peut pas être bon pour elle de faire tant d’exercice, enchaîner avec une crise d’angoisse, et avoir l’estomac vide depuis des heures. Il en est persuadé, et c’est cette seule pensée qui tourne en boucle dans sa tête lorsqu’il glisse ses doigts entre les siens et la tire vers lui d’un mouvement ferme, lui laisse le temps de récupérer ses affaires avant de quitter la salle à ses côtés. Sa main qu’il aurait gardé dans la sienne s’ils ne devaient pas se faire discrets, reste tout de même près d’elle au cas où elle se sente faible, alors qu’ils arpentent les couloirs en direction de l’ascenseur. Jeune homme si tracassé que pour une fois, il ne fait pas l’idiot et ne laisse rien entendre d’allusif, une fois enfermés dans la cabine. Ses méninges lancées à toute allure pour tenter de déterminer le meilleur moyen de manger rapidement à cette heure-ci – impossible de sortir acheter à manger dans un restaurant ou une supérette, pas lorsque ses traits sont si bien tirés et portent encore les marques de sa crise de larmes, puis de toute manière il n’est pas à l’aise avec l’idée de la faire trop marcher. Alors lorsque les portes s’ouvrent sur le hall du rez-de-chaussée, il lui glisse un simple « viens avec moi » et prend la direction de la cafétéria. Malheureusement, comme il s’en doutait, les cuisines sont fermées à cette heure-ci, mais la salle reste ouverte aux employés, et il lui ouvre la porte pour la laisser entrer. Se dirige vers les cuisines, priant intérieurement pour qu’elles soient elles aussi restées ouvertes, mais bien sûr il trouve la porte verrouillée. Y a un soupir qui franchit alors ses lèvres, et il est prêt à se résigner à commander sur Uber Eats, même si cela signifie attendre une bonne vingtaine de minutes minimum, lorsqu’il repère une agente d’entretien en train de nettoyer le sol de la cafet’.

- Attends-moi là.

Trois mots glissés à Aran, pour ne pas la contraindre à être vue par qui que ce soit lorsqu’elle pleurait encore il y a cinq minutes, et déjà il s’avance vers la vieille femme, son meilleur sourire d’enfant de chœur plaqué sur ses lèvres.

- Ahjumma… Excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que vous pourriez nous ouvrir les cuisines, s’il vous plaît ? Ma collègue là-bas a vraiment besoin de manger quelque chose, et je m’inquiète beaucoup pour elle. On prendra presque rien, je vous promets, personne s’apercevra de rien, j’aimerais juste qu’elle reprenne un peu de forces. Vous connaissez Icarus ? Je suis le maknae du groupe, vous avez peut-être un de vos enfants qui nous aime bien ? On peut prendre une photo ou je peux vous signer quelque chose si vous voulez… On a juste vraiment besoin de votre aide sur ce coup-là.

Y a bien cinq minutes qui s’écouleront le temps qu’il s’acharne à la convaincre, usant de ses plus vils stratagèmes pour tenter de l’attendrir, s’attirer sa pitié. Et il la remercie chaleureusement, s’incline plusieurs fois lorsque, l’air hésitante, elle finit par lui déverrouiller la porte. Le pas se fait alors rapide pour rejoindre Aran assise à une table, et un petit clin d’œil qu’il lui adresse en arrivant à sa hauteur.

- Ça a marché, viens !

Et la cuisine gagnée, il dévisage les grands placards et armoires à glace, un sourire victorieux aux lèvres ; vient lui glisser, à voix basse pour éviter que l’employée ne surprenne ses mots :

- Allez, sers-toi ! Tu peux prendre tout ce que tu veux.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyMer 6 Oct - 16:35
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Des hochements de tête qui se succèdent, un coup pour lui répondre que tu sais que t’as pas à jouer de rôle avec lui car au fond, il connait tes torts et tes travers, sait les crises existentielles qui anime ton quotidien par période. La fois d’après, quand t’opines de nouveau c’est pour affirmer le fait que tu l’as trouvé plutôt tactile la dernière fois que vous vous êtes vus. Mais Suho préfère nier, agir comme si de rien était. Il préfère te faire sourire et lever les yeux au ciel comme il a toujours eu l’habitude de le faire. Ça te rappelle le passé, te ramène à cette époque que tu considères comme l’une des plus belles de ta si courte existence. Lorsque vous étiez des adolescents sans aucune obligation à part celle de ne pas – trop – manquer l’école, du temps libre à foison et des embrassades langoureuse pour faire passer le temps.

Souvenirs qui te tordent l’estomac, affole ton cœur perdu dans ce corps si faible. Et pour tout ce que représente Suho pour toi, tu te permets de lui faire comprendre qu’il pourrait plutôt prendre ton numéro de téléphone plutôt que de te suivre à la trace, te poser une puce sous le derme à ton insu mais d’après lui, si il y a bien quelqu’un qui doit récupérer le numéro de l’autre, c’est bel et bien toi Aran. T’hausses alors un sourcil, l’écoute faire sa déduction toute pourrie. Et surement que si t’étais pas si fatiguée tu trouverais de quoi rétorquer, trouverais une réponse pour lui faire comprendre qu’il est celui qui doit prendre ton numéro. Mais pas ce soir, t’as juste pas la force alors tu lui réponds trop honnêtement :

- Je pourrais mais j’ai pas de batterie sur mon téléphone depuis des heures et je pourrais pas retenir le tien si facilement … Par contre je connais encore mon numéro par cœur donc je vais te le dire après à toi de faire ton choix mais c’est le 02-896-251...

Numéro doucement épelée, le temps que tu laisses au garçon en face de toi pour prendre ou non ton numéro, t’envoyer un message avec ne serait-ce qu’un petit point juste histoire d’avoir aussi le sien. Garçon au grand sourire, trop heureux de t’avoir entendu dire qu’il était le meilleur danseur que tu connaisses mais qui préfère jouer les humbles pour cette fois, parle des chorégraphes que tu peux côtoyer. Un comportement qui te fait sourire, t’attendrie et tu ajoutes alors sans le quitter des yeux :

- Est-ce qu’ils avaient ton niveau à ton âge … ? Je ne pense pas, je sais pas en fait et je m’en fiche… Laisse-moi dire ce que je veux Yi Suho.  

Et t’aimerais que la conversation reste aussi légère tout du long mais faut que Suho se mette à s’inquiéter, touche du bout du doigt un détail « important » d’après lui. Il faut que le beau diable te demande si t’as mangé ou non et à peine ta réponse est donnée que tu le vois se renfrogner le garçon, il te connait et ne semble pas prêt à te laisser repartir chez toi avec l’estomac vide que tu le veuilles ou non. Car il te connait, sait ô combien t’auras la flemme de te préparer à manger ou juste d’ouvrir ton frigidaire pour y manger quelque chose de déjà préparer que t’aurais juste à réchauffer. Alors tu ne cherches même pas à combattre Aran, trop fatiguée tu lui demandes juste un peu d’aide pour te relever, chose qu’il fait. Vos doigts qui se lies le temps de quelques secondes, la chaleur de ses phalanges nichées entre les tiennes comme pilier. Contact physique que t’aimerais garder, que t’aurais souhaité éternelle mais à peine avez-vous quitté le studio de danse que sa main relâche la tienne. Et finalement, tu te dis que c’est pour le mieux, ce qu’il y a de plus intelligent à faire. Car qui sait qui pourrait passer dans le couloir ? Quelle rumeur pourrait se mettre à courir à votre sujet pour si peu ? Réalité finalement bien ancrée dans ta tête. Et mollement, ton corps va se poser contre l’une des parois de l’ascenseur que vous prenez, les yeux se ferment un instant le temps de la descente. Quand Suho te demande de le suivre le long des couloirs de l’agence, tu le fais docilement – un peu trop même – tu le suis aller d’une porte à l’autre, tenter d’ouvrir celles de la cafétéria sans dire un mot. Et quand il te demande de ne pas bouger, tu réponds en baillant « ok » tout en le regardant se diriger vers une vieille dame qui s’occupe de faire la maintenance des locaux. T’entends pas ce qui se dit entre les deux, tu ne vois que les lèvres de la femme se mouvoir, sa tête bouger de gauche à droite. Tu comprends qu’elle répond par la négative mais Suho semble insister et quand il revient tout sourire te voir au bout de quelques minutes et que tu vois la femme se diriger avec son trousseau de clé entre les mains vers une des portes des cuisines tu comprends qu’il a obtenu gain de cause – comme toujours.

- T’es vraiment … Incroyable.

Incroyablement doué pour séduire les gens, obtenir ce qu’il veut d’eux. Avec toi la première il a su montrer ses capacités Suho il y a de ça deux ans et maintenant, il arrive aussi à amadouer les vieilles personnes. De quoi te faire sourire, pouffer de rire jusqu’à que vous gagnez les cuisines. Et devant toutes ces portes et placard tu ne sais pas vers quoi te diriger, t’en gonfle les joues d’indécision. Et surement qu’il le remarque le garçon à tes cotés car déjà il te chuchote que tu peux te servir ce que bon te semble et t’hausses les sourcils tournent la tête vers lui toujours plus étonnée :

- Vraiment … Tout ? T’es sûr ?

Et puisqu’il te le dit, de façon gracile tu te diriges vers un l’un des frigos devant vous, ouvre doucement une portière et regarde à l’intérieur ce qu’il y a. petit inventaire que tu fais rapidement.

- Kimchi et jajangmyeon ou bieeen…

Tu refermes ainsi les portes ouvre celles du réfrigérateur juste à côté, zyeute l’intérieur de celui-ci avant de dire enjouée comme une petite fille dans un rayon tout entier de poupée :

- Oh du Japchae ! T’en manges un peu avec moi … ?

Car t’es pas certaine de pouvoir manger la portion qu’est actuellement présenté dans l’assiette, t’as plus l’habitude de manger en grande quantité depuis des années la faute à des restrictions alimentaires exigées par vos formateurs et styliste du moment que vous débutez. C’est un brin enjoué que tu sors l’assiette du frigo et t’empresse d’aller la réchauffer dans le plus proche micro-onde, quelques seconds passés sous la chaleur du grill et déjà tu déposes l’assiettes sur le comptoir sur lequel toi-même tu viens prendre place après avoir réussi à dégoter en farfouillant dans les tiroirs deux paires toutes neuves de baguettes, une pour toi et une paire que tu lui tends.

- Merci de t’être débrouillé pour qu’on mange sans sortir … J’ai l’impression d’être une privilégiée en étant ici …

Baguettes que tu portes à tes lèvres, quelques secondes à macher avant que tu n’avales cette première bouchée et déjà t’ajoutes en chuchotant :

- T’es sûr qu’on ne va pas se faire engueuler … ? Qui sait si elle n’est pas déjà en train de nous cafter au chef … ?

Car t’as pas confiance aux gens, surtout pas en une Ahjumma qui pourrait dégainer à tout moment son téléphone portable et vous prendre en photo à votre insu, vendre l’information pour tu ne sais combien de won à un site qui n’attend que ça, d’avoir des informations juteuses sur deux talents de la même entertainment. Mais en l’occurrence la vieille dame semble occuper à astiquer les tables, dos à vous. Alors tu te détends Aran te remet à manger en soupirant de joie, te rendant compte maintenant que t’avais vraiment faim en réalité.

- C’est moi qui abuse ou c’est vraiment très très bon pour du réchauffer … ?

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyJeu 7 Oct - 23:13
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Et Suho a gagné, dès l’instant où Aran égraine son numéro de téléphone. Car il aura obtenu exactement ce qu’il voulait sans avoir à le lui demander – et à leur jeu du plus con, c’est aujourd’hui lui remporte la manche. C’est avec une satisfaction tenue secrète qu’il dégaine son portable ; lui crée un contact – un nouveau, son nom qui n’a plus figuré sur son téléphone depuis ce qui doit maintenant faire une bonne année, lorsque, faute de nouvelles de sa part, il avait fini par se résoudre à supprimer son numéro. L’application messagerie qu’il ouvre alors pour rapidement taper « si tu t’es foutu de moi et que c’est pas ton numéro les conséquences vont être terribles aran -- LOST CONTROL (SUHO) 1f52a -- LOST CONTROL (SUHO) 1f47d », tout en sachant pertinemment qu’elle ne risque pas de le lire si elle lui a bel et bien raconté des mensonges. Ses menaces à peine envoyées qu’il remet son téléphone au fond de sa poche, l’écoute vanter ses mérites de danseur – laisse son visage s’échauffer, tandis qu’il fait remarquer qu’il doit objectivement faire pâle figure face aux professionnels de l’agence. Et doucement il hoche la tête, un sourire d’une timidité rare ornant ses lèvres lorsqu’elle lui assure qu’il reste le meilleur à ses yeux. Car les compliments de Aran ont toujours eu une saveur particulière ; un éclat qu’il ne retrouvait nulle part ailleurs. C’est toujours son avis à elle qui a le plus compté, depuis qu’il l’a rencontré – c’est pour cela qu’il s’est si bien emporté lorsqu’elle a osé critiquer le niveau de son équipe quelques mois plus tôt, car tous les compliments et encouragements des entraîneurs et autres professionnels du milieu se sont vus effacés dès l’instant où elle a remis en question son niveau. Alors les mots qu’elle prononce aujourd’hui n’en sont que plus précieux ; rassurent l’orgueil bafoué d’un jeune homme à la confiance fragile.

Mais soudain, il s’inquiète de savoir si elle a mangé ou non, et sans surprise la réponse le contrarie. Il perd pas une minute pour lui annoncer qu’elle viendra avec lui, qu’elle le veuille ou non, jusqu’à ce qu’il soit sûr qu’elle ai bien pris le temps d’avaler quelque chose. Ses doigts refermés sur les siens ; un soupir qui lui échappe lorsqu’il constate qu’elle n’a même plus la force de se relever toute seule. Et il gardera sa main dans la sienne tant que les murs de la salle de répétition seront là pour les protéger des regards indiscrets ; la lâchera sitôt le couloir regagné, par crainte des rencontres fortuites qui demeurent possibles malgré l’heure tardive. A l’entraîner dans la cabine de l’ascenseur ; se tenir sagement à ses côtés, trop occupé à réfléchir au moyen le plus rapide de la nourrir pour songer à jouer de leur proximité. Et docilement, elle le suit jusqu’à la cafétéria ; l’attend pendant qu’il s’efforce de convaincre l’employé de les laisser accéder aux cuisines, déployant sa meilleure volonté pour faire craquer la vieille femme. Et ça fonctionne, d’une façon ou d’une autre – sans qu’il sache lui-même s’il sera parvenu à s’attirer sa pitié ou si elle était juste fatiguée de l’écouter. Le sourire victorieux lorsqu’il rejoint Aran à sa table ; le rictus qui s’agrandit un peu plus encore lorsqu’elle le qualifie d’incroyable.

- Je sais, je sais… J’arrive toujours à avoir ce que je veux.

A jouer les vaniteux ; la lueur joueuse dans le regard tandis qu’il s’avance avec elle jusqu’aux cuisines, détaille les hauts placards qui s’offrent à eux. Y a tellement à manger et sûrement tout autant de choix, et il se penche vers Aran pour lui glisser qu’elle est libre de se servir à sa guise, hoche doucement la tête lorsqu’elle lui demande confirmation.

- Sûr et certain !

Et le ton est suffisamment assuré pour masquer le mensonge de ces mots ; dissimuler le fait qu’il a promis à la vieille femme qu’ils ne prendraient presque rien, trop peu pour que l’on s’aperçoive qu’il manque quoi que ce soit. Mais Suho, il veut juste que Aran puisse se faire plaisir ; mange suffisamment pour compenser ces trop nombreux repas qu’elle semble avoir manqué. Il lui offrirait tout – et pour ce qui est des conséquences, eh bien, il avisera en temps et en heure. Il sait que cela vaudra le coup, quelles que soient les représailles qui lui tombent sur la tête si cela venait à retomber aux oreilles de leur patron, lorsqu’il voit l’enthousiasme avec lequel elle se dirige vers le réfrigérateur ; le sourire qui se peint sur ses lippes lorsqu’elle se tourne vers lui. Et il sourit en retour, Suho ; hoche doucement la tête quand il lui répond :

- Ça marche, ça tombe bien, j’ai un peu faim.

Car lui aussi a fait de l’exercice avant que leurs chemins ne se croisent, et qu’il a de toute manière l’estomac toujours un peu creux, depuis qu’il a mis les pieds dans cette industrie. L’assiette rapidement réchauffée, et il se hisse lui aussi sur le comptoir, le plat posé entre eux, comme deux grands enfants clandestins dans cette imposante cuisine – c’est un peu ce qu’ils sont, finalement. Et c’est humblement qu’il hoche la tête lorsqu’elle le remercie ; se contente de lui répondre :

- Mais c’est parce que c’est ce que t’es ! C’est pas toutes les rookies qui peuvent se vanter d’avoir leurs entrées dans les cuisines de l’agence…

Un sourire indolent aux lèvres, à lui parler sur le ton de la confidence ; se pencher un peu pour prendre une bouchée de pâtes à son tour. Et tout en mâchant, il tourne la tête vers la porte pour chercher l’employée des yeux, car sa présence semble inquiéter la petite brune. Mais la vieille dame semble seulement nettoyer les grandes tables de la cantine, alors il reporte son attention sur Aran, lui répond, l’air plus sûr de lui qu’il ne l’est vraiment :

- Tout est sous contrôle, mange tranquillement.

La vérité c’est qu’il n’en a pas la moindre idée, Suho – sait seulement qu’ils n’ont rien à faire là, tous seuls et à ces heures de la nuit. Mais tant que l’employée garde leur petit secret… eh bien, tout devrait bien se passer. Elle ne fait que prendre soin de la santé de l’un des talents, après tout ; il n’y a pas de raison que quoi que ce soit tourne mal. Mais Aran semble convaincue, alors c’est bien tout ce qui compte, et un sourire amusé se dessine lorsqu’elle lui demande si lui aussi trouve cela excellent.

- Je pense surtout que t’avais très très faim…

Son nez qu’il plisse un peu en ricanant, car à ses yeux, ce plat n’a rien d’exceptionnel. S’il apprécie le partager avec elle, il reste conscient que la cuisine de sa mère était franchement meilleure – même réchauffée au micro-ondes. Et son sourire ne le quitte pas tandis qu’il la couve du regard ; l’observe manger avec appétit, l’air un peu trop heureuse de pouvoir se sustenter dans les cuisines de l’agence.

- Alala… Qu’est-ce que tu ferais sans moi, mh ?

Le sourire goguenard – à se prêter un rôle indispensable, lorsqu’il est sûr de ne jamais l’avoir été pour elle. A toujours porter la cicatrice de ce jour de mai, lorsque le soleil brillait haut dans le ciel et que les oiseaux chantaient ; lorsqu’il s’apprêtait à tout lui avouer, et qu’elle lui a plutôt révélé quitter Daegu. Et ses baguettes humides qu’il vient tapoter contre le bout de son nez, le recouvrant de sauce avant qu’elle n’ai le temps de faire un geste – à déjà s’écarter un peu en riant, craignant trop d’éventuelles représailles.

- On dirait Anpanman…

Et il rit de plus belle de ses bêtises même pas si drôles, la faute à la fatigue – la faute à la pression qui se relâche, et l’inquiétude de ce dernier quart d’heure qui retombe. Passe ses doigts aux coins de ses yeux pour essuyer les petites larmes qui perlent, son éternel air de sale gosse pour habiller ses traits.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptySam 9 Oct - 0:21
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Et puisqu’il est sûr et certain de ce qu’il avance, tu n’attends pas une seconde de plus pour te diriger vers les armoires à glace, chercher de quoi te sustenter maintenant que l’appétit semble te revenir. C’est devant les plats emballé dans du film plastique que ton ventre se met à gronder, scander au désespoir tant ça fait longtemps que tu n’as pas manger. Un brin enjoué, tu ne sais pas vers quoi t’orienter est-ce que tu veux des nouilles ou bien un plat plus lourd ? Tu veux manger du salé ou bien jouer les gamines et te gaver de dessert jusqu’à regretter chaque calorie ingérée ? Tu ne sais pas trop, Aran. Les choix et toi ça fait cent trop souvent et t’en gonfles les joues, zyeute chaque compartiment jusqu’à que le frigidaire se mette à sonner comme lorsqu’on oublie de refermer les portes après un trop long moment. Et plutôt qu’hésiter plus longtemps encore t’en viens à demander à Suho un peu d’aide, choisi cette assiette de japchae quand il t’avoue avoir lui aussi un peu faim. Car tu sais qu’il aime bien ça, que c’est une valeur sure et que vous en avez partagé des dizaines et des dizaines d’assiette comme celle-ci à Daegu.

Assiette que tu récupères, met à chauffer et vient poser sur le comptoir avant que vous ne preniez place face à face dans cette cuisine dans laquelle vous n’avez aucunement votre place. Un privilège qu’il te rappelle car vous, simple rookie vous n’avez certainement pas à venir ici en pleine nuit. Si t’as cette chance là ce soir, c’est uniquement car Suho s’est montré persuasif avec une employée assez gentille.

- Je me demande ce que tu lui as promis pour qu’elle dise ok … Ne me dit pas ton corps je vais vomir la seule bouchée que j’ai pris …

Grimace que tu fais, les nouilles dans le plat que tu te mets à triturer l’air réellement dégoutée avant d’arrêter ton cinéma et te remettre à manger avec appétit. Car t’as faim, très très faim même. Assez pour paraitre gloutonne, tu ne t’arrêtes que lorsque les joues sont pleines, que t’as besoin de faire une toute petite pause le temps que les deux dernières bouchées fassent leur chemin jusqu’à ton estomac. C’est là que tu te mets à zyeuter la vieille dame, te demander si c’est une bonne idée de lui faire confiance. Méfiance dont tu fais part à Suho qui lui-même se met à regarder la dame avant de t’assurer une nouvelle fois que tu peux manger tranquillement, que tu n’as pas à t’inquiéter. Et t’hoches de la tête, la bouche en cœur et les yeux rivés sur les nouilles restantes dans le plat tu dis :

- T’as dû vendre ton âme au diable pour être si serein … Mais ok, je vais te faire confiance et croiser les doigts … Toute façon si demain je me fais réveiller par trente-six appels du chef je connaitrais la raison …

Épaules que tu hausses avant d’abandonner ta méfiance sur le carreau et manger tranquillement comme il vient de te le demander. Tu profites de ce moment d’accalmie pour recharger les batteries, regarder de temps à autre entre deux boucher l’ancien brun face à toi manger plus tranquillement que toi jusqu’à présent. Son joli visage qui se penche en même temps qu’il amène les baguettes à ses lèvres, ses lèvres pulpeuses autour des longues pâtes qu’il aspire bien rapidement que toi. Une vision qui t’avait manqué ces deux dernières années, qui te fait discrètement sourire. A peine relève-t-il les yeux vers toi que toi, tu fais mine de te concentrer sur le plat, en vante le gout comme si t’étais dans le meilleur restaurant du monde.

- C’est vrai que j’avais faim… Je m’en rendais pas compte jusqu’à qu’on arrive devant les frigos … Tu m’as évité un malaise de plus au compteur.

Car avant ce soir, y’en a eu d’autres des malaises. Parfois à cause de la fatigue, parfois la faim et plus rarement à cause des crises d’anxiétés et cette respiration qui se réduit, cette gorge qui se serre. T’as évité le pire ce soir et quand il te demande ce que tu ferais sans lui tu ne peux t’empêcher de sourire répondre avec un peu trop de fierté :

- Pareil mais plus lentement… ?

Regard de feu, lueur joueuse que tu relèves vers lui, ajoute avant même qu’il n’ait ouvert la bouche sur un ton plus doux, un sourire timide sur les lippes :

-  Non vraiment je peux que te remercier, tu m’as vraiment aidé ce soir … J’sais vraiment pas combien de temps j’aurais mis pour me calmer, est ce que j’aurais réussi même ? tellement j’étais tétanisée … Je t’en dois une.

Surement que tu lui en dois des milliers à Suho depuis le temps. Pour toutes ces fois où il t’a calmé, toutes ces fois où il t’a aidé pour x ou y raisons. Un jour viendra, tu paieras ta dette, Aran. Tu lui viendras en aide comme il se doit. Il n’aura qu’à demander que tu te plieras à son souhait. Pensée parasitée, l’envie de lui rendre la pareille qui accapare ta cervelle lorsque Suho se met à faire des siennes, que ses baguettes viennent se poser sur le bout de ton nez pour y déposer un peu de sauce brune. Tu te redresses alors sur place, écarquille les yeux et te met un instant à loucher pour voir l’étendue des dégâts tandis qu’il en profite pour te comparer à l’un des héros de la nation.

- Anpanman ? Sérieusement ? Même pas Melonpanna ? J’suis déçue là …

Langue que t’essaie de passer sur le bout de ton nez mais en vain. En ricanant, tu viens alors t’essuyer le bout du nez à l’aide de la manche de ta veste te met à pointer du bout de tes baguettes celui qui se moque de toi, rit à en pleurer.

- Rira bien qui rira le dernier Yi Suho, ma vengeance sera terrible …

Et déjà tu te laisses glisser vers le bord, quitte le comptoir sous le regard du décoloré et va de nouveau vers un des frigos dans lequel t’as vu quelques desserts intéressants, en sort une part de gâteau plus par gourmandise que réelle envie de manger cette fois-ci.

- T’es méchant avec moi du coup j’suis pas sûr de vouloir partager … Au fait, on t’a dit que tu ressemblais à un malabar avec tes cheveux décoloré ? C'est joli, ça te va bien.

Palabre lâché de but en blanc, un sourire sur les lèvres tandis que ton index se plante dans la crème au beurre du gâteau, doigt que tu portes à tes lèvres sous le joug de ses grands yeux noirs. T’as retrouvé un peu de ta niaque grâce à lui Aran, un peu de ton caractère habituel de chipie. Ça se voit, ça s’entend surtout.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyDim 10 Oct - 1:37
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Il plisse le nez, l’air dégoûté par les suppositions qu’elle émet. Car elle est bien trop vieille pour lui – elle pourrait être sa grand-mère ; que s’il couche avec des filles pour bien des raisons, ce n’est certainement pas pour obtenir des faveurs en échange.

- Navré de te décevoir mais je lui ai juste proposé une photo ou un autographe si elle connaissait quelqu’un qui aime Icarus… Malheureusement ses petits-enfants ont plus l’air portés sur les artistes d'I.M. Entertainment, ces idiots.

Une petite grimace esquissée, car ils auraient eu tout à gagner à préférer les artistes de Starlight. Leur grand-mère aurait pu leur obtenir autographes et photos exclusives ; goodies oubliés dans les réserves du bâtiment. Et Aran s’inquiète de ne pouvoir faire confiance à cette vielle femme ; un regard qu’il lui adresse en mâchonnant son plat avant de répondre, avec une nonchalance purement feinte, que tout ira bien. Jeune femme à l’air seulement à moitié convaincu qui rétorque qu’elle ne s’étonnera pas si elle est noyée sous les appels à son réveil ; et il se contente de hausser les épaules, avant d’approcher l’assiette pour reprendre une bouchée.

- Ils peuvent pas t’engueuler parce que t’avais besoin de manger. Toute façon c’est pas dans leur intérêt que tu t’évanouisses demain parce que tu serais trop faible.

Car c’est triste, mais il ne faut jamais oublier que ces personnes pensent à leur intérêt en premier. Lorsqu’il était trainee et encore naïf, il s’est longtemps laissé berner par l’idée que ses supérieurs pouvaient en avoir un minimum quelque chose à faire de son bien-être – jusqu’au jour où il s’est rendu compte que s’ils faisaient quoi que ce soit pour lui, c’était seulement pour servir les intérêts de leur agence, et les projets qu’ils lui réservaient. Ils ne sont que des pions sur l’échiquier de Starlight, rien de plus ; du putain de bétail marqué au fer rouge, forcé de se battre tous les jours pour espérer ne pas être envoyé tout droit à l’abattoir. Et trop occupé à manger, il ne remarque pas son regard braqué sur lui ; relève seulement les yeux vers elle lorsqu’elle s’extasie sur le plat, un sourire suffisant qui commence déjà à poindre le bout de son nez tandis qu’il s’apprête à souligner que bien évidemment qu’elle avait faim. Mais il s’évanouit aussi vite qu’il est arrivé en entendant la suite, et c’est l’air contrarié qu’il répète :

- « Un malaise de plus »… ?

C’est pas le genre de mots qu’il a envie d’entendre, ça, Suho ; c’est le genre de mots qui l’inquiète, éveille un étau d’angoisse autour de son cœur. Le même genre qui lui nouait l’estomac plus tôt, dans cette salle de danse, lorsque Aran respirait si mal qu’elle ne parvenait même pas à expirer un mot. Et c’est un élan plus léger qu’il s’efforce d’insuffler à ses mots lorsqu’il lui demande ce qu’elle ferait sans lui – pour mieux masquer sa contrariété. Une expression vexée qui se peint sur ses traits lorsqu’elle lui répond qu’elle ferait plus ou moins pareil qu’il soit là ou non – c’était la réponse qu’il attendait, mais pas celle qu’il espérait –, et heureusement la brune s’empresse de reprendre la parole pour finalement dire tout l’inverse, la tête qu’il hoche alors doucement, soulagé d’avoir pu l’aider.

- Non, tu me dois rien Aran, t’occupe pas de ça.

D’ordinaire, Suho aurait sauté sur la moindre occasion de lui faire du chantage bon-enfant ; s’efforcer d’obtenir quelque chose d’elle à peine lui entrouvrait-elle une porte. Mais pas ce soir. Pas ce soir, pas lorsqu’elle a l’air si fatiguée, et que quelques dizaines de minutes plus tôt elle sanglotait à ses côtés. Ce soir il lui fiche la paix Suho, lâche les armes ; lui offre une trêve, par égards pour elle. Mais s’il se montre particulièrement gentil ce soir, cela ne l’empêchera pas de se montrer tout aussi chiant – car il ne faudrait pas trop lui en demander, non plus. Le bout de ses baguettes qu’il égare sur son nez ; le recouvre de sauce, et s’amuse de la voir loucher sur la scène de crime. Secoue doucement la tête lorsqu’elle demande pourquoi il ne l’a pas plutôt comparée à Melonpanna.

- Non, avec ton nez comme ça y a vraiment plus une ressemblance avec Anpanman, hein… Melonpanna on dirait plus toi quand t’es à la télé, avec ses grands yeux et ses grands sourires, là.

Car l’héroïne semble toujours avoir le sourire aux lèvres, comme Aran lorsqu’elle est en représentation publique – image si bien éloignée de l’adolescente qu’il a connue. Et il rit de plus belle en la voyant essayer d’atteindre son nez du bout de sa langue – sans succès –, hausse les sourcils et la regarde en ricanant toujours lorsqu’elle le menace de se venger.

- Vraiment ? Hâte de voir ça, faut pas dire des paroles comme ça en l’air hein, maintenant j’ai hâte de voir ce que tu vas faire…

Gamin arrogant, à prétendre qu’il ne craint rien ; finit par se calmer, ses yeux qu’il essuie en la regardant se laisser glisser au sol. Et à peine a-t-elle sorti une part de gâteau du réfrigérateur qu’il sait qu’il la veut – celle-là et pas une autre. Car il s’avère que c’est son préféré de tous les desserts qu’ils peuvent servir dans cette cantine ; que maintenant que Aran a arrêté sa préférence dessus, il n’a que deux fois plus d’intérêt. Et lorsqu’elle prétend qu’il est méchant, il porte une main à son cœur, les yeux exagérément écarquillés :

- Moi, méchant ? J’suis la gentillesse incarnée… Ton nez est en train de s’allonger, j’vais te surnommer Pinocchio finalement.

L’air bien sûr de lui, et un sourire qui se dessine déjà sur ses lèvres lorsqu’elle complimente sa coiffure ; le regard suffisant du jeune homme qui se sent flatté tandis qu’il joue avec ses cheveux décolorés.

- J’sais pas si c’est la comparaison la plus flatteuse, mais si t’aimes bien, je prends… J’ai hâte de récupérer mes cheveux bruns, perso, c’était marrant deux minutes le rose mais là je commence à me lasser.

Une moue qui se peint sur ses traits, car il le sait, le choix final ne lui reviendra pas. Il ignore combien de temps encore il devra attendre avant que l’on daigne lui rendre sa couleur initiale. Mais déjà ses yeux se perdent sur la part de gâteau entre ses mains ; sur le doigt qu’elle trempe dans la crème avant de le porter à ses lèvres. Et il arque subtilement un sourcil en la voyant faire, le regard rivé sur l’index glissé entre ses lèvres – à se demander si elle le fait exprès, ou si c’est juste lui qui voit des signes là où il n’y en a pas. Et c’est par pure gourmandise qu’il se laisse glisser du plan de travail ; s’avance vers elle, jusqu’à être sans doute un peu trop proche, le corps de Aran comme obstacle entre lui et le frigo. Et le ton se fait un peu plus bas lorsqu’il lui demande, la tête penchée sur son épaule :

- On t’a déjà dit que c’était malpoli de pas partager ?

Une moue contrariée qui se dessine, et sans plus lui demander son avis, il referme ses doigts sur la part de gâteau pour en arracher maladroitement un morceau, l’enfourne dans sa bouche.

- J’aurais bien pris ma propre part mais puisque t’as choisi de faire la radine… Toujours aussi bon, en tout cas.

Et il a toujours cette lueur d’enfant terrible dans le regard, lorsque les mots sont marmonnés entre deux bouchées.


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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyDim 10 Oct - 21:22
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Surement que t’aurais mieux fait de te taire, de ne pas ajouter ce tout petit fragment de phrase qui semble inquiéter Suho. Il est soudainement particulièrement intéressé par toi, arrête de regarder l’assiette posé devant lui pour mieux te fixer dans l’attente d’une réponse. T’as un choix à faire Aran, lui dire la vérité et le prévenir que le surmenage arrive plus facilement qu’on l’imagine ou bien éviter le sujet, lui « cacher » les dessous du métier tant qu’il est encore temps. Tu ne voudrais pas l'effrayer Suho, pas si tôt. Et qui sait ? peut-être que t’es la seule à te mettre dans des états pareils pour le travail, à te sous-alimenter pour paraitre un peu plus jolie à la caméra, pousser ton corps à l’extrême en répétition au point de ne plus pouvoir bouger la veille du show en question. Tu te mords la lèvre, relève les yeux vers lui et fait ton choix :

- On va dire que je vais des fois au-delà de mes limites mais t’inquiète pas c’est rien, c’est juste moi qui suis un peu faiblarde.

Un petit rire qui s’échappe d’entre tes lippes. Vérité acidulée, une jolie couche de sucre ajouter sur le noyau du problème pour ne pas inquiéter celui qui t’es venu en aide ce soir. Tu l’as déjà assez embêté pour aujourd’hui, pas besoin que t’en rajoute une couche. Garçon que tu remercies une énième fois, garçon envers lequel tu te sens redevable. Car ce n’est pas la première fois qu’il te vient en aide, te sort d’une situation délicate. Il a ce pouvoir Suho, ce don d’apaiser cet esprit malmené quand il entre en crise existentielle ; de t’aider à contrôler les battements de ton cœur qui s’affole et te donne l’impression qu’à tout moment tu peux crever. Et même si il pense que tu ne lui dois rien, toi tu gardes en tête que tu finiras par le remercier comme il se doit. Que ce soit en lui rendant un grand service ou en lui offrant quelque chose de valeur.

Tu ne sais pas si c’est pour amener la conversation ailleurs, si Suho ne préfère pas s’étendre sur cette histoire de cadeau à lui faire mais de la sauce aux haricots noir atterrit sur ton nez, te déconcentre sur tes idées de cadeau et bon service à rendre. Parait-il que t’as des airs de super héros aux joues rouges, au nez bien rond. Melonpanna, c’est plutôt quand tu t’apprêtes à monter sur scène. Trop souriante, trop mignonne pour que ce soit toi en général et actuellement.  

- J’sais pas comment je dois le prendre si c’est un compliment ou non que je sois melonpanna quand je suis à la télé… Elle a quand même une très très grosse tête…

Et des sourires trop niais,
Un air un peu bête habille son faciès.

Non ce n’est clairement pas un compliment qu’il te fait là Suho, il se moque de toi et tu te vengeras en temps et en heure pour ça. Si ce n’est maintenant, tout de suite. L’effet boomerang dans l’immédiat. Cette part de gâteau trouvé dans le frigidaire dorénavant entre tes mains, tu te mets à le narguer, lui inventer une méchanceté juste histoire d’avoir un argument pour ne pas partager. Car c’était la seule part qu’il restait de ce gâteau-là. Et tu vois bien le regard qu’il porte à la pâtisserie, ô combien elle lui donne envie.

- Moi j’vais croire que t’as un souci avec mon nez à force d’en parler… d’abord Anpanman et maintenant Pinocchio ? Quand j’dis que t’es méchant lorsque moi je suis gentille avec toi, je te complimente… Vraiment aucune égalité dans ce monde.

Car toi, tu viens de dire qu’il était mignon avec ses cheveux rose. La couleur est un brin délavé et te rappelle ces chewing-gums français que personne ne voulait car leur gout n’était pas le meilleur du marché, trop rapidement ils perdaient en saveur d’après les autres gamins. Mais toi tu les aimais bien, ils faisaient les plus grosses bulles et ça t’amusais. Un peu comme maintenant, tu te délecte de le voir hausser un sourcil en te voyant porter ce doigt à tes lèvres, gouter à cette crème onctueuse lorsque lui, n’y aura pas droit. Tu penses avoir le contrôle Aran, même lorsqu’il se lève et s’approche de toi tu ne te doutes pas un seul instant de la suite des évènements. Fraise que t’arrache sur le sommet de la pâtisserie, vient en mordre un bout en lui disant :

- Quel dommage vraiment qu’il y en ait plus, tu rates quelque chose … C’est délicieux

Tu ne bouges pas, ne scille pas lorsque sa carrure s’avance encore et toujours jusqu’à que son corps soit à quelques centimètres de toi. Tu t’imagines qu’il va juste ouvrir la porte derrière toi et vérifier par lui-même qu’il n’y a pas une seconde part qui traine dans le frigidaire mais il se penche simplement vers ton oreille, il n’y a que l’assiette entre vos deux corps pour faire barrière. Et il te chuchote quelque chose, à peine quelques mots auxquels tu n’as pas le temps de répondre que déjà le diable contre-attaque. Il dérobe dans ton assiette la moitié du gâteau de façon peu gracieuse, il en a plein les doigts et tu le regardes la bouche grande ouverte, choquée par un tel acte de barbarie.

- Mais… mais… t’es… Et c’est moi la malpolie ???

Tes orbes foncés qui passent de la part de gâteau amochée à son visage plein de crème tant il s’est dépêché pour en avaler la moitié en une seule et unique bouchée. Une part de toi n’a pas envie de rire mais de le voir les joues gonflées, un peu de crème sur le coin des lèvres t’attendris – malgré toi – c’est en essayant de reprendre un peu de ton sérieux que tu dis :

- Contente que le gâteau t’aie plu mais maintenant on fait comment Yi Suho ? Déjà t’as tout dégueulassé j’déteste manger quelque chose de tout mélanger et en plus, y’a pas d’autres parts … C’était la dernière et j’en veux pas d’autres…

Moue que tu fais, moitié de fraise qui te restait entre les mains que tu regardes et dit en minaudant :

- Ca aussi il faut le partager ou bien j’ai le droit de l’avoir que pour moi … ?

Et un raclement de gorge se fait entendre au loin, t’oblige à quitter Suho des yeux, tourner la tête vers la vieille dame qui à quelques mètres de vous vous regarde d’un air de dire « vous avez finis vos bêtises ? je peux continuer mon travail ? » qui te force à prendre un peu de distance avec Suho lui dire doucement :

- On range notre bordel et on y va … ? Je pense qu’on a trop joué avec sa patience là …


Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyMar 12 Oct - 19:03
lost control

-- ft aran

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Elle tend le bâton pour se faire battre, Aran ; lui offre de nouvelles armes lorsqu’il se moquait déjà d’elle – gentiment, avec l’innocence qu’on lui connaît. Alors quand elle fait remarquer que Melonpanna a tout de même une très grosse tête, c’est avec cet éternel air de sale gosse qu’il lui répond :

- Ben oui, pourquoi je vois une ressemblance, d’après toi ?

Et de nouveaux éclats de rire lui échappent déjà – garçon trop fatigué qui s’esclaffe pour vraiment pas grand-chose. A devoir essuyer les larmes qui perlent aux coins de ses yeux ; pousser des petits soupirs bienheureux pour s’efforcer de reprendre son souffle. Alors il ne réalisera pas tout de suite ce qu’elle fait ; ne verra pas qu’elle se rend vers le réfrigérateur pour en sortir une part de gâteau. Son préféré ici – comme par hasard –, une méchanceté qu’elle lui prête qui le pousse à la comparer à Pinocchio. Et paraît qu’il a un souci avec son nez, Suho ; qu’il est méchant, lorsqu’elle ne serait que pure gentillesse. Et une petite moue se perd sur ses traits tandis qu’il se laisse glisser du comptoir, répond nonchalamment :

- Gentille, gentille… C’est pas très gentil c’que tu fais avec ton gâteau…

Quelques pas pour rompre la distance qui les sépare, et une fois à sa hauteur, il ajoute :

- Puis j’ai pas de souci avec ton nez, enfin. Il est très mignon.

Le bout de son nez sur lequel il appuie avec son index, à répétition jusqu’à ce qu’elle en ai marre et le chasse comme on congédierait une mouche trop agaçante. A toujours l’emmerder tant qu’il peut ; lui montrer son affection comme il peut. Et il hausse un sourcil en la voyant plonger un doigt dans la crème pour le porter à ses lèvres ; retient un sourire amusé en l’entendant se délecter du dessert. Car il sait parfaitement ce qu’elle est en train de faire, Aran – et qu’elle a certainement oublié avec qui elle jouait. Car Suho, y a pas grand-chose qui l’arrête, alors il en faudra pas plus pour qu’il plonge la main dans l’assiette, lui arrache la moitié du gâteau sans lui laisser le temps de réagir. Le dessert qu’il fourre dans sa bouche, peine à mâcher car il en a un peu trop pris ; et il hausse les épaules en l’entendant s’offusquer, lui répond simplement, la bouche pleine :

- T’avais qu’à partacher…

Sa bouchée qu’il finit par avaler difficilement, incline la tête sur son épaule lorsqu’elle déclare ne pas vouloir manger une part de gâteau amochée.

- Du coup t’en veux plus ? Ben si c’est que ça la solution est toute trouvée hein, j’vais être obligé de le terminer… Quel dommage…

Il fait exprès de ne pas comprendre, Suho. Enfant terrible qui s’empare alors de l’assiette pour rapidement terminer les miettes restantes et le glaçage étalé, relève les yeux vers la moitié de fraise qu’elle fait tourner entre ses doigts.

- Je comptais te le laisser, mais si gentiment proposé…

Et il se penche vers elle pour croquer le fruit toujours glissé entre ses doigts, ne laissant à cette pauvre Aran que la queue de la fraise et trois fragments de chair qui se battent en duel. Il a déjà ce sourire insupportable aux lèvres lorsqu’il relève les yeux vers elle, prêt à recevoir ses foudres pour avoir littéralement dévoré les trois quarts de son dessert, mais un raclement de gorge se fait entendre, et ils tournent la tête d’un même mouvement vers la vieille femme qui les dévisage depuis la cantine. Petite moue contrite qui se peint sur ses traits lorsque Aran propose qu’ils rangent et s’en aillent – il serait bien resté un peu plus longtemps en sa compagnie, car il sait qu’une fois la cuisine rangée, il devra la laisser rentrer dormir –, et pourtant il hoche la tête, se dirige vers l’évier, l’assiette pleine de crème entre les mains.

- Tu peux m’amener le reste de la vaisselle ?

Et c’est bien sagement qu’il se met à nettoyer la vaisselle qu’ils ont sali, l’excitation désormais retombée, passe un coup d’éponge sur le plan de travail pour effacer toutes traces de leur passage. Et alors que Aran se dirige déjà vers la porte de la cuisine, il commence à inspecter les différents placards, jusqu’à mettre la main sur les stocks de biscuits secs. Dérobe un paquet de Pepero et se décide enfin à rejoindre la jeune femme pour lui tendre la petite boîte de gâteaux.

- Ça remplacera pas un gâteau à la crème, mais bon… Au moins t’auras quelque chose dans l’estomac.

Un petit haussement d’épaules – c’est sa façon, aussi maladroite soit-elle, de s’excuser de lui avoir volé son dessert. Lorsqu’ils repassent devant la vieille femme, il s’incline de nouveau devant elle, et la remercie une dernière fois pour sa patience et sa compréhension – lui glisse de ne pas hésiter, si elle change d’avis pour la photo. Et déjà ils regagnent le hall de l’agence, ses mains qu’il glisse alors dans les poches de son pantalon, s’arrête devant les immenses portes d’entrée.

- Bon… J’suppose que c’est là que nos chemins se séparent.

Et il ne lui fera pas ces allusions lourdes sur le fait de la raccompagner chez elle, ou alors l’inverse. Pas ce soir, elle est trop fatiguée pour qu’il l’embête avec ses bêtises. Ça a juste un arrière-goût d’adieux qu’il trouve spécialement désagréable, et pesant, avec ça – car si ça ne tenait qu’à lui, il aurait un peu plus profité de sa présence. Qu’il ignore quand il pourra la revoir, dans le quotidien bizarre qui est désormais le leur.


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elle me déclare sa flamme auprès d'une flaque d'essence ; j'm'accroche à ce qui reste de mon adolescence --
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(#) Sujet: Re: -- LOST CONTROL (SUHO)   -- LOST CONTROL (SUHO) EmptyMer 13 Oct - 21:32
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-- ft suho

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O qu’il t’énerve le diable aux mèches rosées à toucher ton nez, le tapoter du bout de son doigt comme si il avait tous les droits. Tu t’échappes alors de son touché, le regarde d’un air mauvais avant de te mettre à le narguer avec cette fameuse part de fraisier. T’en fais des tonnes Aran, glisse ton doigt entre les lèvres, ferme les yeux comme si la crème à laquelle tu viens de gouter est la meilleure chose que t’ai pu manger au cours de ta toute petite existence. Et à trop narguer l’ennemi, tenter de lui donner envie tu finis par te faire voler comme une débutante. Suho il enfourne le tout dans sa bouche, te laisse ébaubie face à un manque de respect si accrue envers ta personne. Tu clignes des yeux, bégaie quelques mots mais le garçon te laisse comprendre que tu n’avais qu’à partager, si tu t’étais montré un peu moins égoïste vous n’en seriez pas là.

Et tu fronces les sourcils Aran, marmonne pour toi même « bien évidemment c’est ma faute… » en le laissant prendre l’assiette entre ses mains, manger ce dernier bout de gâteau qui ne t’intéresse dorénavant plus. Il a perdu de son intérêt du moment que Suho s’est attaqué à cette part de façon si sauvage et que dorénavant, tout est mélangé dans l’assiette. T’as un peu des tocs alimentaires depuis l’enfance, ne supporte pas les mélanges de matières. Ça te débecte de voir une assiette déstructurée, voir deux parfums de glace se mélanger dans le même cornet. T’en frissonnerais presque de dégout. Mais lui, ne semble pas un brin déconcerté par tout ça. Il mange son dessert préféré sous tes yeux, te laisse hébété avec cette fraise entre les doigts, lui proposant de façon ironique de la partager en t’imaginant qu’il sera clément et te laissera le plaisir de le manger toute seule.

Mais encore une fois tu te fais avoir, Aran.
Encore une fois t’ouvres la bouche d’un air choqué,
le regarde manger ce qui t’appartenait.

Et même si ses lèvres viennent de toucher le bout de tes doigts, que ça pourrait – presque – être sensuel de sa part ta patiente atteint ses limites. Tu vrilles, parle un peu trop fort et lui dit :

- Putain mais Suho ??? Tu te fous de ma gueule ?  Va te faire voir !

Queue de fraise que tu lui jette sur le torse d’un geste – ridiculement – enragé tandis qu’il sourit de façon indolente, t’énerve un peu plus encore. Il a de la chance Suho qu’un raclement de gorge se fasse entendre, vous coupe dans votre combat de regard que t’aurais surement gagné tant ton regard est percent. T’oublies alors cette chamaillerie à deux balles, lui propose de plutôt quitter la cuisine puisque votre présence semble soudainement gêner la mégère de service qui doit faire son taf. Quand il te demande de lui amener le reste de la vaisselle, t’hoches de la tête en silence et applique la consigne. Docilement, tu vas récupérer ce que vous avez laissé sur le comptoir derrière vous, t’attèle à essuyer la vaisselle une fois que celle-ci est récuré par le garçon à tes cotés. Des regards en coins que tu lui jettes, un petit air renfrogné dominant toujours tes traits lorsque vos prunelles se croisent. Rapidement votre mission rangement prend fin, tu remets alors le torchon plié au carré à sa place, quitte les lieux ton sac sur l’épaule. Ton téléphone que t’essaie d’allumer, une maigre lueur d’espoir dans le cœur en appuyant sur l’unique touche de ton téléphone mais malheureusement pour toi, ça ne fonctionne pas. Et tu soupire, te demande comment tu vas appeler un uber lorsque Suho vient tapoter ton épaule, t’oblige à te retourner et qu’une boite de petit gateau t’est présenté. T’es forcément intrigué, arque un sourcil jusqu’à que l’ancien brun se mette à parler et t’explique que ça n’aura jamais le gout du gâteau qu’il t’a volé mais que c’est mieux que rien. Et tu minaudes, lèves les yeux au ciel avant de te mettre à sourire et lui répondre gentiment :

- Moui, c’est mieux que rien… C’est gentil de ta part, on partira au moins sur une note un peu plus positive que le gateau et la fraise volé…

Comme si tu lui tenais réellement rigueur du fait qu’il t’ait volé cette part de fraisier. Tu viens ainsi ranger les pepero dans ton sac de sport, te met à marcher lentement en direction de la sortie du bâtiment au côté d’un Suho plutôt silencieux. Toi-même tu ne tentes pas de faire la conversation, laisse le doux silence s’installer tandis que la fatigue recommence à te tomber dessus comme une chape de plomb. C’est trop rapidement que vous arrivez devant l’entrée du bâtiment, que Suho déclare que c’est ici que vos chemins vont se séparer.

- Tu peux me laisser profiter de ta gentillesse juste deux petites seconde encore en me passant ton téléphone que je me commande un Uber s’il-te-plait … ?

Petit air penaud que tu prends le temps de ta requête et heureusement pour toi, il ne fait pas des siennes Suho. Sagement il accepte de t’aider encore un peu puisque tu le lui demandes. Téléphone que tu prends alors entre tes mains une fois déverrouillé et mis sur ladite application. Tu te connectes sur ton compte, marque alors la position de ton appartement et remercie le ciel que tes coordonnées bancaires soient préenregistrées. Le téléphone que tu restitue à son propriétaire une fois déconnecté, le numéro de réservation ancré dans le crane ainsi que la marque du véhicule qui doit arriver d’ici cinq petites minutes à tout casser. Et tu pourrais lui dire qu’il peut y aller mais ces cinq dernières minutes tu les passes à discuter avec lui du quotidien d’idole, lui demande si il se sent bien dans le groupe qui a été fraichement constitué. Conversation qui te parait trop courte lorsqu’une voiture noire se gare devant le bâtiment, que tu reconnais comme étant le véhicule qui doit te ramener chez toi. Tu jettes alors un regard triste à Suho – jamais prête à le quitter, comme avant – et lui dit en tentant de sourire une dernière fois :

- Merci d’avoir attendu avec moi … Merci pour tout, j’te serais jamais assez reconnaissante... Rentre bien et repose-toi aussi, même les meilleurs ont besoin d’un peu de repos.

Et surement que si vous n’étiez pas ici mais à Daegu tu l’aurais serré dans tes bras Suho mais y’a cette posture à tenir, des yeux qui peuvent trainer et dont vous n’avez pas conscience. Vous avez déjà trop joué avec le feu ce soir alors tu te contentes de lui faire un petit au revoir de la main en quittant l'agence. Tu pars le cœur lourd malgré toi car finalement, tu ne sais pas quand est-ce que tu le reverras. Et ça te tracasse, énormément.

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