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Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang



 

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Contexte
Seoul Coeur battant du pays du matin calme, cité aux envies furieuses et aux ennuis décadents. Dans cette ruche d’acier, on se débat, on s’applique éperdument à vivre malgré la nuée d’âmes qui nous entourent. Dans cet univers frénétique, les influences sont multiples, et c'est un tumulte sans fin qui agite les esprits et les corps. Trônant au sommet de cette cité luminescente, les plus grands conglomérats coréens se livrent une lutte mortifère, tandis qu'à leurs pieds, les mortels oscillent entre paix et discordes. Depuis près de soixante-dix ans, les sociétés divisent autant qu'elles rassemblent, semant troubles et espoirs dans leur sillage. On les plébiscite, on les méprise, on les rejette, on les envie, mais en aucun cas elles indiffèrent. Comment ignorer ce microcosme vertigineux, où chacun est acteur d'une guerre qui ne les concernent sans doute pas. Les uns poursuivent leurs aspirations, les autres se résignent à vivre en pions. Les plus impétueux prétendent pouvoir éviter cette inévitable dépendance, mais pour la majorité, impossible de vivre sans se référer à ces grandes unités. Irrémédiablement attirés vers leurs semblables, la population se voit divisée, fractionnée en sociétés mouvantes, envahissantes, unificatrices. Les plus riches s'en pâment tout en craignant le précipice qui les guette peut-être, les plus pauvres s'en irritent mais s'affament à espérer l'envol promis. Tous ne cherchent au fond, que la prospérité et l'exaltation d'une vie un peu moins monotone
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 Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang


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Lim Samran
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(#) Sujet: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyDim 25 Avr - 0:37
FT  @Lim Samran & @Yi Inh Kyang
MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003

Tu les avais vu ses cernes. Il fallait être aveugle pour ne pas les remarquer. Et tu savais qu’il était encore là quand tous les autres étaient rentrés chez eux. Parce qu’observer Inh Kyang c’était ta passion depuis que t’étais gosse. Alors tu le faisais peut être plus avec le même regard d’envie d’adolescent mais il y avait toujours cette petite étincelle au fond de toi quand il croisait ton chemin. T’avais rien a dire sur son travail. Évidemment que tout était parfait. T’en avais jamais douté. Alors t’avais respecté ta promesse. Tu l’avais laissé tranquille. Tu retrouvais tes travers. T’s vices. T’avais l’impression de pas avoir le droit de l’approcher, de pas être assez bien pour partager le même espace. Cet homme il était tout ce que t’étais pas et ce que tu serais jamais. Il était fort, puissant, courageux, intéressant. Il dégageait une aura qui mettait la plupart des gens à genoux. Il se respectait assez pour ne pas se laisser marcher dessus. Encore une fois tu l’admirais du haut de ton palais. Vous étiez pas du même monde. Ton père disait qu’il n’était qu’un vulgaire rat fait pour crever dans le caniveau. Toi tu trouvais qu’il valait mieux que la plupart d’entre vous. L’argent ça faisait pas tout. Ça faisait rien même. T’avais jamais été heureux. Peut-être une fois ? Ou deux ? Mais les souvenirs étaient vagues.

Quand ton père t’avais ordonné à coup de gifles de te rendre à un dîner d’affaire t’avais pas discuté mais t’avais décidé d’offrir à Inh Kyang le repos qu’il méritait. De toute façon tu te disais qu’il pourrait rien t’arriver de grave. Tu te trompais. Tu te trompais souvent. C’était juste une signature de contrat. T’avais pas prévu que l’homme en face de toi il voudrait plus qu’un dîner. T’avais de la chance que ton père il t’ait pas vendu à ses clients. Il était bien trop dégouté par l’homosexualité pour franchir cette limite. T’avais gentiment refusé ses avances. Il avait insisté et t’avais détesté sentir sa main dans le creux de tes reins. T’avais eu la nausée.  L’espace d’un instant t’avais plus l’impression d’être un être humain. Juste un vulgaire objet qu’on pouvait se refiler. Alors oui t’avais eu l’audace de repousser ses doigts vicelards. Tu demandais juste un peu de respect et de professionnalisme. T’étais trop jeune. Trop timide. On te prenait jamais au sérieux. Tu devais toujours faire tes preuves.

Tu comptais juste t’en aller, mais t’avais blessé l’égo d’un homme. Un homme riche qui croyait avoir tous les droits. Un homme riche qui se croyait au dessus de tout, du monde, et de la loi. T’attendais plus rien de ce pays corrompu. Tes gardes du corps, ils s’étaient vite retrouvés au sol. T’avais senti la peur t’envahir face à une violence que tu connaissais pourtant si bien. Elle était ton amante depuis bien trop d’années. C’était sa bague qui s’écrasait sur ton visage, celle qui faisait saigner ton arcade. Le sang dans l’oeil gauche, tu voyais pas assez. Pas assez bien pour éviter un autre poing dans ton estomac. Celui là, il t’avait coupé le souffle, comme le coup de pied qui manquait de faire craquer tes cotes. T’étais pas un professionnel de la fuite, mais t’avais profité d’une seconde d’inattention pour disparaître.

C’était sans t’en rendre compte que tu te retrouvais devant sa porte, plié en deux et la chemise tâchée. Est-ce que c’était vraiment une bonne idée de venir le déranger encore une fois en pleine nuit ? C’était contradictoire. Toi qui voulais lui offrir quelques heures de répit. Pourtant tu cognais plusieurs fois. Tu savais pas pourquoi t’étais là. Peut-être parce que tu te sentais en sécurité près de lui ? Parce que malgré tout ce qu’il t’avait fait subir c’était lui qui avait ton porte clé. Ton souffle était court, saccadé par la douleur. En vérité ça faisait pas si mal que ça. T’avais connu bien pire et c’était triste de voir à quel point évoluait ton seuil de tolérance à la douleur. Tu savais même pas quoi dire quand il te faisait face avec son air grognon. Non tout ce que t’avais prononcé c’était un  « Salut ça va ? » des plus banal. Comme si y’avait rien de plus normal de débarquer à l’improviste dans un tel état. Tu voulais pas rentrer chez toi. Tu voulais pas te retrouver seul dans un appartement immense. Le silence te terrifiait. Le regard d’Inh Kyang aussi.



Il était toujours beau et terrifiant aussi d’ailleurs. Il était tombé amoureux de lui comme on chavire à sa première dose d’héroïne.




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyDim 25 Avr - 23:13
FT  @Lim Samran & @Yi Inh Kyang
MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003


Quatre jours de travail intensif. L'odeur du cambouis ne le quittait plus, même après une, deux, trois douches, il avait encore ça dans le nez. Mais ça ne le gênait pas, il préférait cette odeur à celle du sang. Peut-être que c'était ça qui avait lentement remplacé le sien d'ailleurs, quand on voyait son inaptitude ponctuelle à réagir à cette émotion en face de lui. c'était tout au plus du je m'en foutisme, voir de l'incompréhension. Pourquoi s'emmerder à ressentir certaines choses quand elles sont inutiles. Quatre jours à aligner les clés sur le bureau de son patron, cinq peut-être il ne sait plus trop. Il avait même pioncé là bas, sur les banquettes des bagnoles, ses pieds seuls dépassant sur le sol, l'écharpe remontant jusqu'au nez pour ne pas avoir la lumière du jour qui viendrait le réveiller. Puis une fois sur pied, il s'y remettait. jusqu'à l'épuisement. Un engagement était un engagement. Surtout quand il y a des conséquences si graves à la clé. Il avait réussi. Et pourtant son corps n'avait pas voulu lâcher prise, comme les gosses qui veulent jamais dormir. Il avait été obligé de prendre une cuite, mais n'avait que mal dormi, en compagnie aussi dingue que lui une fois bourré. A day off comme on dit , il avait passé la journée suivante à ronfler, la serviette froide sur le front, sans fumer, sans manger pratiquement mais putain ce que ça fait du bien. Douze heures d'affilé, quatorze , seize. Et la nuit était revenu et il dormait encore. Vas-tu te réveiller un jour? Bien sûr. Quand il l'aurait décidé, comme tout le reste. Et c'est finalement la nicotine qui l'aura sorti du sommeil vers onze heures du soir. Alors il se sera fait un café comme si de rien n'était pour se poser devant la télé pour voir si en deux jours, le monde s'était cassé la gueule. Rien. Nul. Chaine après chaine, la distraction courte, simple, mais la liberté avec ce gout et il aimait bien. Il avait dévalisé quatre paquets de noddles rapides et quatre donuts en moins d'une demi heure, enfin rassasié , avant d'enfin daigné aller s'habiller. Un jean usé, un tee shirt blanc et un vieux sweet à capuche bleu marine comme simple accoutrement et pieds nus, parce qu'il n'y a rien de mieux quand on est libre que de sentir ça. Personne n'était sensé venir ce soir, surtout que bon, on est un peu dimanche non? Déjà une semaine?

Et comment résumait tout ça? Il n'avait pas eu le temps de voir Samran ou quasiment pas. L'évitait-il? L'avait-il juste embauché pour se sauver la mise ? Il s'était demandé avant de signer, il avait voulu croire que non, mais à présent qu'en était-il? S'était-il fait des idées sur sa bonne nature comme au début? Putain , il faisait chier, il le rendait dingue à pas savoir ce qu'il pensait, ce qu'il voulait, ce qu'il comptait faire de lui. Quelle merde.... Il suffisait de lui demander? Pourquoi pas? Mais pas si ça impliquait son boulot. Un soupir quand ça frappe à la porte. La télécommande en main, il fronce les sourcils, coupant le son. C'est la télé? ça refrappe avec insistance? Ah non, c'est pas un fake. Il se lève, en jetant la télécommande sur le canapé et se passant une main sur sa nuque courbaturée, enfonçant la seconde dans sa poche de sweat , avant d'ouvrir la porte. "Ouais ouais... du calm...."

Blocage. C'est une manie de venir à cette heure? SALUT ? ça va ? C'est tout ce qu'il trouve à dire?  Avec une gueule pareille et du sang partout ? Inh Kyang reste d'abord interdit, la main sur la porte, la bouche entrouverte, il cligne un peu des yeux, le détaillant de haut en bas. Il est malade ou quoi? Rien ne va dans cette scène? Il connait pas les manteaux? C'est quoi cette tronche faussement bienséante? "T'es sérieux là?" L'ex taulard secoue lentement la tête en soupirant, avance sa main qui se referme sur son avant bras et se décale d'un coup pour l'attirer dans l'appart avec force. Il prend la batte dans le range parapluie à coté de la porte et sort dans le couloir, laisse la porte entrouverte, allant contrôler le bruit dans les escaliers de secours, et l'ascenseur, puis il jette un œil par la fenêtre des communs, cherchant toute bagnole qui aurait pu suivre Samran, mais rien. C'est quoi ce bordel? Pourquoi il l'a pas prévenu? Pourquoi il ne l'a pas appelé? Pourquoi il ne lui a pas demandé de l'accompagner, si la close du garde du corps est signée? Il grogne et frappe du coté du point à coté de la fenêtre. Il a intérêt à avoir une bonne explication. Il revient dans l'appart et ferme la porte à double tour. Il jette un coup d'oeil à sa fenêtre qui donne sur l'autre parking. Aucune bagnole d'allumée. Puis il se retourne vers lui, le détaillant de nouveau de haut en bas et le montre avec la batte. "Tu m'expliques? Ton père? Ou qui? Pourquoi tu m'as pas appelé? Il sert à quoi ce contrat si tu te jettes toi-même dans la gueule du loup? J'ai rempli les conditions pour les bagnoles, alors où est le hic? J'ai mis un jour de trop?"

Putain si c'est ça, il va lui faire péter sa bagnole au cocktail molotov à ce connard de paternel. Il va le faire de toute façon, tiens, c'est pas une mauvaise idée. Il sent la rage monter dans ses veines, il était pourtant si calme, il pensait contrôler la situation, alors pourquoi quand Samran est dans les parages, il perd constamment ce contrôle. Tout part à l'inverse de ce qu'il a prévu, tout s'emballe et le chaos lui explose en pleine gueule à chaque fois. Il monte le bout de ses doigts sur le bord de son front et respire. Ok on se calme, tu vas juste le terrifier si tu fais ça, souviens toi. Focus. Control. Il expire calmement et laisse la batte contre le mur. Une inspiration, un geste de nuque qui craque, un regard vide qui se réveille lentement. Qui s'humanise. un peu. Juste ce qu'il faut. Et qui le regarde. Ce sang. Ce visage. Immobile , l'un et l'autre. Une deuxième expiration, des doigts à plat qui touche doucement le bord de sa propre mâchoire. Il le dépasse pour aller dans la salle de bain et sortir une poche en plastique avec tout le nécessaire de soins pour les plaies. Il a acheté tout ça pour lui-même pas pour Samran, parce qu'il savait. Il savait qu'il se battrait de nouveau, qu'il ne pourrait pas se tenir à l'abri de ce monde, parce qu'une part de lui aime ça, et une autre en crève à petit feu. Un regard jeté dans le miroir avec un -quest-ce que tu fais....- il n'y répond et ressort de la salle de bain pour revenir vers son jeune boss. "Assis-toi... " Un ordre calme. Il attend qu'il s'éxécute, allant vérifier encore une fois à la fenêtre, si quelque chose avait bougé, et aperçoit une berline noire, avec un homme assis sur le capot en train de fumer et un autre sur le siège passager. Ils étaient là tout à l'heure, du moins la voiture. Il n'aime pas ça. Mais il ne dit rien, et revient vers Samran.

Soir de baptême, soir de chrysanthèmes?




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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyLun 26 Avr - 0:02
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MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003

Tu te doutais qu’il serait un peu grognon. Tu commençais à prendre une sale habitude à débarquer chez lui à n’importe quel moment et sans t’annoncer. T’avais pas été élevé comme ça. Inh Kyang, il avait une mauvaise influence sur toi, voilà l’excuse que tu te trouvais. Il avait signé pour être mécanicien et garde du corps, pas infirmier. T’aurais peut-être dû le rajouter sur le contrat. Tout était devenu étrange depuis qu’il faisait à nouveau parti de ta vie, tu savais plus gérer tes émotions. C’était difficile en temps normal, mais il venait de chambouler le peu d’équilibre que t’avais réussi à trouver. Tu savais pas encore si c’était une bonne ou une mauvaise chose. Et t’étais pas en état d’y réfléchir. Quand il te demandait si t’étais sérieux, tu comprenais pas la question. Tu souriais pas et tu lui faisais pas une blague. Alors oui t’étais sérieux. C’était évident non ? Il devait être fatigué. L’ours n’avait pas encore fini d’hiberner et t’espérais ne pas te faire croquer. Tes mains sur tes cotes t’avais du mal à te tenir droit et il t’avait arraché un gémissement de douleur quand il t’avait trainé à l’intérieur. Il avait bien plus de force que toi malgré les heures passées à la salle de sport. Tu penchais la tête sur le côté en le voyant sortir armé d’une batte de baseball. Qu’est ce qu’il essayait de faire ? Y’avait personne derrière toi. T’en étais certain. Mais t’étais pas le plus doué pour deviner si t’étais suivi ou non. Tout ce que tu savais c’était que personne t’avais rattrapé avant d’arriver à sa porte.

Tu faisais un pas en arrière alors qu’il pointait son arme sur toi.  « On point pas les gens de la batte. C’est malpoli. On te l’as jamais dit. » que tu disais alors que tu gardais ton oeil fermé pour éviter le sang d’y couler.  « Non c’est pas mon père. C’était juste… un fournisseur. Je pensais pas que ce serait risqué…» T’étais vraiment sincère. Tout devait bien se passer. T’avais juste pas prévu que tu tomberais face à un pervers insistant.  « Qu’est-ce que tu racontes ? T’as fait ton travail dans les temps justement. Je voulais te laisser un peu de repos, t’en avais besoin. Je sais que t’as dormi dans le garage… T’en as fait beaucoup en quelques jours, je voulais pas t’imposer ce rendez vous. C’était pas dangereux. Normalement.» Tu baissais la tête un peu gêné par ton incapacité à évaluer l’urgence d’une situation. T’étais tellement habitué à la violence que t’arrivais plus à savoir quand c’était grave, quand les limites étaient dépassées. Toi, t’étais juste content qu’on t’ai rien cassé. T’obéissais en grimaçant légèrement. Tu voulais pas salir son canapé, alors tu restais les fesses au bord du coussin.

 « Qu’est-ce que tu regardes ? » que tu demandais avec une certaine curiosité et toute ton innocence. Tu pensais même pas que ce type aurait pu envoyer quelqu’un à tes trousses.  « Tout se passait bien tu sais ! » Tu le disais avec une certain fierté. Tu savais gérer tes rendez-vous d’affaires en temps normal.  « Jusqu’à ce que… jusqu’à ce qu’il me… » et tu te penchais pour murmurer à son oreille, incapable de prononcer les mots à voix haute, t’étais bien trop timide pour ça.  « jusqu’à ce qu’il me touche les fesses ! » Tu sentais encore sa main, ses doigts boudinées dans ses bagues dorées. Tu frissonnais de dégoût. Tu savais que c’était pas normal qu’on te touche sans ton autorisation. Autant tu savais plus vraiment si tu méritais les coups que tu recevais, autant tu connaissais parfaitement le concept du consentement.  « Est-ce que… je pourrais utiliser ta douche ? Je me sens pas bien.» Tu te sentais sale. Tu te sentais mal. Peut-être parce qu’une partie de ton sang s’échappait pour s’écraser sur ta chemise ?  « Je sais que ça fait pas partie du contrat… » Alors il avait le droit de refuser Inh Kyang. Il avait le droit de te mettre dehors. T’étais même pas capable de te défendre.

Est-ce qu’il allait pouvoir supporter tes faiblesses ? T’avais peur. Peur qu’il se rende compte que t’en valais pas la peine, que tu méritais pas de l’avoir à tes côtés. T’avais peur qu’il disparaisse, comme tous les autres. T'étais un poids et t'exposais déjà ta fragilité. Il allait forcément le voir. Que t'étais une source de problème, que t'allais l'entraîner dans tes abysses. Tu voulais pas de ça. Tu voulais pas être celui qui le tirait vers le fond.



J’étais un homme ordinaire qui hébergeait au fond de lui un gamin qui avait eu l’audace de rêver.




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyLun 26 Avr - 23:29
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Un fournisseur? Dit comme ça, il trait quoi comme marché le monsieur Lim? On aurait pu entendre cette phrase d'un dealer. Et le résultat aurait pu être le même, en cas de problème justement. l'illégalité entraine la violence et la violence, bah... ça. Un mec qui ressemble plus à grand chose. Il voudrait bien savoir quel genre de deal il a eu l'intelligence de faire pour finir dans cet état? Il vend des voitures de luxe, ou des moteurs plein de coke? Et le voila qu'il râle dans sa barbe. Il râle et il a le droit. Maitre Corbeau fout du sang sur son plancher et Inh Kyang est encore bien plus en rogne de voir qu'il s'est foutu dans cet état par débilité. A la rigueur, son plancher, ça fait raccord avec la personne qui vit là. Il le voit prendre soin de ne pas tacher son canapé et retient un soupir. Décidément, il se préoccupe de l'état d'un meuble pourri, mais pas de sa gueule? Pas sur qu'on lui achète beaucoup de bagnoles s'il se la joue Casimodo. "Si tu savais jauger le danger ça se saurait..." Il soupire. Une vérité douloureuse et pourtant c'était vrai. Depuis l'adolescence, sinon il l'aurait vu venir ce jour là , quand il était énervé et qu'il est arrivé comme la démone dans le film Momie avec Tom Cruise, à limite rasé les murs de la rue autour de lui quand il a aperçu ce petit con de Samran. Il aurait pu fuir, se planquer, il ne l'aurait jamais trouvé et jamais explosé. mais Samran et l'instinct de survie, il n'était simplement pas né avec. Il y a ceux qui survivent à tout par instinct et ceux qui survivent à tout par chance, mais ceux un jour, le chance leur fait un fuck. Et bonsoir le Noel de Monsieur Jack, entre deux pierres tombales sans nom. Alors oui, il s'inquiétait. Et tous les arguments du monde ne changerait rien à cet état de fait: Samran était voué à l'extinction s'il s'ententait à se fier à son intuition merdique. "D'un, je suis le seul à même de juger si je suis claqué ou non, et de dire non, même si t'es mon patron. La mort par épuisement n'était pas dans la close donc t'inquiète que je te le ferai savoir. Et deux ... si tu veux te la jouer solo et jacky chan, pourquoi tu m'as engagé pour te protéger. T'es au courant que protéger c'est ... AVANT... de mourir? Je dis ça comme ça, t'as pas l'air au courant." Oui monsieur fait de l'humour sarcastique deux secondes, mais monsieur l'a mauvaise, en travers de la gorge. "T'as pas de portable ou quoi? Dans quoi tu fous ta thune? T'as pas de portable, de manteau, de voiture, et t'emploies des branleurs...? Attends que je les croise ceux-là d'ailleurs..." La dernière phrase dit sur un ton bas, comme pour se parler à lui-même mais rien ne passera pour le moment, il a besoin de se concentrer, parce qu'en bas, y'a deux gros cons qui attendent certainement pour lui faire un gros calin. L'ainé s'assied à coté, sortant calmement de quoi nettoyer grossièrement. Le but n'étant pas de le laver, mais de stoppe le flux. Chance pour lui, l'arcade ça pisse toujours beaucoup au début et après ça s'arrête tout seul, c'est l'après qu'il n'allait pas aimer. "Rien." Il ne regardait rien par la fenêtre, c'est vrai ce mensonge? Il n'a pas besoin de le savoir dans l'immédiat où ça va être la panique. Il a déjà bien assez stressé comme ça, et plus il va flipper, plus son coeur va battre vite et le sang sortir, donc il se détend (où il lui met une claque! non... c'est pas dans le contrat) le petit patron.

Calmement, il passe la contrat autour de la plaie sans la toucher mais Samran est agité, ou peut être qu'on l'a cogné trop fort. Inh Kyang hésite à choisir. Tout se passait bien? Bah voyons, on voit ça hein! Il attend la suite de la phrase, concentré sur le raclage en douceur du sang qui à engluait sa joue et sa mâchoire, mais Samran s'approche, le faisant se décaler un peu sur le coté (histoire de ne pas se prendre un mignon coup de tête), pour entendre la fin de la phrase. Le plotage de fesses. De... quoi? Il cligne des yeux et tourne la tête pour croiser son œil valide. Interdit. Ah ouais, ça marche comme ça dans votre business aujourd'hui? Faut se tripoter la couenne pour valider le deal? Faudrait qu'il réfléchisse à se reconvertir, il va pecho de la demoiselles VIP easy avec son style notre taulard. ça aurait pu être amusant dans un autre contexte, mais là pour le coup, bizarrement, ça le contrarie. Un rire court et nerveux le prend alors que Samran montre un sentiment de dégout et qu'il pâlit. "T'es en train de me dire... que faute d'avoir pu te vi*l**, ils t'ont tabassé, c'est bien ça..." Qu'il lui sorte une seule fois de plus que ça se passait bien et il va lui passé la buffée de sa vie. Puis vient la demande pour aller prendre une douche, avec pour argument qu'il ne va pas bien. Tiens donc... Ok, on arrive les conneries, ça suffiit.

Inh Kyang lève l'index, en synonyme de "Ch." court et ordonné. Qu'il se taise, c'était mieux. Voilà. Il laisse la main en l'air deux secondes pour voir s'il a bien compris. Il a joué au con, il est venu lui demander son aide, donc maintenant il se tait et il va faire ce qu'il lui dit. Une longue expiration, il lui reprend le visage doucement par le menton et positionne une épaisse compresse. Deux sparadra, et ça fera l'affaire pour le moment. Il se lève, enfile ses pompes, son cuir, jette un pull sombre et un manteau à Samran. "Non t'iras pas à la douche ici. Elle est trop petite pour que je m'occupe de toi en même temps et vu ton état, y'a une chance sur deux pour que tu finisses dans les vapes sous l'eau chaude si je te laisse tout seul. En plus, j'ai rien pour dormir ici, et c'est hors de question que tu repartes seul, ou que tu pionces sur ce canapé ou par terre. Et le dernier point, y'a deux cons qui t'attendent en bas de l'immeuble. Je sais pas qui t'as contrarié, mais vas falloir que tu apprennes à choisir tes clients, et c'est la dernière fois que tu me fais ce plan là. Tu m'as fait signé, donc si t'as besoin, je viens, point. La prochaine fois je te préviens, je t'envoie direct à l'hosto et tu te débrouilles avec les mecs à la sortie de l'hôpital. Penses pas que je t'engueule, mais là je me sens coupable de pas avoir été là, ok. Habille toi, on va chez toi, un pote m'a laissé sa bagnole pour les vacances." Il éteint tout après que Samran se soit exécuté et s'approche pour l'aider à finir d'enfiler ses affaires. C'est comme ça qu'il remarque les possibles lésions à ses côtes. "T'es sur que tu veux pas aller à l'hôpital?" Il lui enfile une casquette sur la tête, rabat la capuche et lui file un masque noir. Il fait de même. Hors de question qu'on le reconnaisse s'il doit casser la gueule à quelqu'un. Il passe son bras autour de son dos, en essayant de le soutenir sans lui faire mal et ouvre la porte, vérifiant qu'il n'y a personne. Merde la batte. Il fait demi tour tout seul, puis revient pour reprendre sa place auprès de Samran. Direction l'ascenseur. Le couloir est vide et il n'y a qu'un escalier de secours. Le hic c'est s'ils attendent en bas... arhh... 8 étages, fais chier tiens... Sam peut pas les faire. Alors il le laisse devant l'ascenseur. "Compte une minute avant d'appeler l'ascenseur. Je descends par l'escalier pour voir si c'est libre. Parking ok, te plante pas. ça va aller?"

Il se détache de lui, s'assurant qu'il peut tenir debout. Il se recule pour partir, mais revient en soupirant. Putain on dirait un zombie. Tu parles d'un patron. Il pousse la casquette du doigt, enroule sa main dans sa manche et essuie doucement l'oeil où le sang a coulé, puis libère sa main et finit avec le pouce. Mieux. Sans un mot, il s'engage dans les escaliers à toute allure, la batte en main. il jure que s'ils les croisent, il refait la déco du hall ou des escaliers. Aucune discrétion, ça sert à quoi? De toute façon, s'il viennent à se battre ce sera pas discret. Arrivés en bas, il y a va quand même doucement, n'allumant pas la lumière. Merci les vieux immeubles sans lumière automatique. Ils se rendent pas compte mais ça peut tuer des gens ces choses là! Il jette un oeil et voit que les deux types sont sortis de la voiture. Ils comptaient vraiment monter et taper à toutes les portes ou attendre en bas jusqu'à demain matin? La palme de la lumière au plafond ces deux là. Sans attendre, il se tire par la porte qui mène au parking souterrain, et attend que l'ascenseur descende, un peu impatient. Il sort la clé de sa poche, un touit touit et il repère la petit bagnole pas trop dégueu ma foi. Ce silence, il ne l'aime pas. y'a pas plus malsain que le silence d'un parking.


Parait que le bowling ça se joue avec des quilles et une boule, mais si on réfléchit bien, on peut prendre la quille comme une batte et une tête comme la boule, et inverser le sens non? Et c'est qui qui a inventé un nouveau sport? Le bowling "reverse"... avec les mecs du parking.




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMar 27 Avr - 11:31
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T’aimais pas trop te faire disputer, surtout que c’était toi le boss. Difficile à deviner quand on vous voyait tous les deux. C’était un peu l’histoire de ta vie. De jamais être pris au sérieux, de pas être à la hauteur. T’étais plus un petit gros, t’étais pas non plus un gringalet, mais face à Inh Kyang, tu faisais clairement pas le poids. Il avait tout pour lui. Du charisme, un regard qui imposait l’autorité, une carrure digne des dieux grecs. Certes, il avait également un casier judiciaire mais ce n’était qu’un détail. Lui, il avait pas besoin de gardes du corps pour traiter une affaire, il avait pas besoin de s’enfuir s’il se faisait cogner. Lui, personne n’aurait osé poser la main sur lui dans l’espoir d’obtenir ses faveurs. Personne ne manquait de respect à ce genre d’homme. C’était évident que tu manquais de confiance en toi, et pourtant tu faisais des efforts.  « J’ai…» T’avais l’impression d’être un gamin. De te faire sermonner pour tes bêtises et ton inconscience.  « J’ai laissé mon téléphone chez moi et j’ai pas eu le temps d récupérer ma veste.» T’essayais de te justifier, mais tu savais que t’étais différent. Que ton cerveau il fonctionnait d’une manière différente. Tout ce qui semblait simple et évident pour les autres ne l’était pas pour toi. Alors oui tu prenais jamais ton téléphone, tu regardais pas la météo, t’oubliais parfois de fermer ta porte à clé et t’avais déjà failli foutre le feu à ta cuisine parce que t’avais oublié la poêle sur le feu. Personne ne comprenait ce qui se passais dans ton esprit, la portée de tes obsessions et la fatigue que provoquait tes incessantes réflexions. Tu comptais plus les insomnies. A cause des milliers de questions que tu te posais, à cause des cauchemars, à cause de l’emprise de ton père. Tu savais même pas comment tu faisais pour tenir debout.

Tu plissais ton petit nez alors qu’il nettoyait ta plaie. C’était pas si grave que ça. T’avais connu bien pire et il était bien placé pour le savoir. C’était juste la première fois que quelqu’un prenait le temps de s’occuper de toi. Ça te mettait mal à l’aise.  « J’aurais pas dit ça comme ça mais c’est un peu l’idée. Je crois que je l’ai vexé.» C’était même certain. T’avais failli t’’excuser, mais ça tu préférais pas le préciser, Inh Kyang, il était déjà assez en colère. T’étais doué pour ça, pour le mettre hors de lui, pour lui taper sur les nerfs. Tu comprenais toujours pas pourquoi il avait accepté de travailler pour toi. Tu regardais son doigt sans comprendre tout de suite que tu devais te taire. T’osais plus le regarder dans les yeux parce que t’avais trop honte d’être aussi stupide. A quoi il te servait ton QI si t’étais pas capable de te sortir de ce genre de situation sans aide.  « Aller chez moi ? » C’était plus ou moins ce que t’avais retenu de sa tirade. Est-ce que tout était bien rangé ? Est-ce que t’avais rien laissé trainer ? Tu voulais pas qu’il se dise qu’en plus d’être inutile, t’étais bordélique. C’était vraiment idiot de te concentrer sur c genre de détail dont il se foutait sûrement. Mais pour toi, c’était important. Personne n’entrait jamais chez toi. C’était ton antre.  « Non c’est bon, c’est pas cassé…» Tu la connaissais par coeur, la sensation des cotes brisés. Tu sursautais alors qu’il t’enfilait un casquette sur la tête. Encore un fois t’avais enfilé un de ses pulls, et tu reconnaissais son odeur. Tu lui avais toujours pas rendu celui qu’il t’avais prêté. Tu disais que tu l’avais pas encore lavé, mais dans le fond tu voulais juste le garder.

Tu te sentais tendu à chaque fois qu’il te touchait, qu’il te frôlait. C’était épuisant de ne pas savoir contrôler tes émotions. Il te faisait perdre pied en une seconde. Il te retournait le cerveau et il réveillait cette drôle de sensation dans ton estomac. Les espèces de papillons.  « Euh… une minute ok…» Tu restais devant l’ascenseur, le dos contre le mur pour ne pas te retrouver au sol. Et tu comptais soixante bonhommes de neige avant d’appuyer sur le bouton. T’avais du mal à remettre toutes les pièces du puzzle dans l’ordre. Trop d’informations en trop peu de temps et beaucoup de stress. Tu te demandais si Inh Kyang allait bien. Tu suffoquais dans ton masque alors que t’arrivais dans le parking. Il ne semblait pas y avoir eu de bagarre, alors tu le cherchais du regard. T’avais pas besoin de jouer les détectives longtemps, la voiture s’arrêtant devant toi. Tu t'installais sur le siège passager.  « Merci…» que tu soupirais en retirant le masque. Tu fermais les yeux le temps de souffler, de te calmer. Pourquoi est-ce qu’il fallait que tu te mettes toujours dans ce genre de situation.  « Faut aller à Gangnam, je t’indiquerais la route…» Si tu t’évanouissais pas avant.

T’ouvrais légèrement la fenêtre pour en sortir la main et caresser l’air frais.  « Désolé.» C’était tout ce que tu pouvais dire. Tu lui causais que des ennuis et c’était que le début. T’avais pas fini de l’entraîner dans tes merdes.  « Ça sera à droite au feu et après c’est le grand immeuble sur la gauche, j’habite tout en haut… Tu peux te garer devant.» C’était difficilement que tu sortais du véhicule. T’allais pas faire le malin quand ton père apprendrait ce qui est arrivé. Tu voulais pas y penser. Alors t’entraînais Inh Kyang dans le hall avant d’appeler l’ascenseur. T’avais une belle vue de chez toi, mais en vérité, tu regardais jamais. Parce que tu te foutais bien d’avoir un appartement si grand. Tu fouillais dans ta poche pour en sortir ta clé magnétique. T’avais de la chance de pas l’avoir perdu. Tu le laissais entrer en premier et une fois bien à l’abris tu retirais la casquette.  « Fais comme chez toi…» que tu murmurais avant de te souvenir (enfin) de certains de ses mots.  « Comment ça tu vas pas me laisser me doucher tout seul ????» Oui t’étais long à la détente et il allait te prendre pour un dingue d'aborder le sujet seulement maintenant.  « Je peux me débrouiller seul, je vais pas me déshabiller devant toi ! » T’avais toujours aussi honte de ton corps. Tu voulais pas qu’il se rende compte que t’étais pas assez bien fait et il y avait cette cicatrice disgracieuse qui traversais ton dos.  « Tu te déshabillerais devant ton crush du lycée toi ??? » Et tu posais sérieusement la question. Honnêtement y’avait de la place pour deux dans ta douche à l’italienne, et tu comptais pas retirer tes vêtements devant lui. Tu l’avais jamais fait devant qui que ce soit d’ailleurs. T’allais pas commencer aujourd’hui.

J’ai du mal à regarder qui que ce soit dans les yeux, mais même avec des efforts, faire face à Inh Kyang est difficile… Il me fait peur, il est envahissant et étouffant.




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMar 27 Avr - 22:08
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Inh Kyang avait un peu baissé d'un ton après s'être un peu emporté, mais c'était justifié! Il savait que Samran était différent quand il était plus jeune, et qu'il le serait probablement toute sa vie, mais il n'avait aucune idée de la nature de cette différence. Est-ce que c'était un trouble reconnu qu'il se trainait? Ou bien était-ce juste qu'il était plusieurs dans sa tête au point d'être étourdi ou de ne pas prendre conscience de certaines choses pourtant évidentes? Plus il voyait les choses et plus il remarquait que tout ce qui nécessitait une analyse pragmatique ne lui posait aucun problème, d'où sa capacité à savoir gérer une entreprise et l'argent ou la logique marchande qui en découle. Mais quand il s'agissait de réfléchir vite et de s'adapter par instinct à une situation critique dans laquelle rien de logique n'était d'actualité, c'était même pas la peine de demande quoi que ce soit. Autre chose lui posait un problème. Son inaptitude à voir certaines choses essentielles comme ne pas tombé malade, éviter les problèmes et avoir un putain de portable sur soi, ça , c'était pas possible. Il allait soit falloir qu'il embauche un majordome, soit qu'il trouve quelqu'un au quotidien pour lui rappeler les choses. Comment avait-il fait pour survivre tout ce temps? C'était l'homme le plus couillu qu'il n'ait jamais rencontré si la chance était le seul paramètre louable dans cette histoire, parce que pour le reste, on repassera.

Aucune baston à la clé, et pour une fois, il n'allait pas s'en plaindre. Il avait déjà les soins de Sam à assurer, il se passerait de refaire le portait à des mecs qui ne sont même pas capables de rattraper un éclopé. C'était peut être ça qui l'avait sauvé au fil des années? Sa capacité de fuite? Comme on l'expliquait juste avant, Inh Kyang n'aimait pas le silence typique des parkings ou de tous ces lieux qui s'en rapprochent. Sa claustrophobie ne doit rien arranger, donc non il n'attend finalement pas devant l'ascenseur et va chercher la voiture et s'arrête devant l'ascenseur, avant de reprendre la route, l'aidant à clipser sa ceinture, maniant le volant de l'autre main avec une aisance qui posait la question de -depuis quand est-il sorti?- Il n'a jamais vraiment perdu la main. Même en taule, il manoeuvrait les véhicules de flics qu'il réparait. D'où croyez-vous qu'ils tirent les véhicules sur lesquels faire bosser les détenus? Autant alliés l'utile à ... l'utile. Parce qu'agréable, non, pas trop.

Le trajet est calme. Un peu trop à son gout mais le grand brun est concentré sur les petites rues et le trajet détourné qu'il prend. Deux raisons, aucune envie de croiser quelconques crétins qui pourraient reconnaitre Samran, qui a ouvert en grand la fenêtre avec un panneau "je suis làààà tape moi!" mais il ne dit rien, si l'air frais le tient éveillé. Le seconde, ne pas croiser les flics, parce que... il n'a pas le permis? En même temps vous vous attendiez à quoi? Il a été incarcéré à dix neuf ans et n'est sorti qu'il y a un mois! A part s'il a mangé l'examinateur du permis et même ça, ça donne pas le permis, y'a aucun moyen qu'il ne l'est.

Son désolé était passé à travers le plancher de la voiture. on verrait ça plus tard, on va déjà arriver à bon port. Une fois en face de l'immeuble, Inh Kyang sort et observe les lieux. Tout est calme. Et bah, on se fait pas chier. C'est pas un immeuble mais plusieurs villa les unes sur les autres, comparé à là où il vit. Il contourne et aide Samran à sortir de la voiture, avant de fermer, direction la montée infernale. Il ne sait même pas à quel étage c'est mais il suit, le soutenant. Ascenseur, clé magnétique, le rituel du riche qui rentre chez lui et ce n'est qu'une fois passé la porte qu'il le lâche enfin. Il le regarde se déplacer comme un pépé, et soupire. "Quoi tu réfléchis que maintenant? J'ai dit ça y'a une demi heure, on t'a bien frappé hein." Il pose les clefs de la voiture et de son studio sur une table au pif. "Pourquoi, on est deux hommes, je vois pas où le problème." C'est vrai que si on se met à sa place, monsieur a passé dix ans à prendre des douches collectives avec des moches, des bizarres, des canons, des armoires à glace et même avec des Gollum édentés. Des fois, ils en trainent par ci par là, qui ont dépassé la soixantaine et dont la colonne vertébrale n'existe plus.

Et c'est là que la fameuse phrase du crush tombe. Inh Kyang qui vient juste de virer son sweat pour finir en tee shirt, s'arrête juste une seconde. Il pose le sweat sur le dossier de la chaise. "Ah c'est donc ça..." Il inspire et se masse le nez. "Pour quelqu'un qui crush, je trouve que tu m'as beaucoup évité depuis que tu m'as embauché, je peux savoir pourquoi?" Il a dit fait comme chez toi non? Alors Inh Kyang cherche la salle de bain. Pas là, c'est un placard à balai, pas là, c'est les chiottes, là une chambre à coucher et c'est visiblement la sienne vu l'odeur agréable qui y règne. Une autre chambre à coucher. hey mais c'est quoi cet appart, y'a une fin? Ah. Salle. De. Bain. L'antre de la perversion , apparemment pour Samran. Il se retourne vers lui. "Allez arrête de faire le gamin... je vois même pas pourquoi tu fais des manières, t'as vu comme t'es canon? Je serais une meuf encore, je peux comprendre que tu sois gêné. Ou si je te trouvais moche, mais tu l'es pas, donc t'entres là dedans. Au pire, gardes une serviette, et je reviens qu'une fois que c'est fait. La question, c'est est-ce que tu vas réussir à te dessaper tout seul? Tu tiens à peine debout."

L'art du parler direct. Mais oui Inh Kyang, il ne sera jamais choqué par tes belles paroles n'est-ce pas? T'es un peu couillon n'est-ce pas? Pas franchement conscient de tout ce qu'il vient de balancer sur le physique de Samran, il entre dans la salle de bain pour ouvrir la petite fenêtre du fond, histoire de ne pas mourir étouffé par la chaleur ou la vapeur, et attend calmement, que son altesse daigne venir l'honorer de sa pudique présence. C'est bien ce qui les différencie le plus dans cette histoire. Reste plus qu'à savoir si Samran va pousser Inh Kyang dehors ou non pour prendre sa douche.

Samran, dans le prix de celui qui a troqué un pervers contre un autre pervers! 




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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMar 27 Avr - 23:04
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C’était la première fois que tu te sentais bien chez toi, parce que t’étais pas seul, parce que tu te sentais en sécurité. Tu savais toujours pas si vous aviez été suivi ou non et tu le saurais sûrement jamais. T’étais pas capable de ressentir ces choses là. Écrire des dissertations, calculer le montant exact de ton ticket de caisse pendant que tu faisais tes courses ou analyser les bilans comptables tu savais faire. Comme retenir tout ce que tu lisais. Mais agir en société ? Penser aux choses les plus simples ? Ce n’était pas inné et certaines fois tu n’en comprenais même pas l’intérêt. Ton téléphone tu t’en servais jamais parce que t’avais personne à appeler, personne avec qui discuter, t’avais aucun ami pour t’envoyer des messages. T’avais pas le réflexe de le glisser dans ta poche. Peut être que tu commencerais a le faire maintenant ? Mais tu pouvais pas penser à ton manteau en plus du cellulaire. C’était trop d’un coup. T’avais déjà la chance de pas oublier la clé de ton appartement ou de perdre celles de ta voiture. On se demandait souvent comment tu pouvais être aussi intelligent et avoir l’air si bête. En fait, c’était toi qui te le demandait.

Tu regardais autour de toi pour vérifier que t’avais rien laissé traîner. Mais tout était propre, comme si personne ne vivait ici. Il n’y avait que dans ta chambre qu’il semblait y avoir un minimum de vie. Tu pensais pas qu’un jour il viendrait chez toi, dans ta salle de bain. Pour lui c’était sûrement normal, les douches collectives, après toutes ces années en prison, mais pour toi c’était une véritable épreuve. T’avais osé te déshabiller une fois dans les vestiaires et tu te souvenais encore des moqueries, de tes vêtements qu’on t’avait volé. T’avais plus le même corps mais les séquelles étaient toujours présentes.  « C’était au lycée !! Ça fait longtemps, c’est plus le cas maintenant ! » Menteur  « Et puis je t’évitais pas. Je te laissais tranquille comme je te l’ai dit. Si tu fais bien ton travail j’ai pas besoin d’être sur ton dos. Et tu fais bien ton travail.» Il attendait quoi ? Que tu le surveilles ? C’était bien le seul dont t’avais pas besoin de vérifier le boulot.

Tu l’observais alors qu’il découvrait toutes les pièces de ton si grand appartement. T’étais trop fatigué pour l’en empêcher et même pour lui demander ce qu’il était en train de chercher. De toute façon t’avais la réponse rapidement. Tu restais figé, perturbé par ses mots et ce qu’on appelait des compliments. Personne t’avais jamais dit que t’étais beau et canon encore moins. Tu le croyais pas mais Inh Kyang, il mentait pas. Il était un peu comme toi. Il balançait les mots comme ils venaient. Il disait ce qu’il pensait. Toi tu te supportais pas. Tu te regardais même pas dans le miroir malgré tous les changements, malgré tous tes efforts. T’avais beau savoir que ton corps était différent tu voyais toujours l’image de cet adolescent dégoûtant.  « Dis pas n’importe quoi ! » C’était étrange cette sensation, la chaleur dans le creux de ton ventre. Les compliments, tu savais pas comment les recevoir.

Tu te traînais jusqu’à la salle de bain et tu lui tournais le dos. C’était en gémissant légèrement que tu retirais son sweat. Tu le pliais avec beaucoup d’attention avant de le déposer sur le meuble. Tu savais plus vraiment où t’avais mal. Tu déboutonnais ta chemise en jetant de rapides coup d’œil par dessus son épaule. T’étais pas à l’aise. Pas du tout. Les manches glissaient le long de tes épaules dévoilant cette immense cicatrice qui traversait ton dos. Elle était accompagné des traces de coups. Un peu plus anciennes. Celles de ton père. Tout comme ces brûlures qui habillaient tes avant bras. Tu t’appuiyais contre la paroi de la douche pour ôter ton pantalons et tes chaussettes. Il t’avait fallu un peu de temps pour te plier. T’avais eu le souffle coupé mais t’avais rien dit. Tu voulais pas qu’il te regarde. Tu voulais pas qu’il te touche. Parce qu’il était trop bien pour toi. Tu voulais pas le souiller plus que tu l’avais déjà fait.

Tu te retournais, les bras croisés sur ce torse pourtant parfaitement dessiné.  « Je garde mon boxer. » et c’était non négociable. T’avais froid alors tu te glissais sous le jet d’eau presque brûlant sans penser à ton pansement ou même ton saignement. La pièce tournait un peu vite à ton goût alors tu posais ta main sur la paroi de la douche.  « Je crois qu’il faut que je m’assoie » Sans blague ? Il t’avait pas prévenu peut être ? Tu te laissais glisser le long du mur soupirant de soulagement une fois les fesses au sol.  « J’aurais pas du mettre mon œil sous l’eau hein ? » Bien vu Sherlock. Ton œil fermé, tu lui offrais ton air désolé. T’étais épuisé. T’avais la trouille aussi. De l’avoir si près de toi, sans tes fringues. Tu détestais que l’on pose un regard sur ton corps. T’avais honte et cette fois, tu pouvais pas te cacher, tu pouvais pas disparaître.


Il avait ça en lui Inh Kyang, cette façon de rester calme dans la tempête, d’être maître de toutes ces choses qui rendent les autres à moitié fous.




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMer 28 Avr - 0:28
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MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003

Il ne l'évitait pas? Il le prend pour un con? Inh Kyang ne préfère rien rajouter, ce n'est pas le moment de mettre les pendules à l'heure sur son comportement, il se dit aussi que c'est peut-être parce qu'il lui fait toujours peur et ce serait légitime. Il accepte juste cet état de fait. Après tout, il a signé ce contrat pour réparer les bagnoles et être son garde du corps dans les rendez-vous d'affaire ou quand il le demande, pas autre chose. Il ne peut s'empêcher de penser à ce jour où il lui a sorti ce "j'ai besoin de toi" qui ne sonnait absolument pas comme une demande professionnelle. Ni ses mots, ni sa manière, ni ce souhait non professionnel, tout sonnait comme une close signée entre eux deux il y a bien longtemps et dont aucun des deux ne peut se défaire. Comme si le diable avait été au dessus des deux à cet instant précis et que leur sang mutuel avait servi à scindé ce pacte que seuls ces deux là pouvaient comprendre. Un psychiatre aurait été ravi d'étudier leur cas, si tant est que l'un ne se serait pas enfui et que l'autre n'aurait pas cassé la gueule à ce cher docteur. Un peu délicat notre affaire, alors autant la garder dans l'ordre du privé.

Il ne savait tellement pas mentir le cadet, tellement pas. Ses actes allaient à l'encontre de ses mots. Si le crush n'était plus d'actualité, alors pourquoi avait-il dit qu'il ne se mettrait pas nu devant son crush du lycée? Techniquement ça ne devrait plus rien lui faire s'il ne ressent plus rien. Et est-ce que ça faisait quelque chose à Inh Kyang de se savoir aimer par un autre homme? A vrai dire, il préférait ne pas trop y réfléchir pour le moment. C'était une idée étrange, mais qui venant de Samran, n'avait pas pour réaction de lui provoquer du dégout, chose qui aurait été évidente pour un autre homme, parce que rappelons le, monsieur Yi aime les courbes féminines et ça ne changera pas. Alors pourquoi accorde-t-il cette tolérance à Samran? Par culpabilité? Par faiblesse? Par devoir? Autant d'argument qui n'aurait pas leur place aux oreilles du concerné car non louables. Personne n'accepterait de l'attention juste parce que l'autre culpabilise, et ce ne serait pas non plus du genre de Inh Kyang de faire ça. Il déteste se forcer à quelque chose et par conséquent, ce serait voué à l'échec voir à la destruction pire que celle d'avant. Il y a autre chose, que lui-même ne comprend pas et c'est lié à ce fameux jour. Il parait , et ce, confirmé par maints rapports psychiatriques d'agresseurs et de tueurs, que le lien qui attache une victime à son agresseur est une chose qui ne peut être comprise que par les concernés, et que ce sentiment peut dépasser la force même de l'amour, de l'amitié, de la famille. Que certaines victimes et agresseurs ont été jusqu'à faire passé après la quasi intégralité de leur vie pour se rapprocher de l'autre, pour ne pas être qu'une destruction ou qu'un destructeur... qu'en frolant la mort ou cette puissance de tenir entre ses doigts, on ressent tout plus puissamment? Si cette théorie est vraie, alors nos deux compères sont dans une merde sans nom. Une drogue, une chose qu'on recherche sans savoir comment l'obtenir, ni pourquoi on en a besoin.

Inh Kyang a laissé passer Samran et se décale pour rester dans l'encadrement de la porte, les bras croisés sur le torse, le regardant pour commencer. Il tend un bras pour l'aider, mais peur de trop s'imposer face à ce malaise, il lui laisse quand même un peu de liberté. Il lui a déjà beaucoup imposé depuis qu'il est venu, blessé. Sa langue claque sur son palais quand il le voit plier son sweat. "Tu feras ça plus tard..." Il repense à toutes ces petites chose que Samran fait par compulsion. Il a quand même pas mal de troubles. Est-ce qu'il fait ça pour se rassurer? Est-ce qu'il prend un traitement d'ailleurs? Tiens, il ne lui a pas demandé, ce serait bien qu'il sache, juste par curiosité et surtout s'il fait un malaise un jour, qu'il sache ce qu'il doit lui donner. Ce serait con de laisser mourir son patron, c'est un coup à retourner en taule pour homicide par négligence. Il le tient à l'oeil machinalement, quand "La" vision se dessine. La chemise qui libère son dos. L'ainé reste immobile. Jusqu'à son souffle loupe un coche. Toutes ces cicatrices, cette toile d'araignée blanchâtre qui parsème grossièrement ses muscles. Il se souvient. Le tesson. Sa gorge se serre. Son estomac aussi. Il l'a fait. Ce verre coloré qui découpe anarchiquement ses vêtements scolaires, alors qu'il l'écrasait déjà sous son poids, et la rage qu'il ressentait à cette instant. Puis tout a dérapé quand le verre a touché la peau et ce qu'il y avait dessous.

Secondes par secondes, il revit toutes les images, celles qu'il a cherché à oublier en dix ans. Dieu lui vomissait à la gueule: "fils voici ton œuvre, contemple ta sculpture, l'orfèvrerie de ta folie passagère par une femme qui n'a pas voulu de toi." Elle ne valait pas le coup. Il n'aurait jamais du faire ça. Mais c'est fait, comme si son territoire s'étendait officiellement sur le corps de Samran dès à présent qu'il avait vu ça. Une guerre perpétuelle entre ce gout du sang, ce monstre caché, et celui qui voulait devenir quelqu'un de bien, sentiments s'écoulant au pif de ces minutes passées avec lui. La seule chose qui coupe la douleur qui l'envahit devant un tel carnage qu'il a presqu'envie de toucher pour savoir si c'est réel, ce sont ces autres marques qui ne sont pas de lui, et il sait très bien de qui elles sont. A moins que d'autres connards soient arrivés à leur fin avec le corps du jeune businessman? A cet instant, un sentiment étrange l'envahit. L'idée que Samran puisse passer de mains en mains et que chacun d'entre eux puissent voir ce qu'il a fait, lui déplait, mais pas parce qu'il ressent de la honte, mais plutot par ... merde, c'est quoi ça, c'est à lui. Une étincelle d'une micro seconde, il ose penser ça. Un clignement d'yeux, à quoi tu penses. Il baisse les yeux quand Samran finit de se déshabiller, respectant sa pudeur à ce niveau là et aussi parce que s'il ne décroche pas de suite son regard, il va probablement dire une connerie qu'il va regretter. Il se masse le coté du visage de la main, respirant profondément. On a du mal à accepter d'avoir détruit un corps Inh Kyang? Fallait peut-être y penser plus tôt non? Il ne répond pas vraiment quand il lui dit qu'il garde son boxer. Il aurait pu garder le pantalon aussi ça n'aurait pas été un problème. Une fois le champ libre, Inh Kyang envoie sa tête en arrière contre le mur dans un long soupir , masqué par le bruit de l'eau et se repasse deux mains sur le visage en mode : ok, tu peux le faire, c'est qu'une cicatrice ça va aller. Non c'est pas qu'une cicatrice, et il le sait. Quand il va la revoir, ça lui fera le même effet.

Mais plus rien ne compte quand Samran dit qu'il doit s'asseoir. Hein? Inh Kyang s'avance alors, passant sa main par le battant de la douche et le soutenir quand il s'assoid. "ça va pas?" Qu'il aurait pas du mettre l'oeil sous l'eau chaude? Ah mais le couillon. Il le laisse deux minutes et il se fait un malaise. "Bouge pas." En même temps, tu veux qu'il aille où? Il dégage ses pompes, ses chaussettes, et son tee shirt, avant de balancer une grande serviette par dessus le pan de PVC et de rentrer habillé sous la flotte, une autre serviette plus petite à la main. On s'en fout! Il change l'eau de direction, pour qu'il ne se la prenne pas en pleine poire et s'accroupit près de lui, glissant la serviette sur son bassin et ses cuisses. Ses mains se glissent de chaque coté de son visage. "Hey, regarde-moi. Déconne pas, tu restes avec moi ok, sinon c'est l'hosto direct."

Inh Kyang le savait, il n'était pas le plus intelligent des mecs, et la médecine, il avait ses limites. Il savait faire les premiers secours pour les plaies et les entorses ou fractures, mais pour le reste , c'était pas à lui qu'il fallait demander un diagnostique. Il arrache le pansement lentement, pour constaté que ça s'est arrêté de saigner. Il touche quand même autour de la plaie pour voir si ça n'a pas formé un hématome qui pourrait poser un sérieux problème à l'oeil mais il n'y a rien. "Tu vois de l'œil ou pas?" Il demande tout en passage son pouce autour, le nettoyant au mieux pour diluer le sang coagulé. Ce n'est pas agréable, mais il n'a pas vraiment le choix. "Calme-toi ok... et me dis pas que t'es calme, je sens ton pouls..." Il aura beau mentir, il y a des choses qui ne trompent pas. "Je sais pas si c'est ton état qui te fait paniquer, ou ma présence, mais je vais te faire aucun mal... et si vraiment t'as peur pour ton état, je t'ai dit que je pouvais t'amener aux urgences.... donc respire..."

Il lâche son visage et attrape du gel douche. Il s'en enduit un peu les mains et lui penche la tête un peu sur le coté pour commencer à savonner lentement le coté de son cou, son épaule, le bas de sa mâchoire où il sent une cicatrice qui se voit pourtant à peine, mais il essaie de se focaliser sur ce qu'il fait et de ne pas se souvenir. Il manquerait plus qu'il se mette à analyser ce qu'il touche et ça va partir en cacahuète. Il se contente alors de repérer les zones les plus tachées par le sang. De la peau, sa main part dans la base de ses cheveux pour savonner au fur et à mesure et décoller le sang. "T'en as vraiment partout..." Il essaie de ne pas trop trainer parce qu'il le voit, il est de plus en plus épuisé... donc il y va doucement. Mais pour le reste, il lui tend le gel douche, et se retourne , restant quand même à genoux. "Lave le reste si t'y arrives... je n'ai pas envie de choquer. Tu me dis si tu as besoin pour ton dos..." La calme de cette ambiance est un peu déstabilisante. Et c'est comme si l'empreinte de la cicatrice de la mâchoire était resté sur le bout de ses doigts, c'en était presque flippant.

Samran, dans le prix de celui qui a troqué un pervers contre un autre pervers! 




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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMer 28 Avr - 9:09
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T’avais pas conscience des priorités quand il s’agissait de ta personne. On t’avait trop souvent rabaissé, on t’avait trop souvent dit que tu valais rien, que t’étais personne alors oui tu passais du temps à prendre soin de ses affaires plus que de toi. Tu réfléchissais pas en retirant ta chemise. Ta cicatrice elle te faisait souffrir, souvent, mais t’avais la chance de pas la voir. Tu te doutais pas qu’Inh Kyang il puisse être perturbé par sa vision. Il l’avait jamais vu. Il de souvenait sûrement de son acte mais il n’avait encore jamais vu le résultat. C’était étrange. T’avais l’impression d’avoir une partie de lui avec toi. T’avais pas de mot pour définir votre relation.  On pourrait te traiter de fou d’avoir embauché ton bourreau, mais fou, tu l’étais déjà. T’étais pas dans les normes. Tu regrettais pas qu’il travaille pour toi mais t’arrivais pas à trouver ta place. Tu savais pas où se trouvaient les limites. Tu savais pas si tu pouvais lui parler, et tu voulais pas le déranger dans son boulot. C’était clairement pas le bon moment pour y penser. Tu devais déjà gérer ta gêne. T’avais beau essayer de te persuader qu’il te faisait plus aucun effet, la lueur dans ton regard disait le contraire. C’était malsain ? D’être aussi attaché à celui qui avait fait de ta vie un enfer ? D’avoir besoin de sa présence ? Est-ce que tu te punissais ? Tu savais pas pourquoi tu te sentais aussi coupable. T’avais gâché dix ans de sa vie toi aussi. Aujourd’hui t’étais encore persuadé d’avoir mérité cette attaque. Tu te répétais tous les jours que ce n’était pas ta faute mais t’y croyais pas.

T’étais fatigué, secoué, stressé et blessé. T’avais déjà du mal à gérer une émotion à la fois alors c’était pas étonnant d’avoir le tournis une fois sous l’eau chaude. Trop chaude.  « Si ça va, je me sens un peu étourdi c’est tout. Ça va passer. » On pouvait aussi rajouter le fait que t’avais rien avalé depuis la veille. Tu te rendais pas compte que tu foutais ton corps en l’air et ta santé avec. T étais aveuglé par ton obsession. En recherche perpétuel d’une perfection pourtant inatteignable. T’obeissais comme un gentil garçon et tu bougeais pas. De toute façon t’osais pas faire un geste de peur de passer pour un pervers. Il avait rien dit concernant ton homosexualité mais t’étais bien placé pour savoir que c’était mal vu et qu’encore une fois t’étais pas dans la norme. T’avais toujours eu honte de tes préférences. T’avais aucune envie qu’il croit que t’essayais de profiter de la situation pour le tripoter. Tu hochais juste la tête. T’allais pas tomber dans les pommes. Tu détestais bien trop l’hôpital pour t’y rendre alors tu luttais pour ne pas laisser la douleur t’embarquer. Tu préférais te concentrer sur la déconcertante douceur de ses gestes.

 « Oui je vois, ça fait juste un peu mal. » Au moins on t’avait pas trop amoché. T’étais content de voir correctement.  « J’ai pas peur de toi. Enfin si mais pas dans le sens que tu crois. C’est juste que y’a jamais eu personne dans ma douche et encore moins un homme... J’ai pas l’habitude. » T’avais jamais osé retomber amoureux. De toute façon t’étais pas vraiment un professionnel de la séduction et t’assumais pas ta sexualité pour t’épanouir dans une relation. T’avais trop peur que ton père l’apprenne. Il pourrait te tuer. Ce serait sûrement le pire déshonneur pour ta famille. Tu te crispais en sentant ses doigts du ta peau. C’était pourtant un instant dont t’aurais rêvé si t’étais encore adolescent. Mais à cet instant t’étais juste paniqué. T’arrivais pas à le regarder et tu frissonnais malgré la chaleur de la pièce.   « T’es trempé à cause de moi... que tu disais pour essayer de te concentrer sur autre chose que ses mains. Oui t’en avais partout, tu t’en doutais même sans regarder dans le miroir.

 « Merci, je préfère le faire moi-même. Personne me touche jamais alors c’est bizarre pour moi... Tu savais pas comment recevoir autant d’attention et de gentillesse parce que ça te paraissait presque irréel. Tu te concentrais sur ton torse et sur tes jambes. Jusqu’à ce que tu penses à ton dos.  « Finalement je crois que je vais avoir un peu d’aide... » Tu te relevais les mains appuyées contre le carrelage et tu lui offrais une pleine vue sur ta cicatrice. Tu détestais ne pas être propre. La tête baissée, tes cheveux dégoulinaient sur ton visage abîmé. Tu sentais encore ses doigts contre ta mâchoire. Un mélange du souvenir de sa violence mélangée à sa douceur actuelle.  « Si tu veux pas le faire je comprendrais... » Tu lui demandais tout de même de faire face à son œuvre. A celle qui avait scellé vos destins. Est-ce qu’il se souvenait ? Toi oui. Comme si c’était hier et tu sentais cette boule au fond de ta gorge. Celle qui te faisais suffoquer alors que les cauchemars t’assaillaient. Tu savais pas si tu pourrais fermer l’œil cette nuit. Est-ce qu’il allait rester ? Parce que t’avais de la place pour lui. Il y avait toujours de la place pour Inh Kyang. Tu savais pas comment le remercier pour son temps, pour tout ce qu’il devait supporter. Parce que t’étais trop bête et trop inconscient pour gérer tes affaires seul. T’avais envie de te reposer tout en sentant sa présence. Il était ta bouée de sauvetage. Tu respirais enfin après tant d’années passé en apnée.

Entre fureur et tendresse. C’était un homme. Un de ceux qui bouleversent tout. Qui révolutionnent tout. Un de ceux dont on tombe amoureux.





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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMer 28 Avr - 23:29
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"T'as vraiment jamais eu personne dans ta vie?" Une question comme une autre, mue par l'idée de ne pas comprendre comment un mec comme lui n'avait pas pu se trouver quelqu'un. Il avait plein de qualités qui pouvaient assurer une vie aisée à une ou un binôme. Il avait bien compris qu'il préférait les mecs, mais même si dans ce pays c'était pas non plus une brillante idée d'avoir cette préférence, ce n'était pas non plus infaisable. Mais... plus il y pensait et plus la corrélation avec son atypie psychologique, sa peur du jugement vis à vis de ses cicatrices et sa fausse idée de son physique, le blocage ne venait peut être pas des autres mais de lui, et seulement lui. Samran ne s'acceptait pas du tout, se voyait comme un genre d'expérience sociale peut-être, une aberration familiale et physique et tout cumulé, ... ça donnait ça... ? Un regard sur le coté, il capte deux trois images de ce brun qui se force à ne pas flancher, et à faire ce qu'il doit pour aller mieux. Et pourtant il n'en peut plus. Fierté, obstination, et simplement résignation de gestes qu'on fait après s'être fait cogné, aucune de ces réponses ne convient à Inh Kyang au final, qui trouve cette situation simplement inacceptable. Il trouvera ces mecs et leur coupera le petit doigt juste pour qu'ils n'oublient pas que la prochaine fois, c'est un autre genre de doigt qu'il leur ôtera s'ils se rapprochent de lui. "Est-ce qu'au moins t'autorises les gens à le faire..." A le toucher. Il connaissait la réponse, mais il n'en attendait pas non plus. C'était juste une phrase pour qu'il comprenne. "On ne peut pas prendre l'habitude de quelque chose qu'on s'interdit sur un faux jugement. Comment tu peux savoir ce que tu dégages si tu laisses personne se faire son idée." De toute façon, il se foutait bien de s'il était d'accord ou pas avec son toucher. S'il le faisait c'était pour une raison d'urgence et de sécurité, donc ce n'était pas comme s'il en profitait. Il s'attendait à ce qu'il reste assis, mais la tête de mule ose se lever. Par reflexe, il le fait aussi, retenant au passage la serviette qui tombe du corps du blessé. Il s'approche, pour l'entourer de ses bras et enrouler la serviette à sa taille, la coinçant dans son propre pli sur le coté. Il le frôle presque, un peu près peut-être pour Samran, mais sur le coup, il n'a pas spécialement réfléchi et la proximité n'est pas une chose qui lui pose problème à notre ex taulard. En taule, sans forcément avec des relations sexuelles avec ses potes, le contact finit par être évident. "ça te pose un problème que je sois trempé? Si tu restais sage, j'aurais pas besoin de l'être..."Une taquinerie avant qu'il ne croise son regard fuyant. "Hey, détends toi, je plaisante.. Je ferai sécher mes fringues, y'a rien de vital. Focalise toi plutôt sur les priorités, comme ton état. ok?" Mais bien sûr, il n'a pas encore compris ce que Samran veut qu'il fasse. Son regard capte les deux mains au mur, sa concentration pour tenir debout et... le dos? Il veut qu'il lui lave le dos? Non parce qu'il l'a pas clairement dit. Qui dit dos... dit... Inh Kyang baisse un peu les yeux, la lumière est plus nette, la cicatrice aussi comme une branche d'arbre tortueuse qui s'empare de sa peau, marque claire et boursoufflée par endroit que les ombres dessinent avec arrogance. Tu l'as marqué, vois un peu ça, si c'est pas magnifique. Même les vaches marquées au fer blanc, c'est bien plus discret et petit, et leur souffrance ne dure que peu de temps. Quelle excuse as-tu , bourreau, pour ton carnage? Aucune. Il n'en a aucune. Il reste un instant debout, immobile, à portée de main, ça semble inévitable. Sans un mot, il prend le gel douche au sol et lève la main pour décaler un peu l'eau.

Quand ses mains plein de savon entre en contact avec la nuque et les épaules de Samran, c'est comme si le temps s'arrêtait. Les autres parties de son corps, ce n'était pas pareil. C'était comme si cette zone là... était empreinte d'une énergie spéciale. Une main reste sur sa nuque, alors que l'autre glisse en cercles calmes sur l'épaules gauche, puis la droite, puis le long de la colonne vertébrale, il n'ose pas encore toucher les cotes et les reins. C'est tellement différent d'un mec lambda dont il se foutrait éperdument, voir lui aurait juste machinalement savonner le dos et basta. Là, il craint que la peau de sa cicatrice ne s'arrache sous le passage de ses doigts, comme pour remettre en sang l'intégralité de son dos. Pour la première fois, il perd en assurance au fur et à mesure que ses phalanges suivent les rebonds doux des boursoufflures pourtant bien solides. Une scarification géante, l'arbre de sa colère, de sa folie, imprimée sur ce dos devenu large et sculpté, comme s'il avait été fait pour supporter le poids de cet outrage. Son estomac serré et sa gorge non moins dans un état de stress intense le maltraitent durant ce soin. Ils arrêteraient au moindre soubressaut de Samran, mais rien, il le sent tendu, mais il ne lui fait pas mal. Cette étrange sensation de toucher une œuvre d'art morbide, cette curiosité malsaine qui anime chaque humain. Sa main s'emplit lentement de cette électricité inexplicable. Il ne dit rien, il ne saurait pas quoi dire, il est tellement désolé. Il pourrait juste diire ça, mais ça ne veut pas sortir... Il en tremblerait presque. Il a besoin d'une clope. La main est descendu jusqu'aux reins, où il rencontre le rebord de la serviette et il se rend compte qu'il s'est égaré. Bordel, ça fait combien de temps qu'il lui touche le dos? En réalité, pas si longtemps mais ça a paru si long... il a envie de continuer, mais non, ce serait indécent comme comportement, c'est pas le moment de le refaire flipper. Il rince en réorientant l'eau, ne pouvant détacher ses yeux de son oeuvre. Si hypnotique. Une part de lui, trouve ça beau. Pauvre fou. Va rejoindre Gandalf et son Balrog dans le gouffre tiens, que ça te fasse réfléchir deux secondes à ce qui ne va pas chez toi!

Un peu interdit, il se recule. Allez, c'est bon, il va finir dans le coma dans cette douche s'il y reste le Samran. Il éteint l'eau, tire la grande serviette au dessus de la baie vitrée, tire celle qu'il a autour de la taille, pour lui mettre l'autre en échange et pousse la porte. Il sort en premier, choppant à son tour une serviette. Et sans aucune pudeur, il ouvre son jean, entoure sa taille de la serviette et tire par dessous pour pas choquer le plus jeune. A noter qu'il a tenu compte de sa sensibilité vis à vis de ça, y'a du progrès mais on y est pas encore! Et dieu seul sait que c'est la merde la plus totale d'enlever un jean mouillé! Il manque de se casser la gueule, mais y arrive, jetant ses fringues sur le sol de la douche, avec cette de samran au passage. "J'm'occuperai de ça plus tard." Il tend la main pour l'aider à sortir, direction... bah là où il veut. Il s'arrête juste en chemin pour sortir de sa poche de sweat, ce qu'il a choppé chez lui avant de partir, pas sûr que Samran ait ce qu'il faut pour soigner sa blessure qui ne saigne quasi plus à présent. Il ne compte même pas le nombre de fois que le coté de son torse à cogner au sien, en l'amenant dans la chambre. Faut dire ce qui est, à ce stade de fatigue, y'en a un qui devient aussi bancal qu'un alcoolique, et il sait ce qu'il dit, il était bourré y'a moins de quarante huit heures. Faut pas qu'il refasse ça d'ailleurs. Si ça avait mal tourné avec Lago le perroquet, il n'aurait jamais pu aider Samran, et ... ouais non il préfère pas y penser. "Je sais que je vais te faire chier en te demandant ça, mais tu veux manger un truc. Tu vas me dire non, mais faut que tu manges...."





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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyJeu 29 Avr - 0:36
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Non t’avais jamais eu personne dans ta vie et tu secouais la tête comme simple réponse. Tu trouvais ça normal. Qui aurait envie d’être avec toi ? T’avais beau avoir changé tu te trouvais toujours en dessous des autres. Le manque de confiance en soi c’était pas très attirant et puis t’avais ce besoin incessant d’être rassuré. Est-ce que tu supporterais de t’impliquer dans une relation ? Est-ce que tu serais capable de faire confiance ? De ne pas paniquer à chaque seconde ? Tu passerais ton temps à te remettre en question, dévoré par la suspicion. Parce que forcément tu serais trompé. C’était si simple de trouver mieux ailleurs. T’étais pas fait pour être en couple. Avec un homme ou même une femme. Tant que tu t’accepterais pas, tant que t’apprendrais pas à t’aimer comme tu étais, tu pourrais jamais t’ouvrir à qui que ce soit. Tu voulais pas vivre dans la jalousie et dans l’inquiétude permanente. C’était pas vraiment le genre de conversation que tu voulais avoir avec lui qui t’avais tabassé pour une histoire de coeur. T’avais pas envie de lui dire que cette fille, aujourd’hui, elle était ta fiancée. Et s’il l’aimait encore ? Est-ce qu’il te tuerait réellement cette fois ci ? T’avais pas envie de savoir.

 « Non j’autorise personne à le faire c’est... trop compliqué pour l’instant. » Pourtant tu te demandais ce que ça faisait de serrer quelqu’un contre toi, de tenir une main, les sensations d’un baiser ou d’une caresse. T’y aurais peut être jamais le droit ? C’était pas dans tes projets, tu devais te concentrer sur ton travail si tu voulais pas subir les punitions de papa. Ça avait sûrement toujours été facile pour Inh Kyang, lui qui avait tant de charme et la beauté illégale d’un démon. Il attirait tous les regards. Tu savais que tu gagnerais des clientes si tu le mettais à l’avant du garage ou si tu le faisais traîner dans la concession. Mais tu voulais pas de ça. Tu préférais jouer les égoïste. Une possessivité malsaine que tu contrôlais pas et que tu comprenais pas. Un besoin de l’avoir rien que pour toi qui te prenait aux tripes. Tu savais que c’était mal. Que c’était pas normal, mais pour une fois tu te foutais des normes.

Tu te crispais alors que tu sentais ses doigts courir sur ta nuque tendue. Tu restais figé de peur de faire un geste brusque. Tu voulais pas qu’il arrête. T’étais pas sûr de ce que tu ressentais alors qu il frôlait cette marque qui t’avait fait tant de mal. Psychologiquement plus que physiquement. Elle était pourtant la preuve que t’avais existé à ses yeux. Suffisamment pour éveiller sa colère. C’était toujours mieux que l’indifférence à laquelle t’avais toujours eu le droit. Personne d’autre pouvait te toucher.  C’était une évidence. Cette cicatrice il en était le maître. Elle lui appartenait. Personne ne pouvait se l’approprier. Après dix ans t’avais la drôle d’impression d’être enfin entier. Le puzzle était complet. Les paupières closes tu te perdais dans les méandres de tes souvenirs. T’avais pas mal. Au contraire. Il était le seul à pouvoir soulager les douleurs fantômes. Il pouvait tout te prendre où tout te donner. Ce n’était qu’une question de choix.  « Je vais rester sage... que tu murmurais en sortant de la douche pour répondre à sa précédente réflexion. T’avais encore un temps de retard.

Tu le remerciais silencieusement de ne pas se dévêtir devant toi. Tu luttais pour pas ramasser ses vêtements et aller les mettre dans la machine à laver. Tu voulais prendre soin de lui comme il prenait soin de toi mais tu savais pas faire autrement qu’avec tes petites manies. De toute façon il te laissait pas le choix et c’était sans force que tu te laissais aller contre lui, traînant les pieds jusqu’à ta chambre. Tu t’arrêtais devant ta commode pour en sortir un sous vêtement propre et sec et c’était une fois assis sur le bord du matelas que tu te changeais sous cette serviette salvatrice. T’avais pas le courage de prendre un T-shirt ou un jogging.  « Je mangerais demain » Menteur. Encore. Pour quelqu’un qui détestait le mensonge t’en faisais souvent usage. Tu lui faisais signe d’approcher et tu saisissais son poignet pour le tirer sur le lit. Tu voulais pas qu’il parte, tu savais juste pas comment le dire. T’avais peur qu’il passe ta porte et qu’il revienne jamais.

Y’avait toujours ce collier autour de ton cou et tu le touchais instinctivement pour vérifier sa présence. Tu fixais difficilement le plafond entre ton arcade abîmée et la fatigue qui t’assaillait. Tu tâtonnais pour trouver la couverture et la remonter jusqu’à ton ventre.  « Dis... c’est comment quand quelqu’un t’aimes ? Ça fait quoi d’embrasser quelqu’un ? Tu dois avoir l’habitude. Peut être que tu pourrais m’aider à être un peu plus comme toi ? Tu pourrais m’aider à trouver quelqu’un... » Pas quelqu’un que ton père aurait choisi pour une question d’image et d’argent. Ta respiration se faisait plus douce, plus lente. Tu desserrais la mâchoire, détendais tes muscles. Peut-être que t’allais réussir à dormir ? Peut-être qu’il pourrait faire fuir tes cauchemars même s’il en était toujours le héros. T’en avais assez d’avoir mal. Assez de toujours devoir porter un masque, d’essayer d’être ce que tu n’étais pas. T’étais condamné à jouer un rôle que t’avais pas choisi. Tu rouvrais les yeux pour chercher son regard.  « Un jour je vais partir Inh Kyang. C’était une promesse. Et peut être qu’à ce moment il pourrait venir avec toi ?





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Yi Inh Kyang
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyVen 30 Avr - 0:55
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Il avait plutôt intérêt à rester sage oui. Et c'est sans perdre de temps qu'il l'avait amener de l'autre coté de cet appart qui devait faire cinq fois le sien , si c'était pas dix parce qu'il n'avait pas ouvert toutes les portes en vrai. Il le laisse s'asseoir, se retourne quand il se sape et ne regarde de nouveau que lorsqu'il essaie de tirer la couverture sur lui. Il l'aide et l'observe, un soupir un peu irrité parcourant sa gorge. "Désolé , mais sur ce coup, je t'écoute pas, je vais te faire à manger. T'es blessé et épuisé, c'est pas en te foutant à la diète que tu vas tenir le coup. Si tu veux que je t'aide, faut y mettre du tien aussi... je sais que c'est pas évident mais faut que t'essaies." A ces mots, il veut pour partir lui faire un truc à bouffer et accessoirement étendre ses fringues dans la salle de bain, peu importe qu'elle ne soit pas à lui, mais il le retient. Sourcils froncés, humeur soudainement un peu plus sombre, il baisse les yeux sur cette main qui lui a attrapé le poignet et remonte le regard sur lui, interrogateur. Cette chaine, il l'a vu plusieurs fois sous la douche en faisant un effort de ne pas la toucher de trop, et elle attire de nouveau son attention.

Il recule sous la pression de Samran et finit assis sur le bord du lit, en appui sur un bras tendu. Il jette un regard à son visage blessé et pose ce qu'il a précédemment pris sur le lit, avant de se rapprocher du haut de son corps. Alors que Samran commence à parler, lui, pousse d'une main adroite les mèches de cheveux mouillées dont les extrémités se plantent dans la plaie encore fraiche mais propre. Il prend le désinfectant et pose une compresse sur l'œil en dessous de son arcade pour asperger de désinfectant. Il remonte lentement le tissu blanc replié pour tamponner la plaie, avant d'ouvrir un truc auquel personne ne pense mais qui est super pratique, les steristrips. Les points artificiels. "ça risque de faire un peu mal.." Il a ignoré ses questions? Non pas du tout, mais il a le temps pour répondre. Concentré, ses doigts rapprochent les bords de la plaie, pour coller les segments.

"T'es trop idéaliste, on m'a jamais aimé pour de vrai? Elles n'étaient amoureuses que de l'apparence, mais aucune d'entre elles n'a jamais su ma vie derrière tout ça. C'est pas parce que je baisais toutes ces filles que leur amour était pur. Il n'y avait que du profit. C'était cool ou classe de sortir avec le casseur de gueule. Aucune d'entre elles ne serait resté en sachant ce que toi tu sais sur mon enfance et le reste. Les crush d'adolescent ça n'a rien à voir avec le vrai amour. Du moins, je suppose. Mais je t'apprends rien à ce sujet, tu sais très bien la différence."

Il continue son pansement, s'appliquant autant que ses grandes mains le permettent. ça se saurait s'il était infirmière. Il fixe bien tout ça, avant de relâcher ses mèches, ses yeux s'arrêtant encore sur cette chaine, le visage calme et pensif. Il replie lentement ce qui est usagé. "Ce que ça fait d'embrasser quelqu'un... j'ai pas de réponse, faut que t'essaies pour ça. Y'a des choses qui ne peuvent pas s'expliquer, c'est l'alchimie et les hormones qui font le reste. Et il existe des dizaines de façon d'embrasser aussi. C'est comme le sexe, c'est à l'instinct." Il rit un peu. "Et non, j'ai plus l'habitude. T'as cru que la prison, c'est un baisodrome? J'ai pas touché à un seul de ces mecs là dedans. Est-ce que je suis frustré après dix ans? Probablement. mais ça change pas que je saute plus sur tout ce qui bouge. Pour le bien que ça m'a apporté, je retournerai pas en taule à cause d'une paire de cuisses."

Il se lève deux secondes pour jeter le tout dans une petite poubelle à coté et se rassoit. "Te défendre je peux, mais conseiller matrimonial, désolé, c'est pas dans mes cordes. Sans compter que..." Un soupir lui échappe. "Pour s'engager dans un couple, faut être prêt, et faut en avoir envie. Peu importe qui je pourrais te présenter, tu n'en voudrais pas, parce que tu sais déjà ce que tu veux." Il le fixe d'yeux à yeux. Il le prend pour un con? Il était Sangwit, il doit l'oublier. Il n'est pas que la brute épaisse, ou le sauve conduite d'urgence qui sait soigner sur le pouce et ne comprend rien à rien. Le nombre d'allusions indirectes qu'il a fait , il a pensé que c'était passé à la trappe? "Je suis quand même étonné que tu sois pas marié. C'est votre truc ça, aux riches, les mariages arrangés etc. Dans son infinie bonté, ton con de père t'a pas collé une meuf dans les pattes?" Il posait la question à tout hasard juste parce qu'il y pensait. Sans arrière pensée. Il s'appuie sur ses genoux de ses coudes pour se frotter le visage dans ses mains et se réveiller un peu. Il se faisait sacrément tard mine de rien. "J'vais te prendre un café je pense... et te faire à manger au passage." C'est là qu'il réagi à la déclaration étrange de son jeune boss. Partir? Il fronce les sourcils. Il veut dire quoi par partir? Non parce qu'il est drôle lui, mais la frontière elle est mince avec lui, entre se foutre en l'air ou partir en vacances, ou encore fuir pour toujours à l'autre bout du monde. Et la seule chose qui lui vient à l'esprit à ce débile de Yi, c'est ... "Ok et moi dans tout ça?" Bah oui, c'est quoi ça? Il lui donne un boulot pour le refoutre dans la merde après? Autant y rester dans ce cas? Et puis y'a pas que ça, y'a autre chose. Quoi, il ne sait pas, mais ça lui pose un problème. Il est hors de question qu'il disparaisse comme ça. C'était pas égoiste. En vrai, il se disait qu'il n'arriverait pas à s'en sortir seul. Ici, il était entouré depuis gosse, certes mal mais il n'était pas seul, alors sans personne , il allait se passer quoi? Pensait-il vraiment qu'on ne peut pas avoir d'autres cicatrices? Et si quelqu'un d'autre s'appropriait cette cicatrice.  Inh Kyang sent sa machoire se serrer et se lève sans un mot pour sortir de la pièce avec un "je reviens." froid et fermé.

Arrivé dans la cuisine, il repère le café, une tasse propre accroché et s'en prépare un de manière un peu... énervée? Et bien que se passe-t-il? Tu ne supportes pas qu'il t'échappe? Pourtant tu lui fous des vents quand il fait des allusions. Tu sais ses lettres, tu sais son comportement, ses manies, au fond, tu le connais bien plus que tu ne voudrais le reconnaitre n'est-ce pas Inh Kyang. Et là qu'il te dit qu'il va partir, tu ne le supportes pas? Pourtant tu veux qu'on compte le nombre de fois que tu as dit de prendre son envol? De ne pas avoir peur de ce qu'il est? Tu le pousses vers l'ennemi, vers la liberté, alors qu'est-ce qui déconne chez toi pour ne pas aimer ce que tu entends? Il pose les mains à plat sur le plan de travail alors que la machine à café se met en branle et fouille dans une de ses poches une clope. Il s'écarte et ouvre toutes les fenêtres pour éviter que l'odeur de tabac ne s'installe, et se l'allume. Il en a besoin. Il ferme un peu les yeux en inspirant. On se calme. Tu ne peux pas lui dire ça de toute façon mon gars! Qui te croirait, t'es pas sensé être hétéro? ça n'a rien à voir! Il n'a pas le droit de se tirer comme ça, t'as ton mot à dire c'est ça? La vérité c'est qu'il fait bien ce qu'il veut et t'as aucun droit dessus. Il fume par la fenêtre, les images de cette cicatrice repassant en boucle dans sa tete. Il se plie en deux sur ses bras, par la fenêtre, serrant les dents, avant l'envie de gueuler. Il cumule depuis un moment déjà. Il va se passer quoi quand il va craquer.

Il bouge doucement sa nuque, ses doigts se crispant sur la clope. Il devrait aller voir cette psy qu'on lui a conseillé. Allez on ravage sa possessivité malsaine de tortionnaire et on le laisse aller en vacances s'il veut. Mon cul! ça n'a rien à voir avec des vacances! C'est mort! Et inconsciemment, le ding du café le réveil et le fait redescendre dans une réalité plus douce, dite de "normale". Il est probablement fatigué. Non. il le sait. peut être oui. Oh et puis merde. Il ouvre machinalement le frigo pour voir s'il y a de quoi lui préparer à manger. Rien de sucré. Il sort un œuf, du jambon, et fouille dans les placards pour du riz. En continuant de se torturer, il prépare un bol basique mais au moins, ça lui tiendrait au ventre. Il assaisonne ce qu'il faut mais sans abuser non plus, parce qu'il est très bien que si c'est trop particulier, il n'en voudra pas, il aurait une excuse toute faite pour lui dire non. Il passe vite fait à la salle de bain, pour pendre ses fringues. C'est encore en serviette qu'il retourne dans la chambre avec le café et le bol de nourriture. Plus calme, il a rongé son frein comme un con dans l'autre pièce. Il s'assoit et lui tend le bol. "Mange un peu... s'il te plait." Oula, il devient poli.


C'est quand tout vous échappe qu'on se dit: merde j'aimais bien ça.  




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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyVen 30 Avr - 11:17
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T’ignorais ses mots parce que t’avais aucune envie de manger. T’avais déjà vécu beaucoup de choses en quelques heures. Un ascenseur émotionnel qui t’avais vidé de tes forces alors t’avais aucune envie de te battre avec la nourriture. Il savait mieux que personne a quel point les repas étaient une véritable bataille. T’avais pas donné trop de détails dans tes lettres mais c’était pas difficile de deviner quand on voyait la lueur de dégoût dans ton regard. Non toi tu préférais l’assaillir sous des questions que tu te posais depuis des années. Tu souriais légèrement quand il osait te dire que le pansement il pourrait te faire mal. Comme si tu pouvais trouver ça douloureux. Ta tolérance à la souffrance avait augmenté avec les années. Tu pouvais sentir qu’il s’appliquait, qu’il portait beaucoup d’attention à chacun de ses gestes et tu pouvais pas t’empêcher de trouver charmant. Ça lui donnait un côté presque vulnérable. Le grand Inh Kyang savait faire preuve d’une presque tendresse. T’aurais aimé qu’il soit toujours cet idiot sans cervelle, ça t’aurait évité de retomber amoureux de lui à une vitesse folle. Est-ce que t’avais cessé de l’être un jour ? T’avais pas la réponse. Et lui ? Est-ce qu’il l’avait ?

T’aimais pas entendre qu’il avait touché tout ces filles. Tu le savais pourtant qu’il avait du succès et que j’aimais tu pourrais attirer son regard comme elles étaient capable de le faire. Tu pourrais jamais lui offrir ce dont il avait besoin. T’étais au courant depuis le premier jour. Alors pourquoi tu t’acharnais ? Pourquoi tu trouvais pas un autre homme à aimer ? Honnêtement ? Aucun n’était à sa hauteur. T’arrivais pas à te sortir son sourire de l’esprit encore moins la profondeur de ses yeux. Tu connaissais chaque trait de son visage même s’il avait vieilli aujourd’hui. Il était simplement plus masculin, plus désirable et c’était une véritable torture de le sentir si proche de toi en sachant que tu n’obtiendrais rien de plus qu’un peu de bienveillance de sa part. Il était juste gentil parce qu’il se sentait coupable d’avoir failli de tuer. Et tu pouvais très bien te contenter de ça.  « Ah bon ? Je sais faire la différence moi ? » Évidemment que tu le savais. Inh Kyang, c’était pas juste un crush de lycée. Il avait volé ton âme. On pourrait te dire que t’étais trop jeune pour comprendre ce que signifiait réellement l’amour et peut être que t’en avais une vision différente. Mais tu te sentais pas capable de ressentir toutes ces émotions pour un autre. Pas avec la même violence. Y’avait que quand il te regardait que t’avais l’impression d’exister.

Il avait aboli tes barrières et pillé jusqu’à ton cœur. Et t’avais envie, besoin, de ravager le sien. De le vandaliser, de saccager ses pensées. De tout détruire pour qu’il n’y ait que toi. Et si c’était un carnage, tant mieux.  « Tu m’aides pas vraiment avec tes explications...» que tu soufflais un peu déçu. T’avais espéré entendre des mots dignes de tes livres, de ces romances que t’aimais tant. Tu voulais connaître ça avant de mourir. La passion, l’ardeur, la ferveur. Tout ce que ta fiancée ne provoquait pas chez toi. Tu t’en voulais de ne pas être normal. De ne pas pouvoir agir comme la plupart des hommes.  « Ce que je veux je peux pas l’avoir faut bien que je commence à regarder ailleurs si je veux avancer. Aimer Inh Kyang t’avais toujours semblé naturel, d’une justesse parfaite. Il avait aucune idée de la profondeur de tes sentiments. T’étais fou de lui. Complètement malade. C’était gravé dans ta peau, dans ta chair. C’était irrémédiable, irrévocable. Définitif. Et sans appel. Le couperet de la justice était tombé. T’étais condamné. Pas pour dix ans mais à perpétuité.  « Je suis fiancé. » que tu balançais sur un ton neutre.  « Je pense pas que vous allez vous apprécier. Tu comprendras quand tu la verras » T’avais pas envie de lui dire que ta future femme était celle qui t’avais envoyé à l’hôpital.

Tu hochais la tête et tu soupirais doucement quand il se levait du lit. Tu lui avais bien dit de faire comme chez lui.  « On verra le moment venu » T’étais pas prêt à lui proposer de partir avec toi. De tout quitter pour se retrouver à l’autre bout du monde. Il était pas prêt non plus à recevoir la force de tes sentiments. Cette puissance dépassait chaque combat que t’avais mené. C’était une passion. Une flamme.Tu fixais le plafond bercé par les bruits de fond de ta cuisine. T’y passais jamais plus de cinq minutes. T’avais pas grand chose dans ton frigo et tes placards. Tu commençais sérieusement à t’endormir mais tu luttais comme un gamin pour pas fermer les yeux, pour pas perdre une seconde passée avec lui. T’avais senti sa colère quand il était sorti de ta chambre et t’avais pas compris ce que t’avais dit de mal. Tu te remettais toujours en question.

Tu sentais l’odeur du café et de la nourriture. Ça te retournait l’estomac et tu te laissais étouffer par tes habituelles nausées. Tu te redressais, posant un regard surpris sur lui. Il avait vraiment dit s’il te plait. T’attrapais le bol et les baguettes. N’importe qui se serait jeté sur ce plat. Il l’avait préparé pour toi et tu voulais pas te montrer impoli. Tu trifouillais ton riz sans rien mettre à la bouche.  « T’en veux pas un peu ? » Tu baissais le regard sur ton torse, sur chacun de tes muscles dessinés. Tu te trouvais encore trop gros. Pas assez bien. Tu faisais pas le poids face à lui. Il était une véritable œuvre d’art, recouvert de ces tatouages. Tu demandais pas l’autorisation, tu posais délicatement le bout de tes doigts sur un des dessins sur son torse.  « Ça signifie quoi tout ça pour toi ? » Oui tu voulais changer de sujet, lui faire oublier que t’avais pas envie de manger. A chaque fois que tu sentais la chaleur de sa peau sous tes mains la terre cessait de tourner. Un mélange de honte et d’exactitude, de désir et de rejet, d’envie d’immortalité et de mort imminente.  « Reste » Pour un jour. Pour toujours.  « Y’a d’autres chambres. » Est-ce que tu lui proposais de rester pour la nuit ou de venir s’installer chez toi ? Tu lui laissais le choix de le comprendre comme il le désirait.


C’est comme si je ne pouvais pas respirer sans toi.





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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptySam 1 Mai - 0:51
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- ce que je veux je ne peux pas l'avoir- c'est bien ça qu'il avait dit? Sur le coup , inh kyang n'avait rien répliqué. Samran n'avait fait que confirmer ce dont il se doutait depuis un moment déjà: ce que je veux, signifiait, lui? Le bourreau, le monstre? Il avait perdu l'esprit? Il souffrait d'un syndrome particulier, et pas sûr qu'il en assume toute la teneur. Il ne pouvait pas lui donner ce qu'il voulait c'est vrai. Il n'aimait pas les hommes et c'était un problème, pour les deux. S'il avait eu un doute , ça aurait expliqué cette obsession pour cette cicatrice, pour cette chaine, pour cette marque sur la mâchoire, qui n'aurait été que le début d'une attirance normale envers le même sexe, comme cela arrive la première fois à une personne qui s'ignore bisexuel. Mais Inh Kyang le savait. Les mecs ça ne lui faisait absolument rien et le premier qui osait un geste pervers envers lui pourrait très bien se retrouver avec une bonne clé de bras. Et pourtant il n'arriverait pas à en faire une à Samran. Il était l'intouchable, celui qui ne doit plus souffrir, du moins autant que faire se peut. Que ça le gonflait! Cette absence de réponse.... cette compréhension nauséeuse.

Fiancé. ça l'avait fait ralentir quand il était sorti. Fiancé. Il disait vouloir partir. Il était fiancé. ça n'avait aucun sens et ça n'avait fait qu'aggraver son état. Comme un "j'ai pas envie d'en parler putain." Aurait été si naturellement sorti et pourtant il n'avait rien dit , oubliant même d'écouter la suite. Il avait juste entendu, mais écouté non. Il n'avait pas forcément envie de revenir non plus dans cette chambre, mais il avait pris sur lui, il se refusait à le laisser seul, et le fait de ne pas savoir le rendait dingue. ça voulait dire quoi ce "vous n'allez pas vous aimer?" ça voulait dire quoi! C'est à la fenêtre qu'il avait tiré sa propre conclusion, en silence. Aucune femme n'était venu le voir en taule. il n'avait non plus détesté aucune femme durant sa scolarité, du moins aucune qui ne mérite de retenir son attention , donc il les avait toutes oubliées. Il ne les reconnaitrait probablement même pas aujourd'hui. Les seules qui avaient marquées son esprit étaient sa mère, certaines nana de la prison et... elle. Elle. Elle voulait sortir avec Samran déjà à l'époque. Il savait qu'elle était riche elle aussi... donc si son père durant le procès a croisé cette gamine, est-ce qu'elle aurait pu finir fiancée de .... Le doute, la douleur de la trahison également. Est-ce qu'il aurait osé faire ça, comme une vengeance? Pour lui faire comprendre qu'il avait perdu depuis le début? Que ce qu'il avait fait n'avait servi à rien , sa folie voulait les séparer en massacrant le mâle du couple, il avait pensé à l'époque dans sa haine que si elle n'avait plus rien à aimer, elle reviendrait vers lui, le petit copain à choisir parce qu'il l'avait décidé. Et en fin de compte, elle était resté à ses cotés toutes ces années de souffrance. Si c'était elle, le coup serait violent... il le foutrait probablement à terre. Il préféra donc l'omettre complètement en plus du reste. Il venait aussi de prendre une belle claque qui l'avait remis à sa place. Il le comprenait comme ça. Enervé mais néanmoins triste et blessé, il avait continué ce qu'il avait à faire, à savoir étendre ses affaires et lui faire à manger. Même si toute cette histoire était vraie, même si c'était bien elle la fille, alors c'était tout ce qu'il avait mérité. Est-ce qu'il devait abandonné Samran pour autant? Un contrat était un contrat. Rien de plus. Et de toute façon, il portait sa marque dans son dos, il était lié à lui... c'était comme si son chemin ne pouvait plus se dissocier de ce type, peu importe qu'il ne puisse lui offrir ce qu'il veut et peu importe que cette conasse soit dans l'équation... Cruel mais comme ça. Voué à réparer son erreur. Son "on verra le moment venu" était tellement insipide et somme toute conditionné à ce qu'il allait prouver. Alors c'était ça, il en était réduit à ça. Servir. Attendre. Tolérer. Etre à la hauteur. Et peut-être. Peut-être, qu'il ne tomberait pas dans l'oubli. La grandeur de ta vie Inh Kyang, tu la sens? Des desseins pathétiques et semés de déceptions auxquelles tu ne peux pas échapper, c'est un fait. Il est temps de sentir la sentence, la vraie, celle qui te fait sentir le trottoir comme tu aurais du le sentir à sa place. Et crois bien que ce monsieur Lim va le faire en douceur, pensant t'épargner, mais agrandissant ta torture.

De retour sur ce lit, il lui avait tendu ce bol et s'était enfilé direct la moitié de la tasse de café, sa langue accusant à la fois le tabac et l'alcool. Il inspire et se redresse, sa colonne le faisait un peu souffrir, sous le poids décalé qu'il avait du soutenir de longues minutes depuis... combien de temps ça faisait déjà qu'il était en sa présence? Bizarrement, il ne savait plus et s'en foutait. "Mange s'il plait..." ça sonnait comme un non à sa proposition. Il avait trop réfléchi pour ce soir. Le regard perdu dans son café, en appui sur ses genoux, il accuse en silence ses propres conclusions ne voulant rien dire. -tu comprendras quand tu la verras - on verra le moment venu - le message était clair non. ça tournait en boucle dans sa tête. Ce n'était pas lui le maitre du temps, le maitre de ses actions. La pire colère est celle qui est silencieuse. Son humeur avait changé, fallait être con pour le voir. Concentré dans son désir de se contrôler, son cœur rip un coche quand Samran le touche sur le flan. Il tressaute et ferme les yeux. putain, qu'il prévienne.... Il rouvre les yeux , sans pour autant regarder, il sait très bien celui qu'il touche et ce qu'il signifie. Il ne lui laisse pas assez de temps pour trouver une réponse adéquate que Samran enchaine avec le reste. Reste. Hein? C'est à dire? C'est quoi cette manie de ne pas être précis dans ses questions. Son "ça signifie quoi tout ça pour toi?" sans qu'il ne soit touché aurait pu vouloir dire tout autre chose. Qu'est-ce que ça signifie pour lui tout ce merdier, ce qui se passe entre eux. Il n'avait pas les réponses, mais ...
Il expire en se pliant dans ses mains pour se frotter encore le visage, soupirant profondément comme si tout ceci était une épreuve rude, et c'était le cas. " Et pour toi ça signifie quoi tout ça... c'est ta petite vengeance?" Il se redresse et le regarde. Lui qui n'éprouve que rarement les émotions au point de les montrer, ose croiser son regard et cette fois-ci, autre chose s'y niche. Le Inh Kyang si indémontable montre une facette qu'il bloquera bientôt alors profite Samran, parce que ça ne va pas durer. "En l'espace d'une soirée... tu as dérogé à mon engagement, tu t'es mis en danger, tu as débarqué chez moi, tu m'as mis face à ce qui me fout le plus en vrac. Tu m'as obéi, tu t'es montré sensible comme ce que je t'ai demandé de le faire, puis, tu m'as dévoilé MES cicatrices sur ton dos et ta mâchoire, tu m'as fait les toucher. ça te suffit pas de me foutre tous mes démons en pleine gueule... faut en plus que tu me dises que faute d'avoir réussi à vous séparer, maintenant tu vas l'épouser? Tu me prends pour un con, comme le cancre que j'étais? Tu penses que j'ai pas compris?"

Ah bah... il a craqué... c'est fait. Un léger rire lui échappe, nerveux, la gorge serrée, il ne le regarde plus, a repoussé sa main, il est juste ... comme rongé pour les remords et la douleur. Il aimerait pleurer comme tout le monde, mais ça, il n'y arrive plus. Il a oublié comment on faisait quand il était en prison. "C'est vrai ce qu'on dit... les plus faibles sont souvent les plus cruels au final... Ma sincérité, tu t'assois dessus sans même t'en rendre compte... Tu veux savoir comment on obtient quelqu'un?" Il se lève et s'éloigne un peu... "Pas en épousant la cause de ce qui vous a tous les deux envoyé en enfer. Tes "tu comprendras quand tu verras" et "on verra le moment venu", ça veut dire quoi? ça sonne comme un contrat aux conditions empoisonnées. Si je ne remplis pas tes petites lignes à un moment donné, je finis dans le caniveau comme avant? Je t'ai pas attendu pour ça, et je ne dépends pas non plus de toi Samran, retiens-le. Tout ce que je fais, ce n'est pas parce que je me sens redevable. Je le fais parce que tu m'as donné ce que personne n'est capable de me donner. Mais ça tu l'intègres pas. Tu te fais tes propres idées, tu restes dans tes propres psychoses. Tu me demandes de t'en sortir, mais t'en as même pas envie! T'es différent, ça je le sais, et je t'ai jamais jugé là dessus, mais franchement... tu pourrais faire un effort pour éviter de me mépriser dans ton subconscient... ou de me foutre la corde au cou, parce que la seule chose qui tu vas provoquer... c'est que je vais me casser..." Il pose une main sur la porte, se massant un peu l'os du nez, pour se calmer... épuisé. "Réfléchis à ce que tu veux vraiment, mange, dors et seulement si t'as fait ces deux choses, j'accepterais de négocier si je reste ou non... je vais squatter ton canapé cette nuit. " Il ferme la porte, en oubliant le café. Il reste pour le canapé? Non , il reste surtout pour être sur qu'il ne fera pas de conneries, parce que tout est tendu et que même lui s'est empoisonné avec cette histoire. ça faisait bien longtemps qu'il n'a pas été dans cette état. Déjà la dernière fois, c'était dur, mais cette fois-ci c'est pire. Il déteste cette sensation d'oppression dans le thorax, comme s'il avait signé un pacte avec un démon, engagé à vie par son âme. Sang échangé ce jour là, ce monstre au dessus d'eux qui s'amusait à voir ce désastre charnel. Il sert les dents et rage un coup, Samran a du l'entendre. Il s'affaisse sur le canapé, le visage sur le bord des doigts, les yeux perturbés. Qu'est-ce qui va pas bordel! Qu'est-ce qu'il lui fait! Lui que rien n'attend, ce putain d'humain lui mâche l'esprit et le reste à pleines canines. Regard fixe sur la table basse, il finit par se cacher le visage dans ses doigts tordues d'anxiété, tout revient, tous les souvenirs se battent, en images souillées et incohérentes, colorées , violentes, il en grimace, et ses yeux se bordent de douleur mais rien ne tombe. Il ne craquera pas. Il est juste fatigué, oui c'est ça... juste fatigué.

Si Samran était une bagnole ce serait déjà réglé...  




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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptySam 1 Mai - 9:12
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Tu te doutais pas que tes mots balancés un peu au hasard mais sans réelle arrière pensée étaient en train de provoquer une tempête dans son esprit. T’avais senti l’odeur du tabac mais t’avais rien dit. Tu voulais qu’il se sente comme chez lui non ? Tu l’imaginais juste traîner dans ta cuisine, mais tu pensais pas qu’il était en train de se torturer avec les questions sans réponses que t’avais soulevé sans même t’en rendre compte. C’était la seconde fois qu’il disait s’il te plaît. T’étais pas habitué et tout au fond de toi tu voulais réellement faire un effort pour lui mais ton estomac il était noué tout comme le fond de ta gorge. Alors tu préférais te concentrer sur ses tatouages, sur les morceaux de ses pensées gravés sur sa peau. T’étais curieux. Tu l’avais toujours été. En particulier quand il s’agissait de lui. Tu fronçais les sourcils quand il osait parler de vengeance et tu comprenais plus rien. Son changement d’humeur avait été soudain et t’étais pas très doué pour décrypter les émotions des autres. Fallait être stupide pour pas remarquer que c’était de ta faute, mais t’avais aucune idée de ta bêtise. T’aurais pu t’excuser, mais tu savais même pas pourquoi. Tu gardais les lèvres serrées alors qu’il listait tous tes actes insensés. Inh Kyang il était sûrement plus intelligent et réfléchi que toi dans le fond. Il lui avait fallu très peu de temps pour comprendre que ta fiancée ce n’était pas n’importe qui. Elle était à l’origine de cette haine, de sa violence. Elle était cette fille qu’il avait aimé. Est-ce qu’il l’aimait encore ? Tu crevais d’envie de poser la question, mais t’étais trop surpris pour qu’un seul mot s’échappe de ta bouche.

Tu savais que ce soir t’avais pas été très malin mais de là à te faire passer pour un mesquin manipulateur ? Tu te sentais blessé qu’il puisse imaginer une seule seconde que t’avais fait exprès. Tu savais même pas comment réagir à ses assauts. Et quand il repoussait ta main, il te brisait le coeur encore une fois. T’avais eu l’audace d’oublier où était ta place. Tu regardais tes doigts avant de serrer doucement le poing.  « Mais qu’est ce que tu racontes ?? » il te laissait même pas le temps de te défendre et tu prenais chacun de ses mots comme des coups de poing en plein cœur. Il était vraiment bon pour ça. Pour te faire mal. Tu restais silencieux à fixer cette porte qu’il venait de passer. Il avait pas le droit de te dire toutes ces choses, de te donner des ordres et ensuite disparaître. Ce n’était pas juste. Alors tu repoussais la couverture pour te lever. Tu ravalais un gémissement. T’avais déjà oublié que tu venais de te faire cogner. Tu caressais doucement tes cotes avant de sortir un jogging de ton armoire pour l’enfiler. Il glissait légèrement sur tes hanches. Encore une fois t’avais acheté un truc pas à la bonne taille.

Tu te plantais devant lui d’un air bien décidé.  « T’as pas le droit de faire ça ! T’as pas le droit de me balancer tout ça et de te tirer sans me laisser une chance de te répondre. » T’avais mal au crâne. Tu sentais les battements de ton coeur raisonner à l’intérieur de ta tête.  « Tu crois sérieusement que j’ai choisi ma fiancée ? Que j’ai demandé à mon père de choisir cette fille ?? Tu devrais pourtant savoir que je suis suffisamment handicapé socialement pour être incapable de mettre en place un plan aussi machiavélique. A ton avis qu’est-ce que ça me fait ? De la voir aussi souvent ? Ça me renvoie juste en pleine gueule qu’elle était tout ce que j’étais pas ! Elle était tout ce que tu voulais. Oui je me prend en pleine gueule la vérité à chaque fois que je croise son regard. Elle a eu tout ce que je désirais. Elle était belle, populaire et elle avait ton putain d’amour ! » Tu te penchais en avant pour attraper un coussin à côté de lui et lui asséner un coup sur la tête. Voilà la seule violence dont t’étais capable.

 « Tu crois que mon but c’est de te faire souffrir ? Que je t’ai demandé de bosser pour moi juste pour te mettre une laisse autour du cou et te prendre en otage ? Je saurais même pas comment faire ça ! Arrête de te faire des films toi aussi. Y’a aucun mépris. Je t’ai pardonné dès que t’as passé la porte de mon bureau ! » T’avais également compris à cet instant que ta vie ne t’appartenais plus.  « Tu me dois rien, t’es libre de partir quand tu veux. Je t’avais prévenu que je dirais encore des choses qui te plairais pas. Je sais pas ce que tu t’imagines, mais tout ce que je sais  c’est que t’es pas prêt à recevoir ce que j’ai à te donner, même moi ça me fait flipper. Je ne sais pas comment ne pas t’aimer ok ? J’ai besoin de temps pour me sortir de tout ça » Tu cueillais sa joue de ta paume avec une extrême douceur, juste le temps d’une seconde avant de revenir à la réalité .

Tu retournais dans ta chambre, pas pour te coucher mais pour récupérer ce qu’il avait préparé.  « C’est ça que tu veux ? Que je mange ? Et t’accepteras de négocier ? C’est du chantage. Alors dis moi qui tient la corde autour du cou de qui ? Parce que j’ai un doute. » Si manger était si simple tu le ferais comme quelqu’un de normal. Il avait réveillé les vices que t’avais mis si longtemps à enterrer. T’avalais le contenu du bol en un temps record. Souvenir de tes crises. Tu savais très bien que ton estomac ne supporterait pas autant de nourriture en si peu de temps. Tu reconnaissais cette chaleur si caractéristique te saisir, les picotements dans ta nuque et les frissons qui envahissaient chaque parcelle de ta peau.  « T’es content ?? » Toi tu l’étais pas. Tu te sentais mal. A chaque bouchée t’avais vu les chiffres s’afficher devant tes yeux, chaque calorie avalé. T’aurais aimé lui donner ce qu’il désirait, prouver que t’étais guéri. Mais tu l’étais pas.  « Bonne nuit ! » Un dernier regard et tu te pressais jusqu’à la salle de bain, tu claquais la porte derrière toi. T’avais juste le temps de t’agenouiller, la tête au dessus de la cuvette des toilettes. Ton corps secoué par les nausées, chacun de tes muscles te faisaient souffrir. Tu détestais ça. Replonger dix ans plus tôt. C’était pas aujourd’hui que t’allais le faire rester.


C’est plus difficile d’aimer quelqu’un que de le fuir




Je suis les
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Yi Inh Kyang
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyLun 3 Mai - 18:22
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Voix off: On en parle de l'illogisme dans ce duo? On est bien d'accord qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre? Qu'ils sont soit débiles, soit ils ne comprennent rien à l'autre, dans quel cas.... ça revient au même. Mode d'emploi brulé? Tout ça est aberrant et pourtant, c'est si courant entre humains. L'autre est toujours plus con! Si si, toi aussi tu l'as pensé un jour, parce qu'assumer ça craint ou ça fait mal. Dans leur cas, les deux. Ils sont sacrément doués pour tout mélanger et clairement, s'ils ne font pas l'impasse sur le passé, on va droit dans le mur. L'un qui s'énerve tout seul, l'autre qui s'entête à marcher alors qu'il n'a plus de force, l'autre qui le mate mais qui non non est hétéro ATTENTION, et l'autre qui refuse de manger mais qui se force à se faire vomir! La belle litanie du masochisme. Dans les maisons de retraites, on prend les couples, faudrait se renseigner si ça existe dans les hopitaux psy.. ce sera pas mal de les soigner en même temps... La fin du rp? Peut-être que le premier va se jeter du balcon, ou l'autre mettre la tête dans les toilettes en espérant que l'eau froide (enfin c'est plus de l'eau, donc disons le lavabo) ne le réveille? Vous pourriez quand même faire un effort vous deux, vous allez nous foutre le bad à force... enfin moi c'est déjà fait. Merci!  

Il pensait qu'il allait simplement manger, et dormir, l'épuisement aurait eu raison de lui, mais c'était mal connaitre Samran. Mais c'est pas vrai, il se tient jamais tranquille ou bien? Retourne te coucher!!! La porte qui s'ouvre, un patron à moitié dessapé qui sort, dieu merci avec un pantalon, sinon les voisines se seraient bien rincer l'oeil. Quoi que c'était pas vraiment mieux avec le mécano en serviette. Personne ne s'habille dans cette maison?
Et c'est au tour du jeune Lim de vider son sac. Ah mais, c'est pas fini, ce ne serait pas drole sinon. Inh Kyang le réentend dire qu'elle était tout ce qu'il était pas. Mais ... "Arrête de vivre dans le passé, tu m'énerves..." ça c'est dit. Quoi c'est vrai! Il le dit lui même non? Il emploie le passé non? "ETAIT". Est-ce que c'est encore le cas? Certainement pas! A cause d'elle , il a été en taule. Enfin non, à cause de lui-même, elle ne l'a pas obligé à lui fracasser la tronche. Ah si , tiens, on en reparle du "tu peux aller voir Samran et lui dire que je l'aime, que j'aimerais bien date avec lui?" NANIIIIIII ? Vous l'entendez bien la grosse voix japonais offusquée? Celle du titan qui prend une massue et qui aplatit bien Inh Kyang par terre sous les mots de la meuf? Il a obéi, il a été lui dire son amour. C'était peut-être pas comme ça qu'elle voulait, mais ... Soit dit en passant si les Date avec Inh Kyang, ressemble à ça, cela semble être une mauvaise idée de vouloir date avec lui. C'est un peu violent comme concept, la sculpture corporelle au premier date. On avait dit "PAS le premier jour".

Notre inh Kyang au bord de l'éclat émotionnel quelques minutes plus tôt se trouvent donc assailli par les reproches (en même temps tu t'attendais à quoi avec ce que t'as dit) et le "putain d'amour" résonne dans sa tête avec un bon coup de coussin, premier acte violent de la part de Samran, qui le choque, ouvrant les yeux en grands, le bras protégeant le coup par instinct. NON MAIS CA VA PAS! Tu veux un coup de canapé? Pas le temps de quoi que ce soit! Il fait quoi au juste, il re disparait, revient avec la nourriture qu'il avale en l'espace de deux minutes, laissant l'ainé sur le cul. Mais il est malade? Même lui, il ne mange pas si vite! Il lui a cassé quelque chose dans le cerveau ou bien? Y'a pas à dire, c'est quand même vachement plus facile de discuter avec lui par lettre. Faudrait qu'il essaie avec des post it. Lui en coller sur la tronche quand il l'énerve et qu'il a un truc à lui dire. Il en aurait partout, mais au moins, ce sera un peu moins violent. Quoi que ça dépend la force avec laquelle tu colles le post it. Venant de Inh Kyang, ça pourrait bien être un peu... compliqué. Surtout quand on le voit coller les autocollants de date de vidange sur les moteurs de voiture. Vlam, vidangé! Pas sur que sur Samran ça fasse la même. Et puis ... vidangé Samran... Son esprit pique d'un coup. Il est fou? Pourquoi il a fait ce raccourci! oh ça pique. Il dérive n'importe comment et un peu trop facilement en ce moment, ça devient un vrai problème.

Une minute, il s'est juste écoulé ça. Il ne fait pas de chantage! Il veut pour lui dire qu'il le voit se barrer vers la pièce qu'ils ont juste quitté! Ah mais non oh, pas d'autres douches! Il a fini carpette par terre à la précédente! A quoi ça sert tout son boulot bordel! "Tu vas où? Pourquoi t'as mangé si vite, ça va pas? T'étais même pas obligé de tout manger, je savais juste pas la quantité! J'aurais fini le reste!" Quoi tout le monde le fait ça? On a tendance à faire un peu plus pour pas que l'autre reste sur sa faim et soit repu! C'est juste de la politesse! et l'autre a cru qu'il voulait le gaver...

Voix off: quand je vous disais que y'en a pas un pour comprendre l'autre... engagez quelqu'un. Faites coloc avec un psy tiens. Quoi que y'a pas mal de chance pour que ce soit lui qui saute du balcon au bout d'une semaine.

La porte de la salle de bain claque. "Content? Putain mais il écoute rien..." Deux énervés pour le coup. Et une porte. ça va mal finir pour elle. Inh Kyang rejoint la porte sans douceur, et frappe sa main à plat sur la surface. "Bonne nuit? Quoi tu comptes dormir dans la salle d..." Et oui. Samran vomit. Bravo. Sois fier. Choqué, stoppé dans son élan, il tend l'oreille, et ça continue. La main prête à refrapper qui se pose juste sur la porte. Il ferme les yeux, pose le front à coté et soupire. "Crétin..." murmure pour lui-même. Fallait se douter que ça allait finir comme ça. Il savait qu'il souffrait de ça, mais il n'avait pas cru à ce point et il avait bien sur fallu qu'il abuse , qu'il le pousse dans ses retranchements pour se rendre compte que c'était réel... ça aussi. Qu'est-ce qu'il lui faudrait de plus pour comprendre que Samran était vraiment blindé de séquelles. De SES séquelles. Il était responsable, mais plus que ça. La colère était redescendu d'un coup. Il baisse les yeux sur la poignée... pour ouvrir la porte après un moment d'hésitation.

Le courage il n'en faut pas que pour les choses dangereuses. Bien souvent, c'est celles qui dérangent qui sont plus dures à affronter. Cette vision critique de Samran lui a retourné le ventre dès qu'il l'a entraperçu. Est-ce qu'il est fier de ce qu'il a provoqué? Absolument pas. Il ne lui a pas non plus demander de tout manger d'un coup. Il demande trop. Beaucoup trop. Et ce sera bien de mettre les choses en place au lieu de toujours se le répéter stupidement. Décidément aujourd'hui, il démontre clairement qu'il n'aurait jamais pu être en haut de la hiérarchie. Tout ça le fait bien trop réfléchir et ce n'est pas dans son confort. Il faut qu'il comprenne une bonne fois pour toute que Samran n'aura jamais le même raisonnement qu'un homme normal. Qu'il sera toujours décalé, hors réalité. Que son boulot est la seule chose qu'il gère comme il se doit parce que c'est bourré de protocoles qu'il a appris durant des années mais pour le reste... il sera toujours, comme il le dit lui-même... un handicapé social... rien de péjoratif , juste une dure réalité.

Inh Kyang fait demi tour, va chercher un verre d'eau , et attrape un plaid plié sur le canapé, au passage, et retourne vers la salle de bain, en soupirant... Il entre en silence, pose le plaid sur un tabouret dans un coin, en échange d'une serviette et s'approche de Samran, pour s'accroupir derrière lui et passer sa main sur ses épaules... comme un réconfort, frôlant la cicatrice, qu'il essaie de ne pas regarder pour ne pas se perturber de nouveau. "Excuse-moi... " Il n'y a pas grand chose à dire de plus, concernant tout ce qui vient de se passer. "C'est difficile... de te comprendre. Laisse-moi le temps..." Il attrape le plaid et lui pose sous ses épaules froides, le reculant un peu des toilettes une fois que ses spasmes sont un peu passé et le ferme par devant, lui tendant le verre d'eau, la serviette dans son autre main si besoin. "Pourquoi t'as tout mangé... J't'ai jamais demandé ça..." Il baisse les yeux sur la zone de son ventre et soupir et s'asseyant au sol. Une scène assez pitoyable de ces deux débiles, à moitié détruits, pas foutus de se comprendre ce soir. Inh kyang secoue un peu la tête... "J'voulais juste... " Il marque un temps d'arrêt. Il ignore comment dire ça, mais au fond c'est la vérité. Est-ce qu'il veut qu'il disparaisse de sa vie? Ce serait plus facile non? Non. On ne tue pas son oeuvre. Malsain à souhait et pourtant puissant. Il inspire profondément et après avoir expirer et avaler sa salive, il sort un simple... "J'veux juste pas que tu meurs stupidement..." Ne pas manger. ne pas dormir ou prendre soin de lui. Ne pas se faire accompagner dans des meetings privés dangereux, toutes ces choses qu'il appelle "stupidement". Il l'observe faire et ça le prend aux tripes. Si vulnérables. Qui a foutu cette âme en carton dans un corps aussi solide? Il n'est pas tout maigre, c'est à se demander comment il fait avec sa pathologie pour ne  pas devenir maigrichon... Il arrête deux minutes de réfléchir, il se frappera plus tard pour sa dérive mais la situation .... est...

Son bras se tend, sa main lui entoure la nuque et le rapproche de lui, le prenant contre lui, son autre main glissant dans son dos... Sa joue frôle la tempe du plus jeune. "Excuse-moi..." Une seconde fois. Des fois qu'il n'aurait pas compris. On n'est jamais trop prudent. Machinalement, sa main frotte doucement sa nuque, un geste calme qui lui vient sans réfléchir, pourtant pas dans ses habitudes. Le temps s'arrête de nouveau. Suspendu.





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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyLun 3 Mai - 22:44
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MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003

Vivre dans le passé ne parviendra qu’à te foutre en l’air. On te l’avait déjà dit. Mais t’as vie elle s’était arrêtée dix ans plus tôt. Elle s’était mise sur pause. Et aujourd’hui tout se remettait en marche. Trop vite pour toi. Retrouver Inh Kyang avait été un choc bien plus violent que tu l’avais laissé paraître. Il t’avait replongé dans cette adolescence destructrice. Il t’avais fait oublier tous les efforts et tous les pas en avant. Il détruisait tout sur son passage et toi tu faisais que t’accrocher à ce stupide espoir qu’il puisse te voir un jour autrement que comme le gamin obèse qui lui avait volé la fille qu’il aimait. Tu t’enfermais dans cette cage, dans un enfer que t’avais volontairement choisi. Tu te souvenais de ses lettres, de chacun des mots couchés sur le papier. Il était Sangwit. Et il avait encore prouvé qu’il en valait la peine. Tout était trop compliqué. Cette relation qui n’en n’était pas vraiment une. Tu savais même pas où était ta place. Ce que vous étiez l’un pour l’autre. L’attaque, les grognements, les piques, voire même les insultes, étaient votre mode de communication. Vous vous hurliez souvent dessus. Vous vous tapiez sur les nerfs l’un l’autre. Ce qui était évident, c’était que la douceur n’avait jamais vraiment été dans vos habitudes.

Et ça ne commençait pas aujourd’hui. Encore un fois, il y avait ce mur entre vous. Incapable de vous comprendre. Tu détestais te retrouver si faible. Retrouver ses nausées que tu provoquais volontairement à l’époque. Si tu sombrais à nouveau, t’étais pas sûr de pouvoir t’en sortir. Tu t’étais battu trop fort pour le laisser tout foutre en l’air. Pourtant tu restais là, fragile, assis sur le carrelage, l’estomac et la gorge en feu. C’était douloureux. Physiquement. Psychologiquement. T’allais devoir trouver une solution pour survivre à ses côtés, sans te laisser dévorer par tes démons. Ils étaient tapis dans le noir. Tu sentais leur présence. Ils étaient prêt à t’embarquer dans leur folie. T’étais épuisé. T’avais dépensé tes dernières forces. Tu t’en voulais de te montrer encore si fragile. C’était pas comme ça que t’allais l’impressionner, encore moins lui prouver que t’en valais la peine.

Tu l’entendais même pas entrer dans la salle de bain. Tes cheveux encore humides dissimulaient ton regard perdu. Tu tremblais. De froid ? De fatigue ? De peur ? Un peu des trois. La chaleur de ses doigts te surprenais. Tu sursautais même légèrement. Des excuses ? T’avais dû mal entendre. Tu disais rien. La gorge toujours nouée par la honte. Bien sûr que tu savais que c’était difficile de te comprendre et t’avais arrêté de croire qu’un jour quelqu’un en serait capable. Tu pouvais pas lui en vouloir pour ça. Tu resserrais le plaid autour de tes épaules pour te réchauffer et tu buvais le verre d’eau pour faire disparaître le goût âcre et désagréable dans ta bouche.  « Merci…» Un simple murmure d’une voix brisée par l’épuisement.  « Je sais pas pourquoi j’a fait ça. La moitié des trucs je sais pas pourquoi je les fait…» que tu disais dans un léger rire désespéré.  « Je voulais te montrer que je pouvais le faire pour toi. » C’était raté. Comme tout ce que tu entreprenais et qui n’avait pas de rapport avec ton job.

Il voulait pas que tu meurs ? Et toi ? T’avais envie de mourir ? T’étais jamais certain de la réponse. C’était trop d’émotion pour une seule soirée. Tu perdais totalement pied. T’étais angoissé par tous ces sentiments qui vibraient en toi. T’avais déjà du mal à les gérer un par un. Pas étonnant que tu deviennes dingue après une telle soirée. Tu te crispais alors qu’il t’enlaçait. C’était la première fois qu’on te rassurait. Qu’on te consolait. T’aurais voulu t’abandonner, pleurer, laisser ton cœur déborder, tes barrières céder, tes peines déferler. Ne pas juste te contenter de tout supporter. Pourtant, tu gardais tout en toi, même si ça faisait mal. Tu savais pas comment réagir à ce contact, alors tu bougeais pas, profitant simplement de sa présence et de son corps chaud.  « Je suis désolé moi aussi…» Pour quoi exactement ? Pour avoir été imprudent ? Pour avoir été con ? Pour le coup de coussin ? Pour tout. Tu t’excusais même d’exister. T’étais pris au piège. Tu chutais de trop l’aimer.

Tu sentais son souffle, juste au-dessus de ta tête. Il aurait pu être un fantôme, une chimère. Inh Kang avait tout de l’irréel, la noirceur d’un démon, la lumière qui éclairait son cœur abimé.   « Je suis paumé depuis que t’as refais surface dans ma vie.» Tu suffoquais. Tu te laissais rattraper par tes vices.  « J’ai l’impression d’avoir à nouveau seize ans, d’être revenu au point de départ. Je sais pas… comment faire.» Comment faire pour ne plus l’aimer. Comment faire pour ne plus souffrir de sa présence. De ses absences. Tes journées et tes nuits. Pendant si longtemps il avait composé l’essentiel de ton univers. Puis il t’avait tout arraché. Alors il était devenu les ténèbres qui te rongeaient.  « Je veux pas que tu partes. Je veux pas sentir ce vide encore une fois. Je sais pas. Je sais pas comment te faire rester. Je suis bizarre je le sais très bien. » Il était ce que t’aimais le plus dans ce monde pourri. La personne sans qui tu pouvais déjà plus vivre. Celle pour qui tu ferais n’importe quoi. Il était ton combat. Celui d’une vie. Celui qui changerait tout. Il était ton but, ton objectif. Il était ton avenir et ton passé. Il était ton histoire.  « Je te promets que je vais manger alors pars pas.» Ce n’était pas juste une supplication. C’était un appel à l’aide. Les paupières closes tu te laissais bercer par sa respiration. Alors c’était ça une étreinte ? C’était doux, c’était bon, c’était mille choses à la fois.

Inh Kang il tenait à toi. Mais de la pire des façons. Personne ne devrait jamais endurer ces affections-là. Elles n’étaient faites que de ces vents tumultueux qui vous emportaient loin, toujours plus loin, vous tuant un peu plus à chaque fois. Mais c’était tout ce que tu pouvais avoir et tu préférais subir cet amour à sens unique plutôt que son absence.  « J’en ai marre d’être moi Inh Kyang. J’en ai marre de jamais être assez. D’être le mec incapable de tenir une conversation banale. D’être celui qui comprend jamais rien. Je pourrais jamais te donner ce dont t’as besoin mais laisse moi rester près de toi… s’il te plaît.» Dix ans. Dix ans que cet amour que t’avais essayé d’enterrer ne faisait que te dévorer, te consumer à petit feu. Il avait pris toute la place. T’aurais pu rester dans ses bras pour le reste de ta vie. Un contact rassurant, puissant qui faisait voler en éclat tes ersatz de peur. Tu restais là, sans bouger, à prier un dieu auquel tu croyais pas pour qu’il te lâche pas. Pas encore. S’il te plaît.

Le problème avec lui, c'est que je peux le détester autant que je l'aime.
Et le pire, c'est que je passe d'une émotion à l'autre en un rien de temps




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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMar 4 Mai - 18:52
FT  @Lim Samran & @Yi Inh Kyang
MELODIE D'UNE INSONDABLE COLERE - 003

Il ne sait pas ce qu'il fait et pourquoi il le fait? Beaucoup diraient que le trouble de l'attention dont souffre Samran est très prononcé, mais a-t-il seulement été diagnostiqué pour ça? Il a tellement d'autres soucis, est-ce qu'au moins une seule personne sur cette putain de planète s'est préoccupé de lui en temps qu'humain? Pas en temps que patron. Comment c'est possible d'être si seul? Est-ce qu'il avait pitié de lui? Non. On a pitié des gens qui sont méprisables, mais justement pitoyables... il faut arrêter de se mentir, quand on dit avoir pitié de quelqu'un c'est qu'on a juste pas envie de se faire chier à le détester, à le punir. Le "j'ai pitié de toi" autrefois, ça voulait dire, épargner la vie. A présent qu'on ne peut plus légalement tuer, le "j'ai pitié de toi", sonne davantage comme un "t'es pitoyable, je te laisse en vie, juste pour que tu en souffres parce que personne ne peut aimer une personne comme toi." et ce n'était clairement pas ce que ressentait Inh Kyang. Il ressentait bien des choses mais pas ça. Le monde avait eu pitié de lui en quelque sorte en l'arrêtant avant la fin, assez pitié pour lui faire sentir dix ans de prison la misère qu'il était devenu. A présent, il n'avait plus le temps pour ça.

"T'as rien à me prouver. C'est n'importe quoi. Tu voulais me prouver quoi? Que tu pouvais te faire du mal pour moi? ça je le sais déjà. Ne recommence jamais ça..." Le contact dure et aucun des deux ne semblent enclin à laisser l'emprise étrange qu'ils ont l'un sur l'autre.  « Je suis paumé depuis que t’as refais surface dans ma vie.» "ça date d'avant, et tu le sais, t'as pas eu besoin de moi pour être perdu. Ce qui pose problème c'est que je te le dise. Tu peux pas passer ta vie à te mentir sur ton état, ça va pas te guérir de fuir ce qui se passe dans ton corps." Il sent son souffle sur son cou, ses mains sur lui et pourtant c'est pas plus bizarre que quand il consolait son coloc de cellule qui petait une durite. Faut dire que son coloc avait rien à foutre ici non plus, il avait juste explosé son frère qui le traumatisait depuis des années et ça s'était fini ici. Mais c'était un petit gars tout ce qu'il y a de plus normal. Comme Samran. Quoi que Samran était un peu plus baraqué quand même. On remercie la prison alors pour l'avoir doucement habitué au contact masculin comme une normalité humaine de prendre soin de son prochain. Le coté tactile était un peu plus poussé vu l'absence de fringues, mais ça l'aurait été tout autant avec des fringues mouillées. Est-ce qu'il allait vraiment passer la nuit en serviette? Ouais, faudrait qu'il voit pour lui braquer des fringues si possibles. Il n'avait que quelques centimètres de différence, ça devrait le faire non? "Tu dis vraiment n'importe quoi. Je te signale que t'es le seul qui veut partir. J'ai jamais dit que j'allais partir." Il échappe un léger rire , sa main continuer de caresser doucement la base de ses cheveux pour le calmer. "Tu parles comme un gosse. J'ai pas envie que tu te gaves, je veux juste que t'essaies de garder le contenu de ton estomac... ton corps a pris des réflexes que tu dois combattre. Ce soulagement que tu ressens quand tu vomis... c'est juste que t'as tellement pris cette habitude, qu'il le demande... Je t'aiderai autant que je peux mais tu dois te combattre." Il le recule un peu par l'épaule et lui prend le visage dans les mains. "Tu comprends ce que je te dis...? Je reste, si tu commences à te battre. C'est pas du chantage. Dis moi juste à quoi ça sert que je sois ton garde du corps si c'est pour que tu finisses par mourir de cette obsession? parce que ça en a tué d'autres avant toi. C'était un hasard qu'on se recroise, alors fais en sorte que ce hasard soit bénéfique et je ferai de même. Et sors toi cette putain d'idées qu'elle est mieux que toi. C'est à cause d'elle qu'on en est là ok. Tu peux considérer qu'elle est gentille, mignonne, etc , sauf que pas une seule fois, si elle avait culpabilisé, elle ne m'a appelé à la prison. Et je l'ai toujours pas vu à tes cotés... Perso, ça me suffit, elle est pas digne de mon intérêt. Trouve ça cruel si tu veux, mais ça fait bien longtemps que je l'aime plus."

Ses dernières phrases suffisent à le motiver pour se relever. Il soupire un peu et se desserre de son étreinte. Il le sent qu'il s'affaisse peu à peu. "Et qu'est-ce que t'en sais de ce que j'ai besoin? T'as plein de choses à apprendre..." Un râle d'effort en l'aidant à se relever. Il pose le verre sur le lavabo, rajuste le plaid et tire la chasse d'eau, avant d'ouvrir la petite fenêtre de la salle de bain. Non parce que là dedans ça sent la charogne depuis qu'il a vomi. Cette odeur acide ignoble qui donne aussi l'envie. Donc sans façon. "Si t'arrêtais de vouloir trouver une explication à tout aussi? La plupart des choses que je fais, je les fais juste parce que j'ai envie, ou que ça me passe par la tête. Rien n'est planifié. Appelle ça de l'instinct ou des pulsions, mais tu devrais essayer ça fait du bien. Faire un truc sans réfléchir. C'est pas égoiste, c'est humain. Si tu te stresses à ce point c'est que tu veux tout maitriser comme un robot. Tu maitrises même pas ton vomis."

voix off: Alors ça. Bravo. Quel tact. 150 points à Serpentard dans l'art de passer d'un truc intelligent à un truc dégueulasse! Pour une fois qu'on pensait que t'allais te montrer un peu philosophique, un peu poétique... tu finis par... ça? Après, faut le reconnaitre. C'est cru, mais c'est tellement vrai.

Et encore une fois, on repart dans l'autre sens. Parait que jamais deux sans trois. NON. Cette fois-ci, il va te le séquestrer dans sa chambre, ou l'assommer, aucune idée, mais il va y rester. Y'a que ces gamins de quatre ans là , qui sortent cent trente deux fois de leur chambre entre 19h et 22h du soir avec une excuse différente pour pas dormir. ca marche pas avec Inh Kyang. Une fois ok. mais pas deux, pas trois! Il aurait été tellement un mauvais père. VA TE COUCHER OU JE T'ETOUFFE SOUS TA COUETTE. Ah bah... t'en sors plus de ta chambre, à moins d'avoir des pulsions suicidaires à quatre ans. Abus d'autorité? Mais non. Pé.da.go.gie constructive. Comme pour les moteurs de voitures. Si tu visses bien , y'a pas de fuite. l'éducation c'est pareil. Terrifiant. Toujours est-il que les voilà de nouveau dans la chambre, encore plus épuisé qu'il y a quelques minutes. Autant vous dire que si la meuf de Samran se pointe, Inh Kyang l'encastre. Non, Madame, reste avec le papa de Samran à faire des trucs chelou, c'est pas le moment. Il le recouche dans son lit et rabat la couette, s'asseyant à coté. "Même pas tu penses à te relever, c'est clair? T'es épuisé. C'est pas négociable. M'oblige pas à rester pour te surveiller." Il le regarde faire, s'installer... et soupire clairement en repensant à tout ce qui vient de se passer, regardant un point au pif. "Pourquoi t'es pas une meuf putain..."

Voix off: Attends. Quoi? Oh mais c'est qu'il fait un blocage notre petit taulard? C'est mignonnnn! Qu'est-ce qu'il y a? C'est qu'il a un truc dans le pantalon? Qu'il a pas assez de boobs? Pourtant il a des pecs, t'as pas à te plaindre. Ah c'est pas pareil... c'est vrai. Travestis le? Trop bizarre? Fais comme s'il était une meuf alors? T'as même pas essayé! Comment tu sais si ça va pas te plaire? Tu fais bien des chichis pour rien. T'as affronté une horde de dégénérés notoires en prison et ça, un Samran, ça te met en PLS dans ta tete? Pas que dans ta tete on dirait, ARRETE DE MENTIR. Va falloir faire quelque chose mon ami, parce que la frustration, tu le sais, ça fait faire de vilaines choses.





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Lim Samran
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(#) Sujet: Re: Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang   Mélodie d'une insondable colère ft Inh Kyang EmptyMar 4 Mai - 22:20
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Tu t’attendais pas à autant de tendresse. C’était presque risible que la première personne à te donner un peu de douceur était celle qui t’avait fait le plus de mal. C’était loin de ressembler aux contes de fées que tu lisais. Pas vraiment romantique, la tête dans la cuvette et les fesses sur le carrelage. Y’avait pas de coucher de soleil et d’odeur de fleurs. Non toi tu vivais bien dans la réalité. Celle qui n’était pas toujours très belle. Mais elle était authentique. Tu tremblais, comme à chaque fois qu’il prenait ce ton un peu brusque, un peu autoritaire, un peu dominateur sans doute aussi. Tu tremblais parce que t’aimais quand il s’imposait dans ta tête, dans ton cœur, au milieu de toutes ces choses qui t’agitaient si souvent et qui n’avaient pas vraiment de nom. Il était soudain là, au milieu de la tempête, sa voix résonnant plus fort que toutes tes pensées et tu pouvais enfin lâcher prise.  « J’allais un peu mieux... J’ai jamais mangé comme tout le monde mais j’avais trouvé une routine et t’as débarqué comme un bulldozer même si c’était pas hasard. Et c’est pas un reproche. Juste un constat. Et je préfère ça que... ton absence. Je recommencerais plus. » T’avais plus la force de te battre, de nager à contre courant.  

T’aimais le son de sa voix, tu pourrais l’écouter durant des heures même si tu saisissais pas toutes ses idées. T’ouvrais les yeux, surpris par la chaleur de ses mains contre tes joues. Ça faisait beaucoup de nouveautés que tu savais pas comment accueillir. T’osais pas bouger, t’osais pas parler. Tu restais juste comme un crétin, ton regard accroché au sien comme à une bouée de sauvetage. Inh Kyang il était ton pilier dans la tempête. Ton point d’ancrage. Fallait emmagasiner tous ces mots qu’il balançait avec une facilité déconcertante.  « Tu l’aimes plus ? » Non c’était pas tout ce que t’avais retenu mais c’était ce qui te frappait le plus. Cette questions qui t’avaient si souvent retourné l’estomac. T’aurais pas supporté de les voir ensemble. Pas aujourd’hui. Pas maintenant que t’avais décidé arbitrairement qu’il t’appartenait. Le bon comme le mauvais. Tu prenais tout ce qu’il était, sans condition, aveuglement.  « Je vais faire des efforts... » que tu murmurais comme pour prouver que tu l’avais bien entendu. Tu pouvais plus continuer à ramper, à vivre dans l’ombre de tes peurs et tes cauchemars. Tu voulais voir le monde. Découvrir ce qu’il avait à offrir.

C’était avec difficulté que tu te relevais alors que tu demandais très sérieusement  « T’as besoin de quoi ? » Il avait raison, t’en avais aucune idée. Parce que t’avais aucun instinct. Tu ressentais pas les choses. T’étais juste programmé pour analyser de manière pragmatique les situations. Tu faisais jamais rien sur un coup de tête. Tu savais pas faire. Tu savais pas te laisser porter par tes sentiments. C’était trop dangereux. Ce serait ouvrir la boîte de Pandore.  « Comment... comment on fait ? Pour agir impulsivement ? » Tu croyais encore que y’avait un mode d’emploi à suivre. Personne t’avais jamais appris à juste être un enfant ou un adolescent. T’avais toujours eu des responsabilités et l’interdiction de sortir. Trop gros pour donner une bonne image et ton père il y tenait à son image. Tu te remettais au lit comme un gamin obéissant, presque rassuré une fois sous la couverture.  « Tu peux prendre mes vêtements si tu veux, je vais te montrer. » que tu disais en faisaient semblant de te redresser. Oui tu voulais l’obliger à rester pour te surveiller.  

Mais tu gérais plus vraiment ton niveau de fatigue et tu reposais ta tête sur l’oreiller, incapable de comprendre ses marmonnements.  « T’as dit quoi ? » Tu te sentais partir, attiré par Morphée. T’avais peur de te réveiller et qu’il soit plus là alors tu posais ta main sur son poignet comme pour lui demander de ne pas partir. De ne pas dormir dans ton canapé. Tu voulais qu’il reste ici. T’avais encore des tonnes de question à lui poser mais tu te laissais emporter par l’épuisement. Tu repoussais légèrement la couette pour te tourner, tu dormais toujours sur le ventre. T’avais pas conscience que tu lui exposais à nouveau en pleine face cette cicatrice qui vous liait si intimement. Tu exposais chacun des bleus et chaque trace qui marquaient ton corps. Elles n’étaient pas de lui, elles allaient disparaître et il ne resterait plus que cette trace indélébile qui te faisait souffrir certains jours. Il n’y avait que lui gravé sur ta peau. Depuis dix ans tu lui appartenais. La tête à moitié dans le coussin tu laissais échapper quelques mots avant de t’endormir.  « Tu l’aimes plus mais moi je t’aime toujours. » Tu savais pas pourquoi t’avais ressenti le besoin de le préciser. Inh Kyang il s’en doutait sûrement. Tout en toi hurlait ton addiction à cet homme. T’allais finir par mourir de lui.





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