i may be clumsy but i loved you so much — (sooja)

 

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Message  Sujet: i may be clumsy but i loved you so much — (sooja)     Dim 15 Jan - 4:26

♦♦♦ La certitude qui l'habitait, c'est que tout cela n'était pas le fruit d'un accident.

Le drame s'était passé quelques minutes avant la fermeture  du Marché de Noël, dans l'ivresse festive et hivernale des événements, dans une indifférence générale à en glacer le sang. Le passage à tabac de l'un des trois Présidents, sans que personne ne s'en soit douté l'espace d'un instant ou ait pu accourir juste à temps.

Et le Président des Starchild ne s'en était jamais douté, à dire vrai. Lui qui avait été placé en duo avec sa sœur aînée, sa soeur qu'il s'était constamment attelé à éviter et à laquelle il ne voulait pas s'attacher, il n'aurait jamais pu prédire qu'une telle chose arriverait. Lorsqu'elle disparaissait ou s'éloignait de leur stand, c'était toujours pour revenir les bras chargés d'achats, de la même manière que lui le faisait avec des bonbons ou des boissons qu'il avait sans cesse l'intention de partager avec elle.

Ainsi, aujourd'hui, il comprenait mieux la raison de son absentéisme à la toute fin des réjouissances. Sur le coup, le cadet Han n'avait pas compris pourquoi Soo Yun n'était toujours pas revenue de son temps de pause, et s'était même donné la peine de demander à plusieurs clients s'ils n'avaient pas aperçu sa grande sœur flâner quelque part autour du marché. Il n'avait jamais reçu de réponse positive à ses questions, et ça l'avait inquiété. Au moins rien qu'un peu.

Mais en apprenant la nouvelle, la colère lui avait fait perdre ce sourire si lumineux qui était venu rehausser ses lèvres, et les sentiments négatifs qui l'avaient submergé de surcroît avaient fait répandre cette saveur amère dans sa bouche, comme une traînée de poudre. Sans qu'il ne sache exactement pourquoi, Ja s'était senti hors de lui, ce jour-là. Peut-être parce que la même chose lui était arrivée quelques mois plus tôt, ou peut-être parce qu'il s'agissait de sa sœur. Il ne savait pas trop. Il ne voulait pas y repenser, en fait.

La vague d'agressions qui prenait progressivement d'assaut l'Université commençait très sérieusement à influer sur son moral. Récemment, il se sentait nerveux, sur les nerfs, aux-aguets, un peu secoué par le personnel et les autorités qui en attendaient déjà beaucoup de lui, mais se contentait de rassurer le reste des élèves. La menace de se faire attraper à chaque coin de couloir grandissait au fil des jours, et s'il essayait de ne rien en laisser paraître pour les biens de son métier, Han Ja en était effrayé.

En ce jour, néanmoins, il venait de quitter l'Université d'un pas distrait, et ça n'était que pour une seule et unique raison : celle de rendre visite à sa sœur aînée, directement transférée à l'hôpital de Hyehwa. Un bleuet emballé dans un morceau de cellophane à la main, il ne savait pas trop quoi faire et préparait d'ores et déjà un semblant de discours dans sa tête, mais tout s'embrouillait confusément au fond de ses songes. Devait-il faire un speech ? Lui présenter des excuses ? Déposer sa fleur et s'en aller en courant ? Lui proposer un fast-food ? Non, quand même pas. Tout ça pour dire qu'il ignorait quoi faire et quoi dire, en pensant à celle qui partageait son nom. Le feeling lui rendrait service, c'était du moins ce qu'il espérait.

En passant timidement le pas de la porte, que la jolie réceptionniste lui avait indiqué comme étant la chambre de la blessée, il chercha plusieurs fois du regard la présence d'une tête blonde dans un lit de malade, mais comprit bientôt qu'elle demeurait allongée, voire probablement endormie. Il ne savait pas trop, au final, et ne désirait pas prendre le risque de la réveiller. À la place, il s'installa calmement à côté d'elle, serrant entre ses petites mains la seule et unique fleur qu'il avait cru bon de prendre pour elle. En contemplant longuement son éclat, il patienta, les lèvres retroussées alors qu'il murmurait doucement comme pour lui-même. « Tu es de ma famille, et on n'oublie jamais vraiment les membres de sa famille, pas vrai ? Enfin... Je crois. Oui, c'est même sûr. C'est important. » Elle devait sûrement dormir, après tout. Il savait qu'il déballait n'importe quoi, mais c'était ce qu'il avait sur le cœur.

◊◊◊



(sinja) and when i kiss the moon...

Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: i may be clumsy but i loved you so much — (sooja)     Lun 16 Jan - 12:16

♦♦♦ elle n'avait plus envie de dormir.
quand soo yun était petite, elle restait parfois les yeux grands ouverts le soir, dans son lit. et si certains disaient qu'elle voulait simplement contempler son ciel étoilé, sa conscience connaissait les vraies raisons de ses insomnies. combien de fois, madame han s'était jetée à son cou ? la ruant de baffes ou coups de poings simplement que ce qu'elle était en crise.
où juste parce qu'elle avait un nœud dans les cheveux. et que c'était forcément la faute de la plus jeune, de toute manière en tant que fille, sa génitrice lui avait bien appris qu'elle serait toujours fautive.

ainsi, elle avait beau l'aimer plus de que raison, posséder cette admiration aussi incompréhensible que malsaine, elle avait appris à ne plus fermer les yeux pour attendre ces punitions qu'elle ne méritait pas.

soo yun n'avait plus envie de dormir.
et ne voulait plus jamais avoir à fermer les yeux.

car son sommeil ne serait plus aussi paisible que par le passé récent, elle avait retrouvé la crainte de se laisser aller dans les bras de morphée. et refusait de vivre à nouveau dans cette peur pour enfant. où dans cette incertitude constante qui lui faisait regarder son épaule à chaque pas qu'elle faisait.

la président ne sortait plus de la chambre, elle l'avait fait une fois, il y a deux jours, parce que les médecins le lui avaient ordonné. il fallait qu'elle marche, alors elle avait marché ; et plus jamais elle ne le ferait. chaque geste d'inconnu éveillait des frissons d'horreur qu'elle haïssait plus qu'elle ne se détestait elle-même de s'être faite surprendre de la sorte. et chaque bruit du couloir résonnaient dans son crâne lui rappelait sans cesse un son de se soir-là.

elle maudissait la terre entière
de la rendre si faible.

et malgré sa résolution à ne plus dormir, les médicaments la forçait sans cesse à fermer les yeux et à tomber dans un immense trou noir où ses sens étaient continuellement provoqués. ses tympans la rendait sourde de sa douleur, de par une migraine si intense qu'elle n'aurait pas été surprise de voir du sang couler de ses oreilles. son corps brûlait comme si on la plongeait dans un bain d'acide. elle n'avait jamais essayé, mais s'imaginait parfaitement ce mal lors de ce procédé.
et la présidente détestait encore plus d'avoir à dormir; on l'obligeait à se reposer, alors que pour passer à autre chose, il aurait fallu l'occuper, pas l'assommer.

quand elle dormait, soo yun rêvait parfois. ou se souvenait plutôt ; de sa mère, de son ancien beau-père, de min ho, de son agression. elle se souvient du cri du petit garçon, du rouge sur le blanc, de l'arme sur sa trempe. et elle s'agite, comme à gémir, transpire. c'était un enchaînement qui la crispait et amenait des perles à la bordure de ses yeux. et elle se réveillait en hurlant, en tremblant, dans un sursaut qui réveillait aussi toutes les douleurs de son corps, toutes les blessures de sa peau.

les mains serrées à sa taille, le corps encore secoué de spammes, elle ramenait les genoux à sa poitrine et se cachait le visage. secouée comme jamais, elle ne voyait même la présence à ses côtés. comme toujours prisonnière des images qu'elle vivait les yeux fermés.

elle revoit tout, repense à tout.
soo yun ne veut plus jamais dormir.

◊◊◊



MON JANOUILLE a écrit:
ON A TOUS LES DROITS
SURTOUT CELUI D'AIMER SY

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Message  Sujet: Re: i may be clumsy but i loved you so much — (sooja)     Jeu 2 Fév - 23:14

♦♦♦ Puis, subitement, des gémissements saccadés s'élevèrent creusement dans la pièce blafarde, comme hantés par des spectres dont Ja ignorait la nature. Ils firent bien vite de se muer en des plaintes désespérées ; en même temps que les gestes hasardeux et les agitations presque perturbées que la blessée effectuait, dans le sommeil aussi lourd que lucide qu'elle semblait difficilement éprouver. Cette vision, plus que soudaine et inattendue, arracha un frisson d'horreur au nouveau venu, qui eut la réaction spontanée de sursauter un instant et de s'éloigner instinctivement sur le côté. Que se passait-il ? Faisait-elle un début de crise de panique ? À tout hasard, était-ce lui qui provoquait ça ? Quelque part, c'était comme s'il redoutait que sa présence soit la cause de cet inquiétant état second, dans lequel la Présidente qu'il croyait bel et bien endormie venait tout à coup de s'immerger. « S... Soo Yun ? » Murmura le cadet Han d'un ton bordé d'hésitation, et pour ainsi dire, de panique vainement dissimulée. « Soo Yun, qu'est-ce qu'il se passe ? Soo Yun... ? » D'ordinaire, il n'avait pas pour habitude de perdre ses moyens ou de se laisser progressivement ronger par le regret. C'était de Han Ja dont on parlait, après tout. Mais la souffrance que lui offrait sa sœur, exténuée, transpirante et probablement atteinte d'un grand mal-être, le laissait cette fois-ci déstabilisé et immensément confus. Aussi longtemps avait-il tenté de la renier et de l'éviter à tout prix, sur le moment, il sentait qu'il ne parviendrait plus à se mentir à lui-même. Ce n'était pas possible. Pas maintenant. Et tout cela l'inquiétait, sans doute plus que de raison. Cette agression-surprise, ces enquêtes qui fardaient sans aucun doute chacun des couloir de l'Université, ce mystère toujours irrésolu et cette vulnérabilité qui enveloppait désormais la si prestigieuse Présidente des Firestone. La voir dans un tel état en était presque effrayant. Comme si, du jour au lendemain, la carapace si dure et si rigide de Han Soo Yun s'était brisée, pour ne la mettre qu'à nu et dévoiler ses plus grands points faibles.

Crispé, le Président se mordit la lèvre jusqu'au sang en voyant la blessée se replier sur elle-même, celle-ci sanglotant tandis que des spasmes la traversaient le long de son corps. Que pouvait-il faire ? Appeler du secours ? Aller chercher une infirmière ? Il en ressentait le besoin imminent, mais ses jambes refusaient tout simplement de bouger d'elles-mêmes. C'était insupportable d'être aussi impuissant, il s'en rendait compte. Il l'avait été une première fois au Marché de Noël, là où tout a basculé pour la Firestone, et l'était dès à présent de nouveau en ne pouvant que contempler la détresse de sa soi-disant grande sœur. Et tout ça, toute cette manie de ne guère pouvoir changer ne serait-ce qu'un semblant des choses, ce n'était pas ce qu'il voulait. Loin de là.

Prenant une grande inspiration, Ja finit néanmoins par détendre ses muscles de lui-même. Il déglutit bruyamment, peut-être bien d'appréhension ou de peur, il ne savait pas. Mais même les plus courageux ressentaient un jour ou l'autre la peur. Lorsqu'il daigna s'avancer de quelques pas près de la jeune femme recroquevillée sur elle-même, il eut l'impression d'entrevoir un étrange sentiment au creux de ses paumes, comme si elle menaçait à tout instant de se briser. Se réduirait-elle en mille morceaux, s'il prenait le risque osé de la toucher ? Avoir peur, sans doute était-ce normal. Oser était au contraire une de ses définitions du courage. Le bleuet déposé à la volée sur la table de chevet, le Président ne voulut qu'écouter son instinct et s'approcha mieux encore, à seulement quelques mètres de Soo Yun.

Il ne savait pas ce qu'il faisait. Il ignorait avec un dédain sous-jacent ce dont elle avait besoin pour que son esprit soit en paix et qu'elle se rétablisse vite. Alors, en posant aussi furtivement que délicatement ses fines mains sur les épaules effondrées de la jeune femme, il s'autorisa à s'asseoir sur la couche diaphane de son lit, lui aussi, redressant dans une douceur mesurée le corps de la blessée. Dans la forme la plus pure de sa nature tactile, il glissa le plus lentement possible ses mains rassurantes le long de ses bras, bras qu'il sentait d'ores et déjà flageolants sous le grain de sa peau. Ses doigts finirent enfin par chuter jusqu'à ses poignets, que le jeune homme s'attela à prendre en coupe de ses phalanges aimantes. Comme si, de part son toucher, il espérait pouvoir l'apaiser. La calmer, le temps d'un instant. Atténuer ses peurs les plus intimes, et lui signifier qu'il était là, dorénavant. Qu'il ne partirait pas, si elle ressentait le besoin de se changer les idées ou d'avoir quelqu'un à qui parler. « Soo Yun ? C'est moi, ton frère. Ton frère Han Ja. Je suis à tes côtés, maintenant, et je ne te lâcherai pas. » Non. Même si elle lui demandait de s'en aller, il ne le ferait pas. N'était-il pas têtu et borné, lorsqu'il le voulait ? « Concentre-toi sur ma voix, Soo Yun, et regarde-moi... Regarde-moi dans les yeux, au moins une fois. Fais-le pour moi, mais aussi pour toi. Soo Yun. Soo Yun. » Réitéra-t-il inlassablement, d'une voix qui se voulait douce et posée, grave et chaude dans la plus suave de ses nuances, mais qui résonnait intérieurement dans des échos torturés et implorants.

◊◊◊



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Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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